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Toutes les meilleures choses ont une fin il parait et le dernier jour de mon week-end prolongé en Corse est trop vite arrivé. Mais ne brûlons pas les étapes, afin de dire au revoir à cette belle région, je t’emmène avec moi de la Citadelle de Calvi aux vignes de Patrimonio avant de reprendre le ferry.

Après avoir admiré, depuis l’hôtel La Villa, les fortifications de Calvi, nous sommes allés nous promener à l’intérieur de ses ruelles au charme médiéval.

En haut de quelques marches, un salon de thé attend un repreneur…j’ai collé mon nez à la vitre pour regarder un peu l’intérieur (je m’imaginais déjà proposant muffins et cookies ..à la farine de châtaigne?) et la vue est extraordinaire.

En continuant à flâner, nous sommes tombés sur le lieu où il faut venir siroter un cocktail l’été en écoutant des chanteurs : Tao. L’endroit n’était pas ouvert mais je me suis imaginée sur la terrasse avec vue magnifique sur la baie de Calvi et en train d’écouter jouer au piano Jacques Higelin par exemple.

Je sais que Calvi est prisé pour ses plages mais venir à Calvi et ne pas se promener dans la Citadelle ce serait vraiment passé à côté de l’essentiel, non? et puis j’espère y revenir en prenantune location en Corse avec Housetrip dont j’ai découvert le site de vacances en ligne récemment.

Nous avons quitté les remparts pour d’autres hauteurs en grimpant dans un 4 X 4. J’avoue avoir joué la sécurité en choisissant la place à côté du conducteur…ça m’a valu tout de même deux frayeurs : quand Diana, notre conductrice, a freiné juste au dessus d’un ravin et quand elle m’a demandé de prendre le volant pendant qu’elle écrasait une plante pour nous la faire sentir…farceuse, va )

Au fur et à mesure que la voiture prenait des chemins escarpés, de l’autre côté du pare-brise des panoramas à couper le souffle jusqu’à celui de la chapelle Notre Dame de la Serra :

Nous sommes redescendus ensuite vers la mer direction la Stareso, une base scientifique de recherche maritime où le Dr Pierre Lejeune nous a parlé du réchauffement climatique et des expériences menées ici en méditerranée. La station est à l’abri du vent, le soleil cognait, j’ai quitté mon blouson et j’ai laissé divaguer mon regard au loin (si, si j’ai écouté ))

Déjeuner dehors je ne m’en lasse pas mais déjeuner dehors au bord de l’eau avec sur la table tout ce qui symbolise la gastronomie corse, c’est juste parfait. Terrine au châtaigne, terrine au figatelli, beignets au fromage et au courgettes, tarte au blette, fromages de brebis et confitures corses.. un régal !

Par pure gourmandise (car tu te doutes que je n’avais plus faim), je me suis laissée tenter par un beignet sucré au brocciu..

Je crois que si j’avais su que des routes sinueuses, celles qui nous ont permis de découvrir les paysages très atypiques du désert des Agriates, nous attendaient pour rejoindre Bastia, je me serais peut-être abstenue sur le dessert ..heureusement le coca bien frais bu sur la place de Saint-Florent m’a requinqué.

Avant de rejoindre Bastia, nous nous sommes arrêtés à Patrimonio pour découvrir les vignobles d’Antoine Arena, un viticulteur réputé (qui malheureusement ne vend pas ses vins très prisés sur place). Un petit tour dans ses caves, une dégustation de son vin blanc sec et il était déjà l’heure d’aller rejoindre le ferry.

Randonnées 4 X 4 : http://corse4x4.blog4ever.com/blog/index-218325.html

Domaine Arena : www.antoine-arena.fr

J’aurais pu terminer ce billet en mettant une photo du bateau mais j’ai choisi cet instantané pris à travers la vitre du bus du village de Lumio .. ce bref aperçu qui m’a donné envie de revenir et m’arrêter cette fois.

Pendant 3 jours j’ai eu la chance de découvrir des endroits magnifiques, de goûter une gastronomie à tomber de son siège, de rencontrer des personnes chaleureuses et passionnées…un grand merci à Corsica Ferries, Jean-Christophe, Marie, Sylvie, Emmanuel, Jean-Michel, Pierre, François, les offices du tourisme de Bastia, l’Île Rousse et Calvi et tous les gens qui ont rendu ce moment vraiment unique.

Aujourd’hui , après j’espère t’avoir donné envie de partir pour la Corse pour les vacances de Pâques/ en mai / en septembre , je te propose de gagner une traversée aller retour pour deux personnes entre Toulon et Bastia (Traversée d’une valeur de 250 € Hors taxes et droits de bord, hors installation (cabine, etc.), hors vacances scolaires et dans la limite des places disponibles )

Pour tenter de gagner cette traversée, il faudra me proposer la recette la plus fidèle possible de la pulenda (y en a deux qui ont suivi depuis le début), juste me laisser un commentaire en me disant pour quelle raison tu aimerais venir en Corse en citant dans ton commentaire Corsica Ferries jusqu’au vendredi 5 avril minuit. Je demanderai ensuite à Corsica Ferries de tirer au sort le nom du gagnant.

Bye bye Corsica, basgi !

Edit du 11 avril : après tirage au sort par Corsica Ferries, la gagnante de la traversée Toulon/Bastia est Evelyne du blog Instinct des thés !  Bravo à toi Evelyne et j’attends tes coordonnées (adresse postale et un téléphone).

Je ne sais pas si cela t’arrive souvent de passer la nuit dans un hôtel 5 étoiles, moi c’était (presque) la première fois .j’écris presque car j’ai eu la chance de dormir pendant une semaine à l‘Hôtel des Thermes de St Malo lorsque j’avais testé une cure maman-bébé et côté confort et cadre c’était vraiment le top.

Toujours est-il que j’ai vécu ce moment comme une seconde première fois. Les chambres étaient très belles, spacieuses (et les lits incroyablement confortables..depuis mon retour, je rêve d’avoir un matelas aussi parfait à la maison), les prestations proposées par l’hôtel étaient du genre grand standing mais ce que je retiendrais par dessus-tout c’est cet incroyable cadre.

A peine sortie du mini-bus, quelqu’un est venu chercher ma valise et me l’a porté jusque dans la chambre….j’ai été alors jusqu’à la porte fenêtre donnant sur le jardin (on était au rez-de-chaussée) et je suis restée bouche bée devant la vue et ce ciel nimbée de rose en horizon.

J’ai profité des derniers moments de luminosité pour prendre quelques photos de l’hôtel …enfin je l’ai plutôt mitraillé cet endroit histoire de dire « j’y étais, non je n’ai pas rêvé »

Après j’ai fini pour ôter l’appareil photo autour de mon cou pour mettre un maillot de bain et un peignoir direction le spa

Il ne faisait pas jour comme sur la photo ci-dessous (photo prise le lendemain matin) même si en Corse j’ai eu l’impression de vivre plusieurs journées dans une seule. Après avoir testé tous les jets d’eau intérieurs de la piscine (sur le dos, la plante des pieds, les jambes, le ventre…n’en jetez plus !), je me suis retrouvée avec la Team Sue Ellen au hammam avec l’idée de transpirer l’excédent de charcuterie corse…d’autant plus qu’un repas gastronomique nous attendait dans le restaurant de la Villa…

Après une longue et délassante douche (pas assez de temps pour un bain ou la dure vie des blogueurs), je me suis installée à l’une des tables d’un des salons du restaurant…la pièce était éclairée de façon intimiste et je ne me suis pas rendue compte que mes photos prises pendant le repas en pâtissaient …je les ai mise en ligne tout de même pour partager jusqu’au bout cette soirée peu ordinaire

velouté de potiron sathé et huile d’olive…vraiment excellent

escalope de foie gras de canard poêlée, purée d’artichaut à l’huile de noisette …j’avoue que je ne raffole pas du foie gras chaud  j’ai donc préféré la purée (damned ! )

Pavé de maigre cuit sur peau, fricassée de légumes du moment (on a été 3 sur 5 à avoir compris magret au lieu de maigre..tu aurais vu notre tête en voyant arrivée l’assiette…c’est la représentante de l’Office du Tourisme de Calvi qui était à notre table qui a du se marrer intérieurement)

le meilleur pour l’indécrottable bec sucré que je suis, un dôme crémeux au chocolat lacté, coeur crémeux passion, croquant chocolat noir et sorbet aux parfums des îles

Et le lendemain matin, après une nuit dans un lit tellement confortable (je sais je l’ai déjà écrit mais je ne m’en remets pas, ce matelas était fait pour moi, j’aurais du l’emporter), la vue, le ciel bleu, le soleil, tout était encore bien là derrière les rideaux…c’était bien la réalité.

C’est avec cette vue fabuleuse que j’ai pris un petit déjeuner de princesse…jus d’orange pressé, fruits frais, délicieux petits gâteaux ou viennoiseries, petits pots de miel de Corse …et dire que la veille en sortant de table, je m’étais dit « demain c’est diète« .

Après un dernier coup d’œil à la piscine et aux montagnes qui semblaient la bordaient, j’ai fini de ranger ma valise …Calvi nous attendait …

 Adresse de rêve :

♥♥ Hotel La Villa*****, Chemin de Notre Dame de la Serra – 20260 Calvi
site internet : http://www.hotel-lavilla.com/

Alors comment as-tu trouvé cet endroit ?

(séjour organisé par Corsica Ferries)

Dans l’épisode précédent de mon séjour en Corse , je testais la raquette à neige à Asco…l’après-midi même j’étais en bord de mer sur la plage de l‘île Rousse. Après avoir vu sur le trajet un mouflon à quelques mètres à peine de la route (pour les photos cela se passe chez Gazelle, je n’ai pas sauté à temps du bus), le paysage a soudain changé totalement et à travers la vitre voilà ce que j’ai vu…nous étions en Balagne !

Mais avant de nous balader dans cette station balnéaire, nous sommes allés déjeuner au Bistrot de la plage et une fois de plus plaisir des yeux a rimé avec plaisir des papilles de l’amuse-bouche au dessert.

bouchée cabillaud

petit paquet de gambas sur julienne de légumes

soupe d’araignée et sa rouille (impossible à finir, tu as vu la taille de l’assiette ?)

fondant au chocolat et glace à la rose…le fondant était délicieusement coulant, je n’avais jamais testé l’association chocolat/rose et j’ai trouvé cela très réussi .

C’est la figure de Paoli qui nous a accueilli en sortant du restaurant, un nom que nous avions entendu à plusieurs reprises depuis que nous avions débarqué à Bastia. Héros insulaire du XVIIIème siècle, il  a donné une constitution à la Corse en 1755 dans laquelle le droit de vote est accordé aux personnes de plus de 25 ans dont les femmes. Si sa statue est sur la place principale de l’île Rousse c’est qu’il a fondé cette ville en 1758.

Quelques pas plus loin et nous voilà sur la plage…singularité des lieux, on peut y accéder en train,  U Trinighellu Corse ou continuer le voyage jusqu’à Calvi. Moi qui n’ai pas de voiture et qui ai horreur de conduire, voilà un moyen de transport que j’emprunterais volontiers pour découvrir tous les endroits desservis par les différentes lignes même si j’imagine qu’il ne vaut mieux pas être pressé.

Pour les gens qui habitent à l’Île Rousse toute l’année, cela fait peut-être partie du décor mais à peine un demi-tour les pieds dans le sable et tu aperçois les montagnes enneigées.

Nous avons marché jusqu’à la place du canon où se trouve un lavoir toujours en activité…c’est ce qu’a confirmé une mémé penchée à sa fenêtre et qui regardait, mi-circonspecte, mi-amusée, notre groupe armé d’appareils photos. Quand j’étais gamine, j’accompagnais ma grand mère maternelle au lavoir de son village, l’eau était glacée, les mains vite paralysées mais pour les grosses pièces (pas de pressing là-bas) cela se révélait plus commode que chez soi. Je l’observais frotter avec un gros savon de Marseille le linge puis le poser sur le rebord en pierre du lavoir…nostalgie teintée de tristesse car ma grand-mère est décédée il y a un peu plus de deux ans, voilà ce que j’ai ressenti sur la place du Canon.

Nous avons ensuite été jusqu’à l’Île de Pietra pour un panorama splendide …en observant la couleur des rochers, les rayons du soleil se refléter dans la mer et en ressentant cette douceur enveloppante au fur et à mesure que j’avançais sur le chemin qui monte au phare, j’ai compris pourquoi cet endroit avait été baptisé l’Île Rousse.

mieux que le botox, l’immortelle, plante utilisée en cosmétiques pour ses vertus anti-âge

En cette période de l’année, nous étions quasiment seuls là-haut avec ce sentiment d’infini et de petitesse par contraste de l’espèce humaine…chaque pas nous laissait découvrir un point de vue inédit , un angle neuf où porter son regard…je me serais bien assise sur un des rochers pour attendre le coucher du soleil mais un autre cadre magnifique nous attendait pour la soirée et la nuit …

Merci à l’Office du tourisme de l’Île Rousse pour son accueil et pour ce bel aperçu des beautés de la Balagne !

♥♥ Adresse gourmande :

Restaurant Le Bistrot de la Place, 3 place Paoli – 20220 L’Ile-Rousse

Je suis tombée sous le charme de Bastia, cette cité italienne à l’origine. Elle en a gardé de nombreuses traces et une ambiance bien particulière. Se balader dans Bastia c’est un peu comme plonger dans le livre Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé même si Bastia n’est pas un village. A chaque coin de rue, on s’attend à voir assise sur le pas d’une porte, une mama devant un rideau de perles bougeant  à peine avec le vent et laissant deviner un intérieur plongé dans la semi-pénombre.

Et puis Bastia pour moi c’est cet accent chantant qui souligne la dernière syllabe des mots, celui de Sylvie, notre guide pendant ce séjour en Corse et avec qui nous avons fait connaissance ce jour-là.  Sylvie, elle a le don de te raconter des histoires avec une telle chaleur et passion que tu te laisses embarquer sans résistance.

J’ai aimé cette ville de contrastes entre couleurs et murs gris, habitations rénovés et bâtiments historiques. J’ai aimé le linge au fenêtre, le soleil qui s’engouffre entre deux ruelles, ces femmes qui te protègent du mauvais œil d’un geste de la main, ces volets qu’on entrouve à peine…

Nous sommes montés à la citadelle, découvrant peu à peu des points de vue magnifiques sur le port, traversant cette allée de palmiers dans les jardins Romieu, empruntant le passage qui mène à la citadelle. Une fois là-haut, quel choc !

Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises car déjà la guide nous entraînait dans l’Oratoire de la confrérie de la Sainte Croix où un concert de chants polyphoniques nous attendait. Trois gars, en jean et sans chichi, se plantent à quelques mètres de nous et sans plus d’échauffements se mettent à chanter. Et là je dois t’avouer que sur mon banc, je n’en menais pas large du tout. Je ne sais pas si c’était l’acoustique , les lieux, la puissance et la pureté de leur voix conjuguées, ce moment où nous étions tous ensemble silencieux et dans l’écoute, mais j’avais les yeux qui piquent comme dirait Gazelle.

Je doute que cela ne prenne aux tripes comme ce fut le cas ce jour là à Bastia, mais je n’ai pas pu résister à l’envie de mettre une petite vidéo :

Après leur concert, les chanteurs nous ont demandé de nous joindre à eux mais on n’a pas été très courageux (et on tenait au beau temps jusqu’au bout) …excepté Emmanuel « notre nounou » (Sanctus, sanctus, sanctuuus ) puis à  Sandra et à Sylvie qui se sont prêtées à l’exercice.

Bon alors ça va le coup de se perdre au moins quelques heures dans Bastia, non?

Un grand merci pour cette balade à l’Office du Tourisme de Bastia et en particulier à Josian Calloni qui nous a accueilli avec une chaleur qu’on n’oublie pas !

Edit : la main sur l’oreille c’est pas un signe distinctif corse c’est juste pour mieux entendre sa voix )

Edit 2 : j’ai compris pourquoi le fait de mettre le pain à l’envers sur la table rendait dingue ma mère sans qu’elle même ne sache jamais me l’expliquer  ..avant on séparait le pain des bourreaux du pain des autres habitants et celui des bourreaux était posé à l’envers ….

Je crois que si j’habitais à Bastia, tu me trouverais souvent dans un café du vieux port, les lunettes de soleil sur le nez, un bouquin dans les mains et le bruit des mats des bateaux qui tintent parfois. Voilà pourquoi j’ai un peu mis à mal la chronologie de mon séjour en Corse. A peine un pied à terre, nous n’avons pas été directement au restaurant, je te rassure mais je me suis dit que pour finir la semaine, on pouvait déjeuner sur le vieux port de Bastia et profiter ensemble de la vue.

J’aime les ports au Sud comme en Bretagne..ici mon regard a fixé les façades colorées des habitations contrastant avec le gris d’autres maisons et  l’église Saint Jean-Baptiste qui se dresse, fière, en arrière plan.

Je suis passée devant ce lieu de rendez-vous de pêcheurs, la porte était ouverte sur un joyeux bazar de filets, sacs et affaires ..j’ai imaginé les hommes au retour de mer, assis chacun sur une chaise et y allant de sa petite histoire.

Et comme je dois être à la hauteur de ma réputation de gourmande, la balade se poursuit au restaurant Les terrasses du Vieux Port avec comme son nom l’indique une magnifique terrasse ). Déjeuner début mars dehors avec une vue pareille, quel bonheur !

Dans mon verre, un vin rouge excellent qui accompagne parfaitement …

…l’amuse bouche au fromage qui arrive sur la table

mais aussi

le millefeuille d’aubergine à la tome corse, pancetta grillée

le dos de rascasse en croute de persil et d’amande, poêlée de légumes du moment

 C’est alors que j’entends le patron du restaurant dire « il parait qu’il y a une personne parmi vous qui adore le chocolat« …dois-je en déduire que le dessert va me plaire ?

suprême de chocolat blanc aux canistrelli compotée de framboises…comment te dire? c’est là que j’ai commencé à comprendre que le paradis existe : il est en Corse !

 

Ah si ce midi je pouvais déjeuner à nouveau sur le vieux port de Bastia …

♥♥ Adresse gourmande

Les Terrasses du Vieux Port,
2020 Bastia

Passer la nuit sur un ferry, voilà comment à commencer mon séjour en Corse, après seulement 3h de TGV pour rejoindre Toulon. J’avoue que j’étais moyennement rassurée quant à l’état potentiel de la mer. J’avais d’ailleurs emporté des médicaments pour le mal de transport avec l’idée de m’assommer en cas de mer démontée (optimiste en somme).

Quand j’ai aperçu le ferry jaune et blanc de loin, énorme avec sa soute à voitures grande ouverte telles deux énormes bouches, je me suis dit qu’un tel engin ne pouvait pas bouger. C’était sans compter sur les mots du commandant, croisé au moment de l’embarquement et qui nous annonça quelques remous aux abords de Bastia.

Gloups ! trop tard j’avais déjà un pied sur le ferry et l’envie de découvrir cette île tant vantée était plus forte que le reste …

 En m’éloignant du quai et en prenant l’escalator menant au pont 5 du ferry, j’avais l’impression d’être dans un épisode de la Croisière s’amuse (les uniformes du personnel y étaient pour quelque chose)… j’étais curieuse de découvrir à quoi ressemblait une cabine de ferry.

 On ouvre la porte ? (un peu déçue de ne pas avoir eu la 6017)

Un petit conseil si l’idée de toute cette eau sous toi ne t’enchante pas plus que cela, évite d’ouvrir les rideaux et de regarder en bas par la fenêtre …je le sais je n’ai pas pu m’en empêcher )

Après avoir dit adieu à ma famille au téléphone (le syndrôme Titanic sans doute), direction le bar du ferry ( les couloirs ont la nette tendance à tous se ressembler soit tu as un très bon sens de l’orientation soit tu te déplaces en groupe..j’ai opté pour cette seconde solution ) pour l’apéritif  :

Attention plusieurs indices corses se cachent dans les photos qui suivent à toi de les retrouver :

Comme tu peux le constater, dès le début du séjour, l’assiette était gourmande et malgré la crainte de ne pas résister au roulis de la mer, j’ai finis mon dessert )

Puis tout le monde regagna sa cabine (la team Sue Ellen n’en était qu’à ses balbutiements), l’heure de rendez-vous le lendemain matin étant à 6h15. Cela dit, le matin tirer ses rideaux pour découvrir un ciel rosé bordant la mer ça vaut le coup de mettre son réveil de bonne heure.

La nuit avait été calme, une fois couchée je me suis sentie bercée et me suis vite endormie. Après une douche un peu étrange quand le sol tangue, je suis sortie sur le pont pour voir les côtes de la Corse s’approcher.

Nous avons eu ensuite la chance de visiter la salle des machines alors que le soleil se levait peu à peu …

Devine les mètres d’eau qu’il y a sous mes pieds….brrr

Le premier visage de la Corse s’est dessiné peu à peu à travers la vitre alors que le commandant garait son ferry accostait avec l’aide d’un capitaine du port de Bastia qui, peu de temps avant l’arrivée, monte à bord pour aider à la manoeuvre…visiblement le moment du créneau est toujours un peu délicat, il faut calculer le nombre de mètres (le commandant se repère aussi aux lampadaires sur le quai !).

Quelques instants plus tard, nous avions tous un pied sur le sol Corse….

Un grand merci à Corsica Ferries pour cette nuit insolite ! et à tous ceux sans qui ce séjour n’aurait pas été possible ni aussi magique (Jean-Christophe, Jean-Michel, Sylvie, Pierre, Marie, François, Jean-Marie et ceux dont je vous parlerai au fur et à mesure du voyage)

Tu l’as compris je n’étais pas seule sur le ferry : Gazelle, Shalima, Camille d’Essayage, Jeff, JulyCocoon, HelloValentine, 100Driine, Benjamin, Marcia, Marie-Laure, Sandra et notre nounou aux petits soins et toujours présent Emmanuel de l’agence Eluère étaient du voyage.

 Dans le prochain billet, je t’emmène à Bastia, tu me suis ?

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