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évanouie

Bon alors dissipons d’abord les malentendus, quand je m’évanouis c’est rarement les bras en croix sur l’asphalte au milieu d’une départementale et avec un décolleté pousse au crime mais récemment il m’est arrivé un truc qui m’a rappelé toutes les fois où je me suis tombée dans les pommes (si on pouvait vraiment tomber dans des pommes ce serait somme toute plus rigolo quoi que pas forcément plus doux ). Les premières fois je n’ai pas su très bien ce qui m’était arrivé, je n’ai pas eu le temps de réagir, je suis passée de l’action au rien, fondu enchaîné sur le noir complet et réveil, après ce qui ressemble à un long sommeil qui ne dure qu’en réalité que peu de temps, avec toutes ces têtes inquiètes penchées au dessus de moi. Les fois suivantes, j’ai commencé à repérer les signes avant-coureur sans forcément anticiper : jambes en coton et qui ne répondent plus aux ordres du cerveau, check ; sueurs froides, check; oreilles qui bourdonnent jusqu’à ce que je n’entende plus que loin très loin ce qu’on me dit, check; vue qui se brouille, check.

Ça ne m’a pas empêché de faire un plongeon arrière direction le sol dans une chambre d’hôpital quelques temps après. J’étais venue voir une de mes tantes à la sortie d’une opération. Dans mon souvenir, elle avait beaucoup de tuyaux autour d’elle, il faisait très chaud et ça sentait l’éther. J’étais impressionnée, j’ai toujours eu une trouille bleue de cet environnement, pas rassurant du tout pour moi (alors qu’on y va, à priori, pour se faire soigner). J’ai senti que ça n’allait pas mais pas le temps d’ouvrir la bouche pour l’exprimer j’étais déjà par terre. Il parait que je suis tombée droite comme un i de toute ma hauteur. Les malades des chambres voisines, en entendant le bruit, ont appuyé sur leur sonnette d’alarme. Je devais avoir une réputation de pitre à l’époque auprès de ma cousine car elle m’a dit avoir été alors persuadée, que je faisais l’idiote et elle m’a laissé passer en enlevant le bras qui aurait pu faire barrage ou au moins amortir la chute…ballot, non ? : ).

Bref mes évanouissements sont rarement classes, en tous cas loin de ceux que l’on voit dans les films comme par exemple dans cette scène de La femme d’à côté de Truffaut :

Dans la vraie on se prendrait un coin de la portière et on s’ouvrirait le menton …Ou alors on calerait en voulant démarrer en trombe : )

Mais il y a pire que l’évanouissement non cinématographique (apportez moi des sels, petite main posée sur le front, genoux qui plient joliment ….), il y a l’évanouissement…. assis. Je croyais pourtant qu’il suffisait de trouver un siège, de fermer les yeux et de respirer (le malaise vagal étant dans mon cas, le plus souvent, lié à une trop forte émotion) pour que les symptômes s’estompent. Bon en fait il est conseillé de s’allonger et de monter ses jambes vers le plafond ou le ciel pour que le sang circule mais vous vous voyez sur un quai de métro ou sur votre lieu de travail dans cette position ? moi non ….alors je me suis assise et je suis quand même tombée dans les pommes. La première fois c’était dans un fast food il y a plus d’une dizaine années, j’ai créé une petite animation autour de moi, certains voulaient appeler un docteur, ce qui est parfaitement inutile, une fois que j’ai remonté à la surface, je me sens bien…j’oserais presque dire que ces minutes d’inconscience ne sont pas si désagréables. La seconde fois est plus récente. Je me suis évanouie alors que j’étais assise par peur de vomir (oui vous pouvez amener la camisole de force mais je ne supporte pas l’idée de vomir, c’est quasi phobique, j’ai l’impression que je vais mourir)…j’ai créé mon petit effet de surprise, je dois avouer.

Voilà ce que c’est que de vouloir jouer les originales : )

crédit photo : http://www.studiocupcake.fr

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