Tag

famille

Browsing

Non seulement je ne poste quasiment jamais de photo de moi mais le jour où je me décide je suis méconnaissable avec mon pantalon patte d’eph rouge, mon imper bleu (limite couleur pantone 2016 bleu sérénité quand même) et cette coiffure à la Adamo. La photo est un peu floue, elle n’est pas formatée pour Instagram mais celle à qui je tiens la main est mon arrière grand mère et je porte le même prénom qu’elle.

Cette photo  je la connaissais mais je l’ai eu à nouveau sous les yeux il y a quelques jours. Ma mère, à la mort de mon grand père, a récupéré toutes les photos qu’elle a pu trouvées dans les tiroirs, dans les placards, dans le grenier de la maison (maison devant laquelle on se tient, mon arrière grand mère et moi). Elle sait comme je tiens aux photos, c’est peut être le seul objet auquel je sois aussi attachée (et comme je ne suis pas à un paradoxe près, je déteste être sur les photos, je ne suis quasiment dans aucun album, les psys auraient beaucoup à dire je suppose). Elle les a mises de côté puis elle m’a annoncé qu’elle avait fait éditer plusieurs livres photo avec et qu’elle allait m’en envoyer un.

Voilà comment, assise à la table de ma cuisine, au milieu des devoirs et de la préparation du repas (ça fait très mère de famille traditionnelle pour le coup )), j’ai découvert l’arrière grand mère de ma mère (pas l’air très commode), mon arrière grand mère à l’âge de 40 ans (belle femme), ma grand mère gamine, ma mère à l’âge de deux ans, mes arrières grands pères tous les deux revenus de la guerre 14-18, mon grand père posant jeune homme, des photos en noir et blanc qu’on croirait sortis d’un documentaire.

Qui a pris tous ces clichés alors que ma famille était d’un milieu social modeste ? en tous cas, grâce à cette personne, j’ai eu sous les yeux, six générations et alors que je tournais page après page, suivant les légendes annotées par ma mère, je me suis sentie submergée par l’émotion sans trop savoir pourquoi (si ce n’est que mes glandes lacrymales ont toujours sérieusement déconné, faut-il que je songe à léguer mon corps à la science pour percer ce mystère ?).

Et puis j’ai vu que les femmes ne portaient jamais de pantalon (je comprends mieux pourquoi ma grand mère semblait toujours désespérée de me voir en jean), j’ai vu les maisons en pierre dans lesquelles moi aussi j’ai dormi, j’ai trouvé que cette file d’invités dans le petit village de mes grands parents le jour de leur mariage avec à leur tête un accordéoniste ressemblait à une image de Claude Lelouch.

J’ai pensé qu’un jour c’est moi qui aurait l’air d’une autre époque.

travel

Je m’excuse auprès de la poignée de fidèles de ce blog qui auront l’impression en lisant les lignes qui suivent que je radote mais pour les lecteurs et les lectrices qui arriveraient ici suite à une requête google une mise en contexte s’impose. Je fais partie des personnes qui se déplacent exclusivement ou presque en train (en tous cas en France) et cela depuis des années et le fait d’avoir eu un puis deux enfants n’a rien changé.

Cet été quand le choix de la destination de vacances s’est porté sur la Bretagne (un peu à l’opposé de Lyon quand même), les 5h30 de train aller et 7h retour avec changement ne m’ont même pas découragé. Bien-sûr j’avais un peu peur que le trajet paraisse long voir interminable pour les enfants et quand j’ai constaté que le service TGV Family (testé et approuvé par le passé) n’était pas disponible sur les TGV empruntés, j’en menais pas large mais en 7 ans de voyage en train, j’ai acquis quelques réflexes bien utiles. Et puis soyons honnêtes, les enfants grandissent : exit la poussette qu’on arrive pas à caser convenablement sans embêter tout le wagon, exit l’enfant qui pleure parce qu’il n’arrive pas à s’endormir, exit les gens qu’on entend dire en cherchant sa place « mon dieu ils sont avec un bébé, ça va être l’horreur » (c’est du vécu et tout de suite en arrivant, ça détend bien !).

La nouveauté c’est que cet été, la SNCF m’a proposé de tester l’un de leurs services bien utiles pour les familles (mais pas réservé qu’à elles) : le service de bagages à domicile. Bien que j’ai appris par la force des choses à voyager léger, deux semaines en Bretagne c’est à dire des k-ways, des bottes de pluie, des parka, des parapluies, des pulls, des gilets (eh oh je plaisante on n’a pas eu une goutte de pluie en vérité) à caser dans une seule valise, je ne le sentais pas trop. J’avais prévu d’emmener un notebook (ça c’était avant de réaliser très rapidement que je n’avais quasiment aucune connexion dans l’appartement), une tonne de livres de poches parce que les vacances ça sert aussi à ça (même si certains ne seront au final jamais ouverts faute de temps), un mini-lecteur DVD pour occuper les enfants dans le train et autres trucs indispensables (batteries de téléphone, batterie d’appareil photo, médicaments de première urgence même si on ne partait dans la jungle …). Ajoutez à cela les doudous et couette (oui vous avez bien lu ma fille ne peut pas dormir sans sa turbulette et c’est tellement pratique à transporter partout), quelques tours de magie pour la survie du grand (15 jours sans magie vous n’y songez pas), des activités et des jeux pour les jours de pluie (pas un seul je vous dis ) et un pique-nique histoire d’occuper le petit monde au moins 20 minutes (youpi!).

La veille du départ j’ai donc confié une grosse valise (plus remplie était-ce possible ? ) spécial parents et une valise plus petite mais tout aussi lourde à la SNCF et c’est donc le coeur beaucoup plus léger que le voyage vers la Bretagne s’est effectué. Cela nous a permis à l’aller de changer de gare (gare de Lyon à gare Montparnasse) sans suer eau et sangs dans les couloirs du métro (les ascenseurs étant toujours aussi peu nombreux à Paris) et même d’aller visiter la Tour Montparnasse. Une fois arrivés à Saint Malo, la livraison des bagages s’est effectuée selon un créneau horaire défini à l’avance, les valises étaient bien protégées (j’ai donc mis sans me poser de questions mes pots de salidou dans une des valises au retour) et les choses se sont déroulées de manière identique dans le sens Bretagne-Lyon.

Niveau fatigue, même si les valises aujourd’hui sont sur roulettes, plus ou moins maniables, cela fait une grande différence de ne pas avoir à se les trimballer dans les transports en commun ou dans les gares. Les correspondances, les montées et les descentes du train, tout est tellement plus facile ainsi.

Pour info, à partir du 17 septembre au départ de Lyon Part-Dieu ou Lyon Perrache, est mis en plus un service SNCF porte à porte pour les voyageurs minis d’un billet TGV. Il s’agit d’un taxi payable en ligne , le prix est fixe selon la distance et l’heure (à partir de 9.90 euros) sans coût supplémentaire s’il y a des embouteillages (et le compteur qui tourne) ou s’il y a des bagages. En plus le chauffeur attend l’arrivée du train même s’il est en retard.

Bref je ne suis pas prête à renoncer au train, seule ou accompagnée, chargée ou pas : )

Crédit photo : TeterayKiwi, etsy.com

Ma belle-mère, de temps en temps, vient passer quelques jours à Lyon pour nous filer en coup de main et nous permettre de souffler un peu, de retrouver une vie de couple. Cette fois j’avoue, privée de vie sociale depuis fin septembre, j’en ai profité pour enchaîner les sorties.

Dimanche j’ai filé à l’anglaise pour répondre à l’invitation de Yelp à venir goûter des croque-messieurs, lundi je suis allée voir Intouchables (bon film mais pas non plus LE film de l’année..en tous cas c’était plein et le cinéma a du refuser du monde), mardi j’ai dîné en tête à tête avec l’homme

Malgré la photo illustrant mon billet, ma belle mère était ravie de passer du temps avec ses petits enfants…j’ai même pas eu besoin de lui confisquer sa carte SNCF senior pour qu’elle garde ma progéniture jusqu’à mercredi matin)

Comme j’étais partie sur ma lancée, jeudi j’ai passé une partie de la soirée dans mon quartier à déambuler pour la Fête des Lumières et vendredi j’étais au Salon du Chocolat…autant te dire que côté boulot, je ne suis pas vraiment dans les clous )

Et toi ta semaine?

Celle de Cla

Celle d’Arwen

Edit : la gagnante du pack forme est Heidi ! Félicitations et merci à toutes ceux et celles qui ont joué.

Edit2 : je te rappelle que si tu as envie de gagner une belle machine Tassimo T55 tu as jusqu’au 13 décembre inclus pour publier un billet sur ton blog sur le thème « et toi, comment tu le prends ton café? « 

Edit3 : il y a aussi un jeu vidéo Skylander à gagner en répondant à la question jusqu’au 16 décembre.

 

En allant chercher dans un carton entreposé dans le garage, des verres à vin, héritage de la maison familiale vendue il y a quelques mois, je suis tombée sur une boîte métallique dans laquelle nous mettions jadis une provision de sachets de thés ou d’infusion. Quand j’ai ouvert la boîte, j’ai trouvé des photos que ma sœur avait soigneusement choisi dans différents albums comme pour garder une trace, au delà des objets, d’un pan d’une histoire sur laquelle il a fallu tourner la page.

Quelques polaroids en couleur de mes parents très jeunes, avant qu’ils ne soient parents, des clichés de mon enfance et de celle de ma sœur, des photos de famille ou d’amis et une bouffée d’émotion difficilement contrôlable.

J’étais là sur le canapé, les photos étalées sur les genoux, mon fils assis à côté m’interrogeant sur les personnes qu’il voyait.

Un chien, une maison, une photo avec ma nounou que je considérais comme une tatie et quelques années à Châteauroux où je n’ai pas remis les pieds depuis une éternité

Un poster d’Agassi de 2 m sur 1 et moi accroupie devant avec une permanente dont j’ai eu un mal fou à me débarrasser..c’était ma période caniche et expérience capillaire variée

Des tenues improbables, de quoi alimenter des années de chantage

Une tente plantée dans le jardin, des pare-brise à nettoyer pour constituer une cagnotte et partir en voyage scolaire, 3 copines de collège puis de lycée qui sont restées à Montélimar

Moi sur un cheval, sur scène lors de spectacles de danse ou dans mon studio d’étudiante et mon fils surpris d’une vie avant lui

Une photo de de mes grands parents et ce regard qu’il tend vers elle avec tant de tendresse ..à quoi pense-t-il aujourd’hui alors qu’elle est partie avant lui ?

Et puis ce portrait d’eux deux encore heureux ensemble et que 5 ans après, je ne peux regarder sans avoir les yeux mouillés…

Et toi, les photos de famille tu les regardes, tu les conserves ou tu ne te tournes pas vers le passé?

Même pas une semaine que j’ai repris le chemin de la fac et je me plains déjà. Je crois que j’avais mésestimé ce changement dans mon rythme de vie, que je ne m’étais pas préparée psychologiquement à ce basculement total malgré l’avant goût de cet été (des devoirs à réaliser pendant les vacances des enfants et entre deux départs).

Le cerveau est un muscle, (copyright : Philippe Caillet quand j’ai exprimé mon affolement sur twitter) mais ce n’est pas vraiment le fait de me remettre à apprendre, à devoir me concentrer sur la longue durée (quoique) qui m’a effrayé. Je pourrais rester travailler à la bibliothèque après le dernier cours ou rentrer chez moi avec la perspective d’une grande plage horaire libre devant moi, je ne ressentirais pas le même affolement.

Là je saute dans le premier tram pour aller récupérer le plus vite possible les enfants (pour limiter les frais de garde étant donné que je n’ai plus de revenus), 3/4 d’heure plus tard j’entends l’assistante maternelle me dire que ma fille m’a beaucoup réclamé cette semaine et cette culpabilité (féminine ou pas) de parent prend toute la place dans ma tête. J’enchaîne sur le bain, la préparation des repas, le dîner, le coucher mais aussi avec toutes ses bricoles pour lesquelles je n’ai plus le temps comme lorsque je travaillais à 50% seulement. Il est 21h quand je peux me mettre devant l’écran pour répondre éventuellement à des mails et commencer à étudier.

Peut-être que c’est une question d’habitude, de rodage, d’organisation mais chaque cours rime avec un nouvel exposé, travail à rendre, dossier et mon sentiment d’être submergée grandit. Peut-être que je me noie avec une goutte d’eau mais chaque soir de la semaine dernière, l’idée d’abandonner cette formation que j’ai paradoxalement tant désiré m’a traversé l’esprit. Si je trouve un boulot de rédactrice là tout de suite , je crois que je suis prête à tout lâcher.

Bien-sûr je ne suis pas la seule à avoir des enfants dans la promotion. Je pense aussi aux quelques personnes qui enchaînent leur journée à la fac par un petit boulot pour financer leur études….au moins on pourra se serrer les coudes.

Une semaine après la rentrée je me sens paumée, écartelée, un peu comme un animal élevé en captivité et qu’on relâcherait soudain dans la nature, comme si l’organisation mise en place implicitement autour des enfants avait volé en éclats.

Je ne me sens pas à la hauteur (en gros les autres savent tout et je ne sais rien), je n’ai pas l’ambition suggérée par le niveau de cette formation (moi j’aimerais juste avoir l’opportunité de mettre mon goût pour la rédaction au service d’un webzine ou d’un employeur). Si le but est de pouvoir brandir un bac +5 pour justifier le salaire qui va avec, ça motive peut-être un jeune de 25 ans mais avec 10 ans de plus et deux petits enfants, mon objectif est ailleurs.

Vais-je écrire un prochain billet intitulé « Moi, V., droguée au guronsan »? ) …à moins que dans quelques semaines, je sois portée, galvanisée, enthousiasmée.

Il suffit peut-être que je trouve mon rythme.

Et toi, tu concilies les différentes facettes de ta vie en douceur ou pas ?

Et pourquoi pas des supermarchés pour les petits vieux exclusivement (au moins ils ne voudraient plus me passer devant sous prétexte qu’ils n’ont trois fois rien EUX ), des lotissements pour seniors (ça existe aux Etats Unis je crois), des créneaux dans les piscines municipales réservés aux différentes confessions, des métros pour femmes enceintes seulement (au moins on serait sûres d’avoir une place assise) ?

Vivre en société ce n’est pas apprendre à vivre ensemble malgré nos différences? sauf que je voyage en train quasiment exclusivement depuis maintenant 5 ans avec des enfants et que quand tu débarques dans un wagon avec un bébé, tu as le droit quasiment systématiquement à des regards lourds, quand ce n’est pas à des réflexions (pourvu qu’il ne passe pas le trajet à pleurer entendu à peine un pied posé dans le train…le genre de phrase qui te détend tout de suite). Sauf qu’un enfant, même s’il est sage, même si tu l’occupes, même si tu as prévu coloriage, goûter, histoires, petits jouets, ça parle et parfois un peu fort. Sauf qu’un bébé, même fatigué, ne dort pas à coup sûr et que quelque soit l’heure à laquelle je prends le TGV j’ai l’impression que tous les dormeurs diurnes et adorateurs de la sieste se sont donnés rendez-vous dans mon wagon. En conséquence, je ne sais pas comment tu vis ça si tu es dans mon cas mais j’espère toujours intérieurement qu’ils ne vont ni crier, ni hurler, ni piquer une crise surtout quand on est la seule famille présente. Je ne suis pas à mon niveau maximum de détente pour résumer la situation.

Alors le TGV family qu’est ce ça change ?

Quand la porte du wagon s’est ouverte, une animatrice nous a accueilli avec une pancarte et nous a indiqué où il y avait de place pour les bagages et ça quand on déborde chacun de sacs, valises, poussette, enfant c’est plus qu’appréciable (Messieurs de la SNCF si cela pouvait être le cas pour tous les wagons au moins lors des vacances scolaires et des gros week-end en employant des étudiants par exemple, cela éviterait la panique à pas mal de monde).

Puis nous avons vite compris que dans notre espace, il n’y avait que des parents avec des enfants plutôt jeunes voire des bébés. Un papa baladait un tout petit dans ses bras pour l’endormir, d’autres bambins circulaient, d’autres encore étaient rassemblés ensemble au fond du wagon et tout de suite je me suis sentie beaucoup plus relax qu’à l’accoutumée.

Les enfants étant assis, l’animatrice leur a donné un coloriage et des crayons de couleur et leur a proposé de venir la rejoindre quand ils en avaient envie. Elle m’a précisé que, pour ma fille, elle avait des jouets plus adaptés à son âge dans sa grande valise ouverte. Elle lui a d’ailleurs apporté par la suite un Monsieur Patate et une ardoise magique. Comme mon fils jouait au timide de service, elle a un peu insisté et il a fini par rejoindre le groupe de fillettes pour une séance ciné puis un atelier ballons. Il n’a plus quitté le chat qu’elle avait gonflé pour lui alors que sa soeur réclamait une fleur.

Au final, le trajet ne leur a pas paru long et ils étaient ravis qu’on s’occupe d’eux tout le temps. Des revues étaient même prévues pour que les parents bouquinent tranquillement.

Malheureusement le service TGV family concerne assez peu de TGV et seulement les week-end pendant  les périodes scolaires. Note aussi qu’il te faudra débourser 5 euros supplémentaires par billet de train y compris pour les adultes (ce qui me chiffonne un peu car même si par ricochet on apprécie le service, il concerne les enfants).

Verdict : pour les longs trajets, je dis OUI au TGV family car cela m’a permis de voyager sans penser « vivement qu’on arrive! »

Et toi, qu’en penses-tu ?

Pin It