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Ouh je vais avoir du mal à te la rendre ultra glamour cette semaine  : le froid, où suis-je, où vais-je, dans quel étagère professionnelle se demande-t-il,  une personne qui n’était pas une amie mais que j’appréciais beaucoup qui s’en va, emportée par un cancer…y a de la joie )

et puis je suis arrivée à mon degré maximum de saturation niveau devoirs à rendre, j’ai l’impression d’être Sisyphe poussant son rocher en haut d’une colline mais ne l’atteignant jamais…je rêve d’une semaine sans soir et week-end le nez sur mon clavier et mes cours …j’en profite pour montrer mon ordinateur à Sandra posé en ce moment le plus clair de mon temps dans la cuisine car c’est la pièce la plus chaude de l’appartement et la bouilloire n’est pas loin pour les litres de thé que je bois …

Chic j’ai reçu deux des réservations effectuées en ligne auprès de ma bibliothèque de quartier….le sujet du dernier Blondel n’est pas follement gai mais j’en ai lu de bonnes critiques et puis si tu ne connais pas du tout, Joseph O’Connor, je te conseille de commencer par Desperados.

 

En passant devant cette vitrine dans mon quartier, alors que j’étais emmitouflée autant que faire se peut, je me suis demandée s’il y avait des gens qui achetaient déjà des tenues de printemps, un peu comme pour conjurer le sort…

… pas moi en tous cas, vu que je suis plus que frileuse. Alors que je croise des jeunes filles sans gant et blouson pas attaché, j’ai eu l’impression de perdre mes doigts en allant chercher les enfants un soir…je t’assure que je n’exagère pas….mauvaise circulation, syndrome de Raynaud (Michel si tu m’entends)) j’en sais rien si ce n’est que j’en viens à avoir hâte qu’il fasse ne serait-ce que 0 degré !

Vendredi, scène un peu surréaliste dans le bus, deux stabilos roses discutent ensemble…elles sont d’ailleurs allées rejoindre deux stabilos jaunes )

Et toi, ta semaine elle était comment?

(la première photo est ma photo de la semaine pour Magda, elle a été prise depuis le plateau de la Croix Rousse, un matin avant 9h, avec encore un peu de brouillard et une vue sur ce que les lyonnais appellent le crayon, immeuble qui permet de repérer le quartier de la Part-Dieu (et son centre commercial) de loin.

Edit : la gagnante du jeu La fin vous appartient est le blog de Lali !

Cette semaine j’ai eu le plus grand mal à prendre 7 photos et comme je ne suis pas du genre « positive attitude » (je laisse cela à Lorie, Jean-Pierre Raffarin et à tous ceux qui t’expliquent que pour obtenir quelque chose il suffit de le vouloir très fort), je crains d’écrire le billet le plus déprimant de l’histoire de ce blog. Non en réalité ayant passé le plus clair de mon temps en devoirs et partiels divers, j’ai eu l’impression de ne plus avoir grand chose t’intéressant à te raconter. En recevant les sms de Virginie B. s’éclatant en Laponie, j’imaginais tous les billets que j’aurais pu écrire d’où ma première photo comme un clin d’oeil au voyage. A chaque fois que je vois cette camionnette orange garée vers chez moi, j’imagine une escapade, peu importe la destination.

Ce que mon fils préfère dans la galette je crois, ce sont les fèves. Elles sont rangées dans un tiroir dans la cuisine et il ne loupe pas une occasion de les regarder sur toutes les coutures, de vérifier que je n’en ai pas jeté une un jour de grand ménage (il me connait déjà aussi bien?). Quand nous sommes passés tous les deux devant la vitrine de Rolancy, il était prêt à acheter 9 galettes pour avoir ces 9 fèves sur le thème du cinéma…pas moi ni pour nos estomacs ni pour mon porte-feuille .

Le lundi est le seul jour où je peux récupérer les enfants tôt à 16h30 alors j’aime bien leur préparer un petit goûter sympa ce jour là…cette fois j’ai préparé très vite de retour du campus, des tartelettes crème de marrons/pommes et d’autres à la praline moins réussies visuellement mais tout aussi bonnes.

 

Lundi j’avais eu la stupide idée de mettre des chaussures toutes fines et pas chaudes du tout alors qu’il faisait environ 0 degré dehors…quand le tram a été arrêté pour une durée indéterminée et que j’ai du rejoindre à pied le relais bus, j’ai doublement regretté mon choix…même si j’avais les pieds congelés, je me suis arrêtée 30 secondes pour prendre une photo de Parc de Parilly que j’ai longé ce jour là pour la première fois.

Sur le trajet qui mène à l’appartement de la nounou, il y a plusieurs magasins de pompes funèbres et un cimetière mais aussi un terrain vague dont les murs ont été colorés et investis par des graffitis…le contraste est assez saisissant …

 

J’habite à la Croix Rousse depuis des années et je n’ai encore jamais mis les pieds à la maison des canuts qui retrace leur histoire à travers entre autres les machines à tisser comme celle dessinée sur le mur peint ci dessus (et devant lequel je passe au moins deux fois par jour)…peut-être en 2012 ?

Comme j’ai pas mal parlé de mes études depuis octobre dernier, j’ai pris une photo d’un bâtiment récent de la faculté de Bron histoire que le décor soit définitivement planté et d’autant plus que le campus je n’y retournerai plus sauf pour mes deux soutenances (et pour recevoir mon diplôme j’espère). Vendredi était le dernier jour où toute la classe se réunissait et au soulagement lié à la fin des cours se mélangeait chez moi une nostalgie pour cette parenthèse de 4 mois riche en rencontres. Heureusement on n’a pas attendu très longtemps pour se revoir puisque le soir même on faisait la fête tous ensemble.

Et toi, ta semaine?

 (la première photo est ma photo de la semaine pour Magda)

Attention si tu es trop jeune, il est probable que les multiples références qui suivent ayant trait à un de mes films mythiques, L’étudiante (bon ça va à l’époque j’avais 13 ans, c’est une excuse valable non?),  n’évoquent absolument rien pour toi.

Depuis septembre je suis sur les bancs de la fac. Étrangement je n’en ai pas profité pour sortir ma paire de lunettes pourtant quand je regardais le film je voulais la même monture que Sophie Marceau (sauf que les verres immenses et carrés je suis pas certaine que ce soit donné à tout le monde). Je n’ai même pas acheté de petit cartable ou de duffle-coat.

Je ne suis pas partie au ski pour me détendre un week-end, je n’ai donc pas eu la moindre chance de rencontrer un musicien nommé Edouard dans une télécabine qui m’aurait tendu un mars barbouillé de labelo rose pour les lèvres. Par conséquent personne ne m’a embrassé dans sa voiture, ne m’a proposé de verre de vin chaud en caleçon, ne m’a entraîné sur son canapé lit alors qu’en bande son on entendait You Call it Love. On ne  m’a pas joué la fameuse scène du baiser sous la pluie, pourtant côté réplique j’aurais pu assurer   :

Lui « tu pleures?« 

Elle  » je pleure pas, c’est la pluie « 

Lui «  faut pas tuer les instants de bonheur Valentine, faut pas« 

Elle « Tu cites Baudelaire maintenant?  » ( c’est du dialogue avoue)

Je n’ai pas vécu les joies de la vie entre étudiants, cela aurait été un peu compliqué avec homme et enfants. Du coup je n’ai pas connu les engueulades avec les colocs à table et le téléphone qui sonne alors que je suis sous la douche (ben oui le téléphone portable n’existait pas encore !).

Ma soutenance finale n’aura lieu qu’en juin mais j’ai pas l’intention de finir en larmes en citant Alfred de Musset ni d’inviter mes amis à venir me voir parler de mon stage.

Je me suis levée souvent aussi tôt que Valentine et comme elle il m’est arrivée de lutter pour ne pas dormir en classe. Heureusement comme je n’étais pas en amphi, je ne me suis pas faite grillée par un prof…enfin je crois pas.

Je n’ai pas donné de cours dans une primaire pour payer le loyer et les charges mais j’ai continué chaque jour à écrire pour ce blog et pour Fais toi la belle et je t’assure que cela n’a pas été toujours simple.

 A la fin du film, on ne sait même pas si elle va l’obtenir son agrégation Valentine….j’espère, moi, que mon master je l’aurai.

Et toi, y a t-il un film mythique lié à ton adolescence ?

La lecture du mot campus chez tous ceux et celles qui ont trop regardé de séries américaines dans leur adolescence est indissociablement liée à des images d’espace verdoyant et boisé avec des bâtiments imposants, des colonnes grecques ou des briques rouges et quelques bancs sur lesquels les étudiants sont assis en groupe entre deux cours.

En arrivant sur le campus de Bron, si tu as toujours ces clichés en tête, tu risques d’avoir un mini-choc. D’abord le lieu se trouve totalement excentré de tout lieu de vie sympa (café, librairie..) et lorsque mes camarades de classe m’ont proposé comme lieu de rendez vous cet endroit un jour où je n’avais pas cours, un vague sentiment de désespoir (ou de panique?) m’a envahi.

Niveau architecture, on est loin, mais alors très loin de Cambridge. C’est plutôt esprit préfabriqués années 70, l’endroit le plus laid étant pour moi la bibliothèque (oublie encore une fois les petites lampes vertes sur les tables) avec son dédale de salles imbriquées les unes dans les autres d’une façon qui parait anarchique, ses places assisses totalement pas cosy et une atmosphère générale qui ne me donne pas envie d’y rester plus longtemps que le temps d’un emprunt.

La première fois j’ai été un peu déconcertée par le plan général : j’ai tournée 30 minutes avant de trouver le bâtiment B planqué derrière le K, j’ai appris ensuite qu’il fallait retraverser tout le campus jusqu’au distributeur automatique, j’aurais aimé me poser deux secondes pour profiter d’un petit rayon de soleil mais les murets étaient très convoités en l’absence de bancs.

L’endroit stratégique, après les points principaux de ravitaillement et les machines à café, reste bien entendu les toilettes. Une fois je me suis retrouvée, erreur du débutant, dans des WC immondes à la turque …re-sentiment de désespoir. Alors je suis partie à la recherche de la signalétique hommes/femmes, poussant les portes avant de me décider à mettre un bout de chaussure à l’intérieur, vérifiant la présence de papier (l’étudiant doit toujours avoir au moins un paquet de mouchoirs avec lui).

Quelques mois plus tard, je connais le chemin les yeux fermés pour me rendre en salle L207, je sais ce que signifie maison de l’étudiant, j’ai trouvé l’endroit pour faire relier des travaux écrits, j’ai mis les pieds dans mon secrétariat, je suis une habituée de la salle informatique bref si un nouveau arrive sur le campus je pourrais lui servir de guide (mais seulement s’il ressemble à Jude Law ou à Riccardo Scamarcio )

Et toi, le campus ça t’évoque quoi?

Cette semaine j’ai repris le chemin de la fac avec une présentation orale mardi et plein de boulot pour le mois à venir. J’ai tenté un petit résumé en photos, la première étant prise rue de la république pour son côté 31 décembre.

Dimanche dernier, pour le 1er janvier, j’ai préparé des verrines mousse carambar sur truffon

lundi j’ai joué au château de princesse que Miss Zen a eu en cadeau pour Noël de la part de la nounou

Mardi après les cours, je suis passée à Zara enfants et j’ai tilté sur ce tee-shirt très fais-toi la belle pour Miss Zen…peut-être qu’il sera soldé la semaine prochaine, avec un jean il serait parfait )

Mercredi je suis allée voir Une vie meilleure (et j’ai pris une photo de la roue illuminée place Bellecour)… un film que je conseille particulièrement à Laurent Wauquiez (les travailleurs pauvres ça existe!), un film qui montre l’impuissance de la politique aujourd’hui incapable de légiférer face aux marchands de sommeil ou aux crédits revolving qui poussent au surendettement…à voir aussi pour le jeu de Guillaume Canet.

Jeudi soir j’ai assisté à une conférence sur les métiers du web à l’amphi-opéra….en m’y rendant j’ai remarqué une façade dont l’architecture m’a plu…

Vendredi soir j’ai commencé à préparer un buffet pour le lendemain soir car dans la famille on fête toujours Noël au moins une fois en janvierc’est l’avantage de ne pas habiter à côté )

  Et toi, cette première semaine de janvier?

Avant d’attaquer une nouvelle année (en même temps a-t-on le choix? tu imagines « je reste en 2011, 2012 ne me dit rien qui vaille« ), je me suis retournée sur ses douze derniers mois qui ont filé tellement vite que j’ai l’impression que les deux Noëls se sont télescopés.

L’année a rimé avec voyages : des week-end à Aix en Provence, Strasbourg, Pézenas, Annecy et Paris, des vacances d’été à Port Camargue et en Bretagne et tous ceux que j’ai partagés, rêvés, imaginés sur le blog écrit à 4 mains avec Virginie B depuis mars dernier Fais-toi la belle !

Pour partir plus souvent, je suis allée m’assoir une fois par mois au cinéma. Des films vus (et j’en ai raté un paquet), je retiens Les bien-aimés parce qu’il parle d’amour, de désir, du temps qui passe, parce que je réécoute chaque chanson avec plaisir, parce qu’il m’a remué, touché et que j’y pense encore. J’ai adoré redécouvrir Paris (à Minuit) sous l’œil de Woody Allen et même si on lui reproche de tourner toujours le même film, je ne suis pas prête à me passer des siens. Enfin j’ai été  bouleversée par La guerre est déclarée et Polisse.

Grâce au blog, j’ai été testeuse de poussette Quinny, j’ai joué à la mini-reporter, j’ai parlé sur un plateau télé, j’ai rencontré Tsonga et les enfants du village Kinder, je suis devenue chroniqueuse pour Mathon, j’ai assisté à ma première soirée mode, j »ai agrandi mon rayon de livres de cuisine grâce à rue du commerce, j’ai été au Salon de Chocolat à Paris avec Sébastien Bouillet et à Lyon.

J’ai rencontré de nouvelles blogueuses lyonnaises et je ne désespère pas d’avoir un jour la possibilité de voir aussi des blogueuses d’autres coins de France et de Paris si un événement se déroule un week-end et pas en semaine.

J’ai participé à plusieurs très chouettes soirées Yelp et j’ai rencontré des filles aussi gourmandes que moi.

Je n’ai pas tenu mes résolutions : j’ai acheté le livre de Zermati pleine de bonne volonté et puis il a fini ranger dans la bibliothèque. Peut-être qu’en 2012 je franchirai le pas de la consultation d’un nutritionniste comportementaliste (si tu as un nom sur Lyon?), en tous cas aujourd’hui je ne veux plus entendre parler de régime. Malgré un abonnement gagné à coach club, mes séances de sport ont été fort peu nombreuses. Je ne suis pas arrivée à m’organiser pour les caler quand je suis à la maison sans les enfants (ça arrive?). J’ai négligé ma forme jusqu’à ce que ce mon corps tire la sonnette d’alarme et j’ai fini l’année entre les mains d’une ostéopathe qui a réparé les dégâts d’un rythme de vie un peu dingue.

J’ai tourné la page d’une période familiale avec la ventre d’une maison et tout ce qu’elle symbolisait , j’ai dit adieu à un proche parti trop tôt, j’ai fêté les 5 ans du chérubin, les deux ans de Miss Zen et 10 ans de vie de couple, j’ai eu le moral plombé par un travail dans lequel je m’ennuyais profondément et puis j’ai décidé de changer de voie après moult tergiversations.

Le dernier trimestre a été plutôt stressant avec la reprise des études, la perte de mon salaire, j’ai savouré chaque soutien et j’ai trouvé aussi une dose de courage dans celles qui commentent ici, j’ai voulu continuer à mener tout tambour battant même si en réalité j’ai été forcée de lâcher certaines choses.

Une année avec des hauts et des bas, des accélérations et des ralentissements, des espoirs, des larmes, des fous rires, des rêves, de l’amitié, des surprises…

Bye bye 2011, tu me suis sur les routes à venir ?

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