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films d’amour

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Before Sunrise

Le jour où je n’irai plus voir de films d’amour, je crois que je serais devenue très vieille dans ma tête ou que j’aurais perdu ce besoin de rêver avec des scénarios, des personnages, des décors et des scènes qu’on ne voit qu’au cinéma. En attendant de Jeanne Calmentiser, je passe au crible les films en programmation à l’aune de ce critère, comédie romantique ne rimant pas forcément (et même malheureusement assez rarement) avec histoire d’amour réussie et je me programme de temps en temps des séances DVD avec ceux que j’ai pu rater sur grand écran.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Before Sunrise[/typography]

C’est comme ça que j’ai découvert récemment le premier film d’une trilogie mettant en scène un couple sur plusieurs années, Before Sunrise. Jesse, étudiant américain et Céline, étudiante française se rencontrent dans un train. En gare de Vienne, Jesse qui descend propose à la jeune fille de passer la journée et la nuit avec lui et de ne reprendre son train que le lendemain matin. Before Sunrise s’attache au commencement d’une histoire d’amour, invite le spectateur à suivre ce couple dans les rues de Vienne (forcément j’ai eu envie d’aller à Vienne, d’autant plus après avoir vu le reportage de Christophe Adam sur les pâtisseries viennoises), couple qui marche et qui parle, parle et parle encore (bref si vous n’aimez pas les films bavards, passez votre chemin). Il y a des scènes vraiment très belles, des scènes qu’on ne voit qu’au cinéma, ma préférée étant celle-là :

 C’est assez marrant de voir Julie Delpy et Ethan Awke très jeunes (lui ayant moins bien vieilli qu’elle je trouve, d’habitude on dit toujours que les hommes vieillissent mieux) et surtout de voir ce film après le dernier, Before Minight, qui se passe bien des années après. Ils se sont mariés, ont eu des enfants et c’est nettement plus grinçant, l’usure du couple étant passé par là. Je n’ai pas encore vu le second opus, Before Sunset, mais j’ai hâte de le découvrir.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Annie Hall [/typography]

J’ai toujours clamé haut et fort mon admiration pour le cinéaste Woody Allen, ne manquant aucun de ses films à la sortie, défendant ceux avec lesquels la critique était la plus féroce, aimant aussi bien le sombre et dramatique Match Point que les marivaudages en apparence plus légers de Vicky Cristina Barcelona. Pourtant je n’ai visionné que très récemment Annie Hall, que je considère depuis comme son meilleur film (très près devant Manhattan). J’aime beaucoup cette scène sur la terrasse de l’appartement d’Annie où chacun parle à l’autre tout en pensant autre chose dans sa tête. Lorsque le film a été tournée Diane Keaton et Woody Allen n’étaient plus ensemble mais leur couple est crédible et fonctionne bien (c’est souvent ce qui pêche à l’écran, deux acteurs entre lesquels la mayonnaise ne prend pas). Même si le film est moins loufoque que d’autres, c’est toujours drôle, les dialogues sont savoureux bref une comédie romantique à voir et à revoir !

annie-hall-01

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Happiness Therapy [/typography]

Je ne suis pas particulièrement Bradley Cooperophyle (et je ne suis toujours pas fan de Ryan Gosling mais à part ça, je vais bien merci), mais l’histoire de ces deux malmenés par la vie (lui obligé d’emménager chez ses parents après avoir pété un câble et bipolaire, elle jeune veuve à la sale réputation dans une petite ville où tout le monde regarde comment vit son voisin) m’a donné envie de regarder Happiness Therapy. Je ne le mettrais pas du tout au niveau des films cités précédemment. Le problème avec la plupart des films américains c’est qu’ils manquent cruellement d’auto-dérision (4 mariages et un enterrement reste un modèle du genre, d’où mon avatar) . J’ai aussi eu du mal avec ce côté « positive attitude » à la Lorie et le personnage du père cabotin joué par De Niro. Néanmoins, les deux acteurs sont excellents dans leurs rôles, la danse comme exutoire est une idée que je ne peux trouver que convaincante et puis le film se conclut avec une belle scène de cinéma où Bradley Cooper court dans la rue après Jennifer Lawrence (j’ai lu en quelque part qu’on lui reprochait d’être trop ronde….ça va pas la tête les gens ? ) alors rien pour ça, je n’ai pas boudé mon plaisir.

 hapiness therapy

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Un bonheur n’arrive jamais seul[/typography]

J’étais un peu remontée contre l’acteur depuis qu’il a accepté cette pub consternante pour une banque (je sais plus on en a, plus on en veut). Et puis Sophie Marceau est apparue à l’écran et toutes mes barrières se sont effondrées. Oui elle joue toujours dans le même genre de film, oui elle joue toujours un peu pareil, oui elle est maquée avec Christophe Lambert (enfin je suis peut-être has been, je ne suis pas abonnée à Voici). N’empêche que Sophie Marceau c’est la Boum que je connais par coeur, c’est L’étudiante dont je peux citer plein de dialogues (soeurette si tu passes par là ))…moi j’ai vieilli, pas elle. Que cette femme est belle et classe ! Vous allez me prendre pour une psychopathe (si ce n’est pas déjà le cas) mais j’ai cherché (en vain bien-sûr) d’où venaient les robes portefeuilles sublimes qu’elle porte dans le film (à la longueur parfaite !). Enfin bref Un bonheur n’arrive jamais seul raconte la rencontre entre une bourgeoise mère de famille (Sophie Marceau) et un musicien qui déteste les enfants (Gad Elmaleh) sous une pluie battante (clin d’oeil à 4 mariages et un enterrement ?).  L’alchimie fonctionne assez moyennement entre les deux et le film balance plus vers les scènes de gag (Sophie Marceau se casse la figure partout où elle se trouve, j’ai plutôt trouvé drôle ce côté Gaston Lagaffe) que vers la comédie romantique ….reste la belle Sophie Marceau : )

 un bonheur n'arrive jamais seul

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]20 ans d’écart  [/typography]

Visiblement Pierre Niney déchaîne les libidos. Je trouve l’acteur très sympathique (« je trouve qu’on parle mieux en marchant » dit il dans le dernier Inrocks…moi aussi !), il joue très bien mais physiquement comment dire ….il fait vraiment très jeune (et gringalet), encore plus jeune peut-être dans 20 ans d’écart dans lequel je lui donne 16 ans à tout casser. Bref j’aurais l’impression de sortir avec mon petit frère et j’ai eu du mal à m’identifier à Virginie Efira dans son rôle de couguar. On m’avait « vendu » 20 ans d’écart comme un film drôle, j’ai pas ri, à peine souri. Le personnage de Virginie Efira en carriériste prête à tout est assez antipathique. Quant à la scène où finalement elle lui déclare sa flamme devant un amphi entier (très cinématographique), je n’y ai pas cru une seconde. Pourquoi soudain serait-elle amoureuse de lui ?

 20_ans_d_ecart

Allez sur ce, je vais remettre Love de Julien Doré dans ma chaîne hifi : )

 

Je ne sais pas si c’est l’approche de mes 1 ans de plus bientôt et de cette pente déclinante sur laquelle je n’ai pas envie de mettre un pied mais en ce moment je suis en plein trip fleur bleue. 

J’enchaîne donc les films d’amour les uns après les autres sans lassitude aucune:

-J’apprécie les badinages de To rome with Love et j’ai prévu de revoir Vicky Cristina Barcelona juste pour la scène de baiser en bas des marches du parc Guell

–  j’ai été plutôt déçue par Paris Manhattan mais quel bonheur d’entendre la chanson I‘m in love again de Cole Porter dans une des séquences

– je me demande pourquoi la vie n’est pas comme dans un film en visionnant la scène de rencontre entre la libraire et Denis Ménochet (tu remarqueras que la scène de la librairie est un grand classique dans la comédie romantique) dans Les adoptés

– je note dans mon agenda « ne pas rater  » les Bienaimés qui passe à la télé la semaine prochaine même si je l’ai déjà vu

– j’espère que Benjamin Biolay ne se mariera pas dans Pourquoi tu pleures et il …(non je vais quand même pas tuer le suspense)

– je repense encore à cette histoire d’amour impossible racontée dans Laurence Anyways

– j’ai vu le film mais je suis prête à lire  Un jour (au cas où j’aurais pas tout compris hein…)

– je repense toujours à la magnifique scène de  Last night quand je suis dans un ascenseur

-je regarderais bien une seconde fois Les étreintes brisées ou Two Lovers

J’en ai encore quelques uns en prévision (dont Jane Eyre) et en attendant j’écoute à fond la BO de Love actually ou de Bridget Jones  )

 J’espère bien que c’est incurable ...

crédit première photo : savanahrosegift, etsy

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