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Je dois te confesser quelque chose pourtant nous ne sommes pas jeudi : je ne suis pas certaine que Miss Zen mérite toujours son surnom..Miss opposition lui irait mieux en ce moment.

Dès le matin à son réveil, je lui demande de ma voix la plus douce possible de maman « ça va, tu as bien dormi ma poupée » et elle me répond…non !

Je cherche, je guette, j’écoute, je suis à l’affut de chacun de ses mots mais je n’ai jamais entendu le terme « oui » franchir la barrière de ses lèvres.

Parfois ses « non » ne signifient même pas cela, elle les prononcent juste pour le plaisir on dirait. Il parait que les enfants en bas âge font souvent écho aux discours des adultes : en clair plus le non revient dans tes phrases, plus la chair de ta chair risque de le répéter. A l’époque du chérubin, je m’étais entraînée aux périphrases, exercice consistant à détourner l’interdit en le positivant :

 » tu peux dessiner sur cette feuille, sur le cahier mais pas sur les murs plutôt que NON PAS ÇA pas la tapisserie ! « 

Si elle se contentait de petits non à chacune de mes questions, je pourrais encore croire qu’elle a un caractère facile mais à mes refus, elle réagit en se cabrant ou en s’aplatissant au sol, en se tordant dans tous les sens…j’ai le souvenir récent d’une virée au supermarché qui a tourné au cauchemar.

Pense-t-elle que maintenant que son frère s’est bien calmé, elle se doit de prendre la relève sous prétexte que je risquerais de trouver la vie un peu trop fade sinon?

Et toi, enfant tu étais sage comme une image ou parfois capricieuse(x)?

Edit : sur Fais toi la belle, je te livre mon arme fatale contre le mal de transport des enfants dans le train !

Pereira prétend et le Quai de Ouestreham, deux livres apparemment très éloignées par la forme comme par l’histoire et pourtant…c’est la figure du journaliste qui est au cœur de chacun de ses livres, romancée dans un cas, sur le terrain  dans l’autre.

Pereira prétend a lieu à Lisbonne en 1938, en pleine période de salazarisme portugais, de fascisme italien et de guerre civile espagnole. Péreira est un journaliste portugais, qui vit seul depuis la mort de sa femme et s’occupe de la rubrique culturelle d’un journal. Son existence va être bouleversée par un jeune stagiaire à qui il propose d’écrire des nécrologies. Péreira pense la politique comme une bulle à part qui n’a pas d’incidence sur sa vie, à moins qu’il n’ait voulu jusqu’à présent rester aveugle aux signes d’une dictature. Avec ce roman, nous accompagnons ce personnage, en rien héros, dans sa prise de conscience et dans sa résistance d’abord passive puis active au totalitarisme et à la censure.

Avec le quai de Ouestreham, Florence Aubenas renoue avec cette façon bien particulière de mener l’enquête en se fondant dans son sujet : sur le même principe on se souvient de Tête de turc ou bien encore de ce documentaire dans lequel un blanc américain s’était fait passer pour un noir. Florence Aubenas, l’espace de quelques mois, a pris une chambre meublée à Caen et s’est mise dans la peau d’une demandeuse d’emploi. Assez étrangement, personne ne l’a reconnu à part une jeune femme dans une agence d’intérim. En devenant elle même une précaire, elle met des visages sur ce mot qu’on a lu, entendu sans savoir exactement ce qu’il signifiait : la crise ! Les statistiques deviennent des histoires individuelles qui ont toutes en commun des parcours chaotiques, des contrats de travail qui mis bout à bout ne parviennent même pas à un smic et des conditions de travail qui tendent à montrer que plus l’état se désengage, plus le monde du travail devient inhumain. Le quai de Ouestreham n’est pas un roman, les destins croisés manquent de profondeur et le style n’est pas particulièrement percutant. Ce livre n’est pas non plus un essai : au delà des faits, pas d’explications sur les mécanismes de la précarisation et de l’absurdité d’un système (cadences impossibles à respecter, temps de trajet parfois aussi longs que la durée d’une mission..). J’ai trouvé, par ailleurs, le ton de Florence Aubenas, relativement condescendant sur ces travailleurs pauvres. Néanmoins dénoncer cette situation que l’on trouve banale puis tellement normale un jour qu’elle ne révolte plus personne c’est aussi un acte de résistance.

Et toi, l’actualité tu la suis en instantané ou tu préfères prendre un peu de recul ?

Glop : Cette semaine une nouvelle éducatrice est arrivée à la crèche du chérubin en remplacement d’un congé maternité et cela a tout de suite super accroché entre elle et ma chère tête blonde. Jeudi matin, elle m’a accueilli en me disant « ah votre fils, 20 sur 20, c’est un enfant très équilibré, vous avez fait du beau boulot ! ». Franchement le discours est en léger décalage avec ce que nous pouvons vivre au quotidien mais pour une fois qu’on me dit que je fais bien mon travail de maman, je n’allais pas bouder mon plaisir )

Pas glop : Stupeurs et tremblements dans les foyers, TF1 l’a annoncé officiellement le week-end dernier, il n’y aura pas d’Ile de la tentation cet été ! Quoi plus d’émission de 2h avec 10 images montées différemment? plus de bande-son de la mort? plus de tentateurs « tout dans les muscles, rien dans la tête » aux prénoms les plus improbables les uns que les autres? plus de candidats recrutés dans les boîtes de nuit et les bars à strip tease? Moi qui avait trouvé un sujet démesuré d’inspiration qui alimentait une rubrique quotidienne, me voilà bien dépourvue…je vais peut-être me rabattre sur la nouvelle version de Tournez manège

Glop : La star Academy c’est fini ! Plus de petits gosses insupportables qui ont une tête comme un melon alors qu’ils chantent comme des casseroles et finissent dans le pire des cas à chanter pour Sarkozy à la garden party du 14 juillet, plus de Nikos et ses formules toutes prêtes, plus d’Armande Altaï qui a oublié de se regarder dans le miroir en se maquillant, plus les mêmes chanteurs invités année après année…On va pouvoir se concentrer pleinement sur la Nouvelle star )

Pas glop : La nouvelle a été publiée au journal officiel du lundi 16 février, l’indemnité annuelle du président de l’AMF (autorité des marchés financiers) a été relevée de 71 000 euros passant de 149 000 à 220 000 euros. C’est pas la crise pour tout le monde visiblement… aux autres, il reste les conseils à deux balles de Xavier Bertrand ou de Christine Lagarde comme « faire jouer la concurrence », « comparer les prix » « savoir se débrouiller »….merci Christine )

Sur ce, pensez à celle qui bosse demain et profitez bien de votre week-end !

Pas glop : le week-end dernier le chérubin s’est transformé en petit tyran. Une crise par heure du lever au coucher, autant vous dire que nous étions épuisés samedi soir et que j’étais prête à retourner le colis à son expéditeur (manque de pot, j’ai perdu le ticket de caisse). Je me suis dit que si une nullipare avait été invitée chez nous à ce moment-là, elle se serait sûrement  fait ligaturer les trompes suite à son séjour chez nous.
Serait-ce la fameuse crise d’opposition? celle qu’il n’a pas faite à 18 mois et que nous aurions puissance 10 pour ses deux ans et demi? J’en connais déjà qui vont me dire que leur progéniture a toujours été ultra sage (en général ce sont les mêmes qui vous agacent en claironnant que leur mioche a fait ses nuits dès la sortie de la maternité) …vous le paierez un jour ). Pour les autres, les parents normaux, quelle est votre stratégie? l’envoyer dans sa chambre pour qu’il se calme? il revient au pas de charge en poussant des hurlements (je vais quand même pas fermer la porte à clef); faire diversion ou tenter de faire passer les choses avec humour? mouais au bout de la 4ème crise de la journée, j’avoue que mon humour est largement émoussé; être à l’écoute de son enfant, lui parler? honnêtement dans ces cas là, autant parler à un mur tellement il est énervé; lui promettre une récompense? (si tu es sage, tu pourras regarder ton dvd par exemple) je n’ai pas l’impression qu’il comprenne réellement et l’idée que dans la vie toute action est intéressée me gêne un peu; le menacer? par exemple « tu ne veux pas venir manger à table…eh bien tu vas aller au lit sans manger et sans histoire »…jusqu’à présent cela a marché, il se radine dans la minute qui suit en râlant un peu.

Glop : le chérubin reste malgré tout un adorable petit garçon qui me gratifie d’un « tu es belle maman » quand je rentre à la maison avec ma nouvelle coupe de cheveux …j’ai appris très vite que le papa l’avait ardemment briefé mais ça fait quand même plaisir…

Pas glop : Les deux personnes avec qui je bosse sont en congé maladie pour au moins un mois (et je vous assure que je n’y suis pour rien)…ce qui veut dire concrètement que je vais hériter de tout leur boulot en plus du mien…ça tombe magnifiquement bien en cette période de l’année où je suis au plus bas de ma forme et où j’ai l’énergie d’une marmotte en pleine hibernation

Glop : Les entreprises licencient à tour de bras pour pouvoir continuer à distribuer des dividentes, les banques à qui l’Etat a prêté de l’argent continuent de se verser des bonus, le chômage est à 11%, Sarko est toujours président, Besson veut mettre fin dans un lapsus révélateur à l’invasion ….dur dur de garder le sourire dans ce contexte….il faut au moins l’aide de Gad Elmaleh et de son dernier spectacle « Papa est en haut » dans lequel il se moque des chansons enfantines, observe tous nos travers et montre une fois de plus ses talents de performer (il danse, il chante, il mime, il joue du piano)….au moins quelques fous rires garantis, même si je l’ai trouvé un peu mieux drôle que son précédent one-man-show.

Sur ce, profitez-bien de votre week-end !

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