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Si vous écoutez la radio et que vous vous intéressez à l’actualité de la gastronomie, vous connaissez probablement l’émission « On va déguster »,  dans laquelle, en compagnie d’Elvira Masson et Dominique Hutin, François-Régis Gaudry reçoit chaque semaine des pâtissiers, des chefs, des artisans de bouche, des producteurs autour d’un thème gourmand.

Dans une vie idéale je trouverais le temps d’écouter tous les podcast de toutes les émissions qu’on m’a recommandées un jour mais pour le moment, et même si je regarde très peu la télé, ça passe à la trappe.

Heureusement de l’émission est née l’idée d’un livre du même titre qui combine recettes, portraits, découverte de produits et de terroirs dans un inventaire à la fois utile et futile, décalé et plein d’idées, le tout copieusement illustré.

Comme j’avais bien du mal à choisir quelques pages seulement et étant donné que ce blog rime plus avec desserts et chocolat qu’avec tripaille et cochonailles, j’ai pris le parti de partager quelques découvertes sucrés de cet ouvrage.

Ainsi on apprend tout sur la madeleine (ses origines, l’explication concernant sa bosse et la recette du chef du Blé sucré), on part à la découverte des variétés de citron en compagnie de deux agrumiculteurs, on révise le B.A.ba du baba, on salive devant la recette des cannoli croustillants farcis de brousse aux citrons confits, on rêve de plonger sa cuillère dans la pâte de praliné et ses multiples déclinaisons présentées par Yann Brys, on s’envole en Italie en parcourant le pays de douceur en douceur, on compte les points dans le match des clafoutis opposant le moelleux, le classique, l’exotique, on s’autocensure en lisant les proportions du gâteau au chocolat l’Assassin (mais bientôt on cèdera )), on se demande si le cheesecake est vraiment américain.

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Parmi la liste des 10 pâtisseries parisiennes à goûter avant de mourir, j’ai  coché (et testé) le mont blanc d’Angelina (que je préfère dans sa déclination cassis/marron), la tarte au citron de Jacques Genin, le Paris Brest de Philippe Contecini et l’Ispahan de Pierre Hermé.

Je sais bien que la plupart des auteurs de ce livre sont parisiens mais s’il y a une seconde édition, une sélection en dehors de Paris , étant donné tous les très talentueux pâtissiers qui existent partout en France, ce serait bien (je me porte volontaire pour rédiger cet article )).

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En dehors des desserts, j’apprécie toutes les pages croisant culture et gastronomie qu’il s’agisse des cocktails de légende dans les livres, au cinéma ou dans les séries (à chaque fois, la recette est donnée), des petits plats à l’écran, du rapport de Claude Chabrol et de George Sand à la gastronomie ou des recettes dans la littérature.

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Et puis cet ouvrage  donne aussi envie de voyager avec ses photos de caïpirinha et de feijoada, son tour du monde des sandwich, ses 7 adresses spécial pizza à Naples par exemple.

Bref si le format de On va déguster m’a un peu dérouté au départ (difficile à caser dans une bibliothèque), il se déguste lentement, dans le désordre, selon ses envies et ses goûts, il s’offre ou se partage et on y revient avec appétit !

 

Le week-end dernier, pour marquer mon changement de dizaine (j’ai failli écrire « fêter »)), il m’a fait un très joli cadeau, il m’a emmené à Turin. Comme c’était probablement le dernier week-end à deux pour un bon moment, on a d’autant plus apprécié.

Heureusement que je n’ai pas écouté les grincheux qui écrivaient sur Twitter que la ville est triste, que le musée du Cinéma ne vaut pas celui de Lyon (chauvisnime ou snobisme culturel qui consiste à considérer que pour qu’une chose ait de la valeur elle doit forcément s’adresser seulement à un petit nombre de personnes ?) je serais passée à côté d’une ville beaucoup moins touristique que Rome ou Venise mais qui vaut largement le détour (et assez riche pour y retourner plusieurs fois).

A 4 heures en train de Lyon, Turin est entourée de montagnes qu’on aperçoit à l’horizon de certaines rues et qui rosissent le soir venu. Les illuminations de Noël étaient déjà installées et les vitrines des boutiques étaient dans le même ton. Pas sûre que l’avalanche de guirlandes scintillantes sur certaines façades soit très écolos mais il faut bien avouer que la magie a opéré.

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Avant même de vous montrer certains quartiers de Turin, je voulais vous dire que dans cette ville j’ai aimé les immenses places (Bellecour a côté c’est de gnognotte)) aussi belles sous le soleil qu’éclairées quand la nuit tombe, les jardins et en particulier le giardini cavour qui a un charme particulier le soir, les arcades et les devantures qu’elles abritent (au cachet un peu désuet pour certaines), les façades des bâtisses jamais identiques, ce goût pour le café pris en terrasse ou à l’intérieur et qui m’a semblé encore plus marqué qu’à Paris, les passages, les nombreuses librairies, les rues piétonnes si agréables pour flâner le nez en l’air.

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Impossible de passer sous silence le fait que Turin pour quelqu’un qui aime la bonne bouffe et qui considère la cuisine italienne comme la meilleure du monde, est affolante. Que de traiteurs, de pâtisseries, de boulangeries, de bars à vins, de restaurants…j’ai passé une bonne partie de mon temps le nez collé aux vitrines gourmandes.

Malgré mon piètre niveau en italien (j’en viens à regretter de ne pas l’avoir appris au lycée tant j’aime ses sonorités), je n’ai pu que constater la gentillesse des Turinois, de ce Monsieur d’un certain âge très classe qui m’a fait répéter le nom d’une rue, a corrigé mon accent puis m’a indiqué le chemin dans un français impeccable aux commerçants et restaurateurs que nous avons pu côtoyer. Peut-être parce que la ville est de taille moyenne, peut-être parce qu’elle est assez peu touristique (en tous cas à cette période de l’année), les gens m’ont paru moins speed qu’à Rome et plus disponibles, à l’écoute.

Et puis j’ai aimé ces détails singuliers ou insolites : ce défilé de voitures Fiat, ce magasin assez kitch de petits parapluies, ce groupe de propriétaires de lévriers croisés à un feu, ces petites camionnettes qui s’occupent des poubelles, ces gardes en habit faisant une pause devant un gianduiotti géant et ces pèse-personnes posés sous les arcades (avant un resto ? ).

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Et vous Turin, vous connaissez ?

Fin Septembre, je suis partie en Bourgogne dans le cadre d’un blogtrip et pendant ce week-end, j’ai passé une journée dans le Château de Couches dit aussi Château de Marguerite de Bourgogne. Ce dernier n’est pas très loin de Beaune et pour y arriver, le trajet est particulièrement agréable. On longe en voiture le canal de Bourgogne et la véloroute (réservée aux piétons et aux véhicules non motorisés) où je retournerais bien me promener un jour.

Le Château fort médiéval planté sur un piton rocheux et le site ont connu plusieurs phases de construction s’étalant du XI° au XIX°. Les propriétaires habitent l’ancien logis (où étaient les cuisines) depuis 5 ans et ouvrent leurs portes une grande partie de l’année aux bourguignons comme aux touristes à travers de nombreuses activités.

J’ai commencé par faire le tour des propriétaires comme on dit, allant d’un bâtiment à un autre, comparant les points de vue sur la campagne verdoyante, poussant la porte menant aux jardins et imaginant à quoi pouvait ressembler la vie ici jadis (la place du château n’était pas vraiment au Moyen âge le meilleur endroit où se détendre sur une chaise longue ou faire une partie de Molkky puisqu’on y pendait, noyait, décapitait ou torturait un certain nombre de personnes).

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Vivre dans un Donjon …c’est difficile

Après avoir flâné aux extérieurs du château, j’ai intégré une des visites guidées et pu constater assez vite que la vie dans un Donjon au Moyen-âge n’était pas tous les jours très drôle. Saviez vous que le Seigneur et sa Dame faisaient chambre ou plutôt pièce à part (la même pièce faisant office de chambre, salle à manger, salle d’eau, chambre d’enfant), le Seigneur occupant l’étage au dessus pour pouvoir recevoir tranquillement ses maitresses (mais sans grande classe puisque sa femme pouvait les voir passer dans les escaliers en colimaçon). Imaginez une pièce plutôt petite et quatre murs comme limites d’un univers (sans bon roman pour s’évader, série télé avec 5 saisons ou Instagram pour savoir ce que font vos copines ni même soirée mojito).

Après avoir gravi les différents étages du Donjon, j’ai visité l’endroit qui faisait office de tribunal (et appris qu’une armure au complet pesait pas moins de 30 kg, pas commode commode pour se déplacer et se battre), vu d’en haut les oubliettes, descendu dans les souterrains et entendu les différentes versions concernant l’histoire de Marguerite de Couches.

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Les fantastic picnic

Passons aux choses sérieuses après avoir visité le donjon, la chapelle et les souterrains, il était temps de passer à table. Ce week-end là (25/26/27 septembre), le Château de Couches accueillait le public dans le cadre de la manifestation Les Fantastic Picnic. Celle-ci s’inscrivait dans la fête de la gastronomie et fêtait déjà sa cinquième édition. 52 prestataires proposaient des programmes variés du vendredi au dimanche un peu partout en Bourgogne.

Picnics nature (dans un verger, jardin, sur un marché de producteurs..), Picnics découverte (visite thématique, rallyes, randonnées…), Picnics tradition pour découvrir des recettes traditionnelles dans des châteaux ou hauts lieux bourguignons (l’Abbaye de Cluny en nocturne par exemple), Picnics Vin et gastronomie (dans le vignoble à Chamiray ou à l’or des valois avec des rendez vous autour de la truffe), le choix ne manquait pas.

Au sein du Château de Couches, plusieurs formules étaient possibles : vous pouviez venir avec votre propre pique-nique et déjeuner dans ce cadre magnifique ou opter pour les planches mettant à l’honneur les légumes oubliés.

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Pour ma part, j’ai été conviée au Picnic chic préparé par le chef Christophe Ledru qui dirige les cuisines du restaurant gastronomique Le clos du Cèdre à Beaune. J’ai déjeuné en compagnie de Patricia Poelaert, propriétaire du château, de son mari, un bon vivant dont une des activités est de produire la cuvée Blason de Vair qui a accompagné notre délicieux déjeuner et avec Christine du blog Maman Voyage.

Je ne suis pas certaine d’avoir la même notion que le chef du terme Pique-nique. Tout était si joliment dressé, tout était si harmonieux (et oui j’ai mis deux photos du dessert très parfumé et d’une légèreté parfaite, il méritait bien ça).

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fantastic picnic 27Bouet de pois cassés, citron et coriandre

fantastic picnic 28Tortillas  façon arboulastre, condiment piquillos et panis

fantastic picnic 29accord inattendu à l’eau de rose
orange et pain d’épices, glace au yaourt

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Le château de Couches ce n’est pas que pour les adultes

Si vous avez envie de jouer au châtelain ou à la châtelaine (à chacun ses fantasmes), le temps d’un week-end, sachez que le Château de Couches propose trois chambres d’hôtes dont un appartement avec deux chambres pour les familles.

Ça tombe bien ce lieu a une programmation assez dingue pour les enfants tout au long de l’année. Fabrication d’objets médiévaux, atelier tonneau (apprendre à cercler un tonneau), anniversaire goûter en costume d’époque dans la salle du Seigneur, jeu numérique sur tablette à partir de 12 ans pour découvrir le château y compris les endroits qui l’on ne voit pas pendant la visite, vendanges des farfadais, animations pour Noël…

Les adultes ne sont pas en reste avec des découvertes œnologiques, des randonnées à pied ou à vélo à partir du Château par exemple. Bref mille et une raisons de revenir.

 

Merci aux propriétaires du Château pour leur accueil chaleureux et
à l’Office du Tourisme de Bourgogne pour cette invitation
.

 

Découvrir des glaces Movenpick lors d’un déjeuner dans un des plus bels hôtels de Lyon, ça n’arrive pas tous les jours (en tous cas pas à moi ) alors quand j’ai reçu cette invitation, j’ai saisi cette belle occasion. La Cour des Loges est un hôtel qui, par son architecture et sa décoration, donne l’impression d’être transportée à l’époque de la Renaissance. Une petite balade digestive dans les ruelles, les cours et les traboules du Vieux Lyon et vous oubliez carrément à quoi ressemblent habituellement vos mercredis. Bref, après m’être extasiée intérieurement sur la beauté de la cour intérieure où se trouve la salle de restaurant, j’ai fait l’expérience d’un déjeuner élaboré par le chef étoilé Anthony Bonnet avec comme produit star, la glace Movenpick.

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J’étais vraiment curieuse de voir comment le chef allait marier des glaces sucrées autrement que dans un trou normand ou un dessert et le défi a été relevé haut la main. En entrée, j’ai dégusté une coquille Saint Jacques, sorbet mangue, fromage frais et croquant fruit et légumes. C’était très frais et délicieux. J’ai un peu plus cherché la glace dans le suprême de volaille, velouté de petits pois et asperges, rafraîchi d’oranges, la glace étant présente dans la sauce …cela étant dit c’était très fin. Si je vous dis que c’est le dessert qui a fait le plus briller mes yeux, je suis absolument prévisible non ?  Vous résisteriez vous à une mousse chaude de chocolat servie avec une glace noix et sirop d’érable ? (avec des morceaux bien croquants comme j’aime dans la glace).

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A ce stade du déjeuner j’avais très envie de trouver une boutique Movenpick pour ramener un ou deux bacs à la maison. Hélas, trois fois hélas, aucun point de ravitaillement lyonnais ni même ailleurs en France, les glaces Movenpick n’étant servies jusqu’à présent que dans les restaurants. Le bruit courut alors qu’une boutique allait ouvrir fin avril à Paris dans le Marais. Si vous avez l’occasion de vous y rendre, je vous conseille très très vivement de goûter le nouveau parfum 2014 : le sorbet aux oranges du Brésil et crème glacée aux épices. Petits cris de bonheur garantis !

sorbetEt si vous habitez à Lyon, sachez que vous pourrez déguster les glaces Movenpick à l’occasion de la Movenpick Week qui aura lieu du 2 juin au 6 juin 2014. Pendant cette semaine, des chefs lyonnais dont Alban Vehi (Les Trois Maries), Fabrice Bonnot (Cuisines et dépendances), Katsumi Ishida (En Mai Fais ce qu’il te plait) vous prouveront qu’il y a une vie pour la glace en dehors du cornet : )

C’était ma pause sucrée de la semaine et la vôtre ?

Une tarte au citron meringuée avec Les Petites Canailles

Des crêpes en Bretagne avec Ma’

Un gâteau au yaourt à la manière d’Evelyne avec L’Instinct des thés

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Je ne savais pas trop comment raconter ce que j’ai vu du festival Omnivore consacré à la gastronomie et qui se tenait à Paris du 16 au 18 mars sans que cela soit ennuyeux quand j’ai repensé à mes vieux billets glop/pas glop. Je renoue donc avec l’exercice pour un condensé très condensé des scènes sucrées (c’était orthographié sucré mais je dois être réac, les fautes d’orthographe ça me pique les yeux) auxquelles j’ai pu assister :

Pas glop : en arrivant à Paris, très enthousiaste, j’ai décidé de rejoindre à pied la ligne de métro que je devais emprunter. J’étais partie de Lyon avec un beau ciel bleu et une température très douce….deux heures plus tard, je me caillais même avec mon manteau et les nuages gris entouraient les tours de cette chère BNF où j’ai travaillé.

Glop : à cause du nuage de pollution, le métro était gratuit

Pas glop : j’ai oublié combien le métro lyonnais est minuscule par rapport au métro parisien..Ici on s’avale des kilomètres de couloir, d’escaliers …avec une valise à porter

Pas glop : j’avais bien regardé le plan au moins 10 fois, ça paraissait simple mais en sortant de la bouche de métro, impossible de savoir dans quel sens partir pour rejoindre le Palais de la Mutualité où se tenait le festival Omnivore

Glop : heureusement je suis tombée sur une femme super sympa (ou juste normale peut-être) et à l’accent espagnol très prononcé qui m’a indiqué la bonne direction et les rues à emprunter…tout ça avec un grand sourire.

Pas glop : je me suis trompée d’accueil….la nana derrière la vitre de son guichet m’a demandé « vous êtes qui ? un chef ? une journaliste ? une VIP » … »Chocoladdict ma grande, l’unique la seule »…Non en vrai je lui ai dit que je n’étais « rien….de tout ça » et j’ai compris que je n’étais pas entrée au bon endroit

Pas glop : les e-billets que j’avais imprimés ne passaient pas

Glop : sans aucun souci, le responsable de la billetterie a émis mon pass ….pas besoin de stresser en somme et j’ai même pu poser ma valise au vestiaire.

Pas glop : déception j’ai raté Claire Damon qui ouvrait les scènes sucrées de la matinée du lundi. J’ai entendu beaucoup de bien de ses gâteaux (Des gâteaux et du Pain, il faut vraiment que je teste une de ses adresses) et de ses viennoiseries, elle a l’air sympathique et les femmes pâtissières ne sont pas si nombreuses…bref dommage. Pour ceux et celles qui se demandent en quoi consistaient les scènes sucrées, il s’agissait de démonstration autour d’une recette (oubliez l’idée de la refaire chez vous, la plupart du temps c’était juste un morceau de recette) et d’un échange sur le parcours, l’inspiration, les créations entre les chefs pâtissiers sur l’estrade et la journaliste qui les interrogeait (et qui ne devait pas être particulièrement gourmande, tout ce qui lui passait devant les yeux n’avait l’air de lui faire ni chaud ni froid alors que je bavais, nous bavions dans le public….le secret de la minceur sans doute).

 Pas glop : les scènes sucrées n’étant pas aussi prestigieuses que les scènes salées, elles se tenaient dans une petite salle vite archicomble (alors que les « stars » du festival étaient dans une immense salle)…du coup être debout en ayant payé 40 euros, pas très glop.

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Glop : les sphères mandarine/marron de Yannick Tranchant (du restaurant Neva Cuisine à Paris ) et le finger fraise-citron de Thierry Bamas (MOF pâtissier dont la boutique est à Anglet et s’appelle la Pâtisserie Thierry Bamas tout simplement ) étaient très appétissants

Glop : j’ai fait la connaissance des frères Folmer qui ont un restaurant en Belgique (Couvert Couvert) et le moment qu’ils ont passé sur scène a été vraiment savoureux. D’abord ils ont tenu à ce que le public goûte plein de choses et ont fait passer tout ce qu’ils ont pu. Ensuite ils n’ont pas la langue dans leur poche, ont un côté décalé plutôt marrant et puis j’ai aimé leur humilité. Leur crédo : servir du ultra ultra frais avec des produits de saison, expérimenter sans se dire pour autant des créateurs.

Pas glop : les scènes sucrées se finissant dramatiquement tôt, je suis allée faire un tour à ce qui s’appelle le Village et qui était surtout destiné aux professionnels. Chouette une dégustation gratuite de glaces Movenpick …ou plutôt un dé de glace. Bon ok on prend toujours soin de sa ligne c’est ça ? )

Glop : information capitale : j’ai croisé Clothide Dusoulier aux toilettes…mais si la fille qui signe la rubrique Beau et bon dans le magazine Elle à table

Glop : autre information capitale :  j’ai croisé Sébastien Demorand en descendant vers les scènes salées …oui oui je suis un peu midinette parfois : )

Glop : le programme des scènes sucrées du mardi matin me paraissait sympathique et je suis arrivée assez en avance pour avoir une place assise tout devant

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Glop : c’est Nicolas Bernardé qui a ouvert le bal, son cake orange-chocolat-noisettes et sa ganache fumée titillait les papilles. Il a une boutique Gourmandises à Garennes Colombes, ce qui ne m’arrange pas, déjà que j’ai du mal à tester les pâtisseries dans Paris mais j’espère un jour pouvoir y mettre les pieds et goûter ses douceurs.

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Glop : Le citron givré à l’azote de Laurent Jeannin (chef pâtissier du restaurant de l’Hôtel Bristol, l’Epicure…sur le site on ne voit qu’Eric Fréchon, dommage non ? ) a eu un succès fou…Il faut dire que sa façon d’aller jusqu’au bout de ses idées (il a reconstitué un citron avec ses différentes strates dans un dessert,) sa technicité et sa passion participent à son charisme. Il a enchaîné sa démonstration avec une séance de dédicaces de son livre Pâtisseries au fil des jours (magnifique) et à chaque fois il prenait le temps d’échanger et de faire une dédicace personnalisée et dessinée. C’était assez drôle de voir toutes ses filles et femmes voulant absolument poser avec lui à la fin de la scène sucrée ….je crois que les pâtissiers ont un succès certain auprès de la gente féminine ! (et les chefs cuisiniers aussi peut-être).

Glop : L’invité suivant était Thierry Mulhaupt qui travaille en Alsace et a deux boutiques, une à Strasbourg et une à Colmar. Son intervention, au delà de la recette, était assez inattendue, originale car il a une approche « totale » de la dégustation, associant musique et pâtisserie, couleurs d’un gâteau et couleur d’un vin pour l’accompagner. Il a une sensibilité artistique très forte et est plutôt atypique, il me semble, dans la profession.

Pas glop : sa tarte agrumes thé vert matcha n’a pas été goûtée…

Pas glop : les photos avec un vrai appareil photo ça change tout quand même )

C’était ma pause sucrée de la semaine et la vôtre ?

Un gâteau aux noix chez Ma’

Des mini quatre-quarts chez l’Instinct des thés

Une mousse chocolat caramel chez Les Petites Canailles

 

 

Se glisser pendant une année dans les cuisines du restaurant de Michel Bras et assister à la passation entre père et fils c’est à quoi nous invite le film Entre les bras dont j’avais loupé la sortie sur grand écran en mars 2012 et que j’ai pu découvrir en DVD avec quelques bonus dont une interview du réalisateur Paul Lacoste et un grand nombre de scènes coupées.

Les deux hommes ont été filmés 150 heures, réduites à 6 heures au bout de quatre mois de montage puis à 1h30 de film. La première surprise est l’absence, dans un tel contexte source inévitable de tensions, de crises. Parfois l’un et l’autre s’asticotent (comme dans cette scène de marché nocturne), parfois les regards et les silences laissent filtrer un mécontentement mais s’ils ne sont pas d’accord sur tout, le ton ne monte jamais, les portes ne claquent pas. Le fait que Sébastien Bras est en cuisine avec son père depuis 15 ans déjà est peut-être un début d’explication.

Le fils Bras a-t-il vraiment choisi cette voie? sa femme Véronique interrogée à ce sujet, balaie rapidement la question et affirme que cela s’est imposé à lui comme une évidence. Les choses n’en sont pas forcément plus simples : le père est à la fois allié et obstacle comme le rappelle Paul Lacoste, il continue à être très présent aux jardins du restaurant ou dans les cuisines et on a du mal à l’imaginer réellement à la retraite tant il est passionné.

Entre les Bras nous emmène sur le plateau de l’Aubrac où le restaurant est planté au milieu de nulle part. Ce paysage très atypique de l’Aveyron que j’ai découvert pour la première fois est filmé avec une poésie que l’on retrouve dans toutes les séquences de cuisine, quand la caméra quitte les visages pour se concentrer sur les assiettes et les gestes si précis, techniques. C’est tellement beau qu’on en redemanderait encore.

Les Bras ont aussi un restaurant au Japon où se joue l’une des scènes les plus symboliques du film quand les deux hommes se retrouvent seuls en cuisine et que le père goûte un plat créé par le fils. L’attention de l’un, les conseils de l’autre, soudain les frontières entre disciple et maître se brouillent…

Lors de la fête des vendanges, Michel Troisgros, interrogé sur la passation, répond que Sébastien ne pourra s’épanouir qu’une fois qu’il sera vraiment seul aux commandes. Dans la dernière séquence du film, ce dernier présente ses nouveaux plats (à la presse? ), on a le sentiment qu’il a réussi à s’exprimer malgré tout ce poids qui pèse sur ses épaules.

Est-ce cette habitude des voix off qui surlignent ce que l’on voit déjà à l’écran dans certaines émissions depuis de nombreuses années mais j’aurais aimé parfois un peu plus de légendes, d’explications.

Entre les Bras est un documentaire sur la passation et entraîne forcément des questionnements personnelles sur nos choix professionnels par rapport à l’héritage familial mais c’est aussi un beau portrait d’artistes à l’incroyable créativité qui dressent leur  assiette par touches de couleur comme s’ils peignaient un tableau sous les yeux du spectateur.

 

Crédits photos : cinema guild

Edit : si vous avez un moment, jetez un oeil aux photos panoramiques du plateau de l’Aubrac prises par Arnaud Millot ..attention le visionnage de ces photos peut avoir comme conséquence une forte envie  d’aller se balader là-bas.

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