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Universal studios présents 4 filles, une plancha, mille possibilités, l’histoire de quatre blogueuses lyonnaises, trentenaires  : Electro, grande organisatrice devant l’éternel a lancé le concept de plancha partie; Lucky Sophie bien que très enceinte, plie les samossas comme personne; Cranemou, légumovore convaincue le temps d’une soirée, manie le couteau en céramique avec dextérité ; Chocoladdict, narratrice et voix off, a trouvé le seul paquet de pâte filo pour réaliser les croustillants encore disponible dans un rayon de 10 km en ville.

L’originalité du scénario repose sur le fait que pour la première fois dans l’histoire du cinéma, des femmes ont réalisé un dîner entier à la plancha, de l’entrée au dessert.

Du suspense, des fous rires, de l’émotion et du plaisir ….

Sans plus attendre quelques photos du tournage :

aubergines grillées à la mozzarella en scène d’ouverture

légumes sautés à la plancha(photo d’électroméninges)


samossas de légumes aux épices douces(photo d’électroméninges)

 

croustillants aux poireaux


brochettes de mangue, ananas et banane marinées dans le jus d’orange et du cacao en poudre en épilogue

Pari réussi pour le réalisateur Mathon qui a convaincu les spectateurs à l’avant-première qu’on pouvait cuisiner autre chose que de la viande en morceaux ou des crevettes à la plancha, sans aucune fumée  et que le film a mis en appétit.

L’association  » Des hommes, des vrais » a porté plainte pour concurrence déloyale à l’égard de la plancha par rapport au barbecue car il n’a été fait recours à aucun bras masculin ou aucun souffle de mâle pour réaliser ce délicieux repas.

Et toi, avec la plancha tu fais quoi?

Edit : toutes les recettes de cette soirée sont en ligne sur le blog Electromeninges

Je vous l’annonçais dans le glop/pas glop de vendredi, le soir même nous avions la chance mettre les pieds sous la table avec nappe et 10 couverts de chaque côté de l’assiette car mon amoureux avait gagné un dîner gastronomique pour deux.

Après avoir revêtu nos habits de lumière, confié le chérubin aux soins de son papi venu pour l’occasion, nous voilà à la recherche de notre lieu de luxure sans plan et sans connaissance du quartier comme toute personne non organisée qui se respecte. Après avoir grimpé dans tous les sens la colline de Fourvière, après avoir manqué nous perdre dans les jardins en dessous de la basilique et alors que mes pieds avaient doublé de volume et que je regrettais amèrement le choix de mes chaussures à talons compensés, nous sommes enfin arrivés devant la Villa Florentine au moment où nous étions sur le point de renoncer (soit 3/4 d’heure après l’heure à laquelle nous étions sensés arriver).


A peine le temps de jeter un oeil à la magnifique salle de réception de l’hôtel classé dans les relais et châteaux, qu’on nous dirigeait vers l’ascenseur qui menait au restaurant, les Terrasses de Lyon (chef : David Tyssot) qui doit son nom au fait qu’il offre une des vues les plus magnifiques sur la ville.

Un coup d’oeil circulaire dans la salle me permit de constater que nous étions les plus jeunes et les moins friqués…pas une grosse surprise vu le prix du menu (même si on est loin de démesure tarifaire d’un Marc Veyrat). Côté ambiance, au départ nous n’étions pas vraiment à l’aise (comment s’assoir? , peut-on enlever sa veste? que répondre au sommelier?) et à la fin du repas, j’étais debout sur la table entraînant les autres clients à faire tourner leurs serviettes en entonnant la chanson du même nom de Patrick Sébastien….nan je plaisante ! disons qu’on s’est décontracté car le personnel est assez discret pour qu’on les oublie. J’ai quand même eu droit à un regard glacial de mépris d’une bourgeoise quand elle m’a suprise en train de photographier un plat…visiblement c’était pas classe )

Venons-en à l’essentiel, le contenu de l’assiette :

Prémices salées pour éveiller vos sens : rien de lubrique, je vous rassure, nous ne nous sommes pas roulés dans la fleur de sel mais nous avons eu deux mises en bouche dont j’ai oublié malheureusement le nom exact:

Oeuf déstructuré, sushi de saumon et huitre cuite dans un fumet délicieux (même que l’homme qui n’aime pas les huitres a goûté)

Gaspacho de tomates et tartare de thon…rien à voir avec le gaspacho acheté en grande surface bien entendu, ni épais, ni pâteux, juste parfait, frais, parfumé

A ce stade du repas, j’ai décidé de ne pas toucher à mon pain car étant avant tout un bec sucré, je craignais d’être full-up au moment du dessert. Vint donc l’entrée (chaque plat est raconté comme une petite histoire par celui qui nous le sert alors que le personnel s’affaire dans des pas réglés comme un ballet)

Variation de tomate grappe (ce n’est pas une tomate cerise comme on pourrait croire sur la photo mais un enrobage à la tomate et à l’intérieur une compotée de petits légumes) au salpicon de homard, gaspacho de petits pois parfumé à la sarriette….un vrai délice, les gambas étaient juste grillées, le gaspacho se mariait parfaitement avec et la variation autour de la tomate fondante à souhait

Selle d’agneau poêlée au cocote de fonte, servi avec une galette de polenta au parmesan aux légumes du soleil (ce n’est pas le vrai nom mais le menu a changé un peu ce soir là), jus tranché aux olives….la viande se découpait comme du beurre, le jus était si parfumé qu’on avait envie de saucer si on n’avait pas su que non décidement cela ne se fait pas….

Petite gourmandise pour patienter tout en douceur (euh à ce stade franchement on n’a plus une dalle telle qu’on n’est pas en mesure de patienter mais bon c’est écrit comme ça sur le menu)

Panna cotta aux fruits rouges en crumble :simple mais efficace…la douceur de la panna cotta et l’acidulé du fruit rouge, l’entremet et le croquant du crumble….rien à redire

Chou croquant aux senteurs de violette, crème légère à la vanille, confiture de cassis de Madagascar : je vais vous étonner mais je n’ai même pas été déçue par le manque de chocolat de ce dessert car vu tout ce qu’on avait goûté avant, c’était le dessert parfait, celui qui passe tout seul, léger mais délicieux

L’homme a pris un café rien que pour avoir les mignardises (des macarons, des truffes, des nougats….) mais à ce stade c’était vraiment par pure gourmandise, dois-je le préciser?

Côté boissons, je suis restée à l’eau à cause de qui vous savez mais l’homme a goûté un costière de Nîmes (un blanc) puis un côte de nuits (là j’avoue j’ai été obligée de tremper mes lèvres, à 150 euros la bouteille je ne voulais pas rater ce moment).

Bon ben c’est pas tout ça mais va falloir faire chauffer ta carte bleue chéri maintenant )…j’imagine notre tête s’il y avait eu madonne….que c’est étrange de partir sans payer quand même…

La nuit était à peine fraiche, Lyon s’étendait à nos pieds, nous avons marché dans la nuit jusqu’au métro, heureux de prolonger un tel moment qui à priori ne se reproduira pas de sitôt…

Une soirée dont on reparlera sûrement pour se redonner des forces ou le sourire dans les moments moins sympas de la vie à 2, à 3…et bientôt 4 )

(Erratum : il ne s’agissait pas d’agneau mais de veau ce soir-là, le menu ayant visiblement un peu changé!)

Et vous, vous avez déjà eu l’occasion de dîner ou déjeuner dans un grand restaurant ?

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