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Une nouvelle version courte des ‘j’aime de la semaine » et une nouvelle fois en décalé. Ce week-en je n’étais pas à Lyon et comme je n’ai jamais aimé écrire mes billets en avance en 12 ans de blog… ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Voici donc les 3 j’aime de la semaine :

Polar en vacances : une enquête dans le jardin du Musée des Beaux Arts

Mercredi en début d’après-midi les enfants ont mené l’enquête dans le jardin du musée des Beaux Arts. Pendant qu’ils répondaient seuls à différentes énigmes leur permettant d’éliminer différentes personnes de la liste des potentiels voleurs de bijoux, j’admirais les jeux des rayons du soleil sur les parterres de fleurs. Par moment on aurait presque dit un tableau impressionniste ou pointilliste.

Les enfants ont bouclé l’enquête en un temps record (et dire que l’an dernier il fallait les aider pour chaque énigme, je mesure combien ils ont changé en un an ) et ont gagné chacun un livre. A l’année prochaine, pour une nouvelle enquête !

Les thés et infusions glacés de Torü

Potentiellement n’importe quel thé est susceptible d’être utilisé en thé glacé mais certains s’y prêtent mieux que d’autres. J’ai choisi des mélanges fruités et estivaux :

-Sous l’abricotier bio : un thé blanc (le plus délicat pour moi) parfumé pêche, abricot, melon
-Pêche -Fleur d’oranger : un mélange de Oolong, de thé blanc, de pêche et de fleur d’oranger
-Nectar royal : une infusion contenant de l’hibiscus, du sureau, du cassis, des écorces d’orange, de l’églantier, des morceaux de pêche, de pommes, d’ananas, des pétales de rose et de tournesol

Le mode d’emploi est à chaque fois le même : je mets une grosse cuillère à soupe d’infusion ou de thé dans un litre d’eau froide, j’ajoute un peu de sirop d’agave et je laisse au frigo toute la nuit. Le lendemain je filtre ou je retire le sachet si j’ai mis mon thé/infusion dans un sachet à remplir.

Un week-end prolongé en Corrèze du Sud

Vendredi j’ai pris, avec les enfants, un petit avion à 18 places (non je n’étais pas particulièrement rassurée..surtout un vendredi 13 !). Pas d’hôtesses, pas de service à bord, seulement deux rangées de sièges mais un trajet Lyon-Brive en 45 minutes, ce qui est bien entendu imbattable (en train c’est vraiment très long ).

Au programme : du vert, de la nature, le petit village médiéval de Donzenac (sous une chaleur écrasante), une re-découverte du centre ville de Brive décoré de parapluies, des tourtous au goût d’enfance achetés au marché et surtout du temps passé en famille.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine déjà entamée : )

J’aurais pu titrer ce billet « On va voir les vaches ? » parce que j’ai l’impression d’en avoir vu partout derrière la vitre du train ou autour de Donzenac, en Corrèze du Sud, où j’étais quelques jours et parce que je ne me sens jamais autant « citadine » que lorsque je suis en pleine campagne ; )

J’aurais aimé vous montrer la beauté des couleurs de l’automne sur les paysages vallonnés de la Corrèze, ces dégradés allant du jaune à l’orange en passant par les rouges (le Québec n’a qu’à bien se tenir )), les nuances de l’ardoise des pans de Travassac mais le ciel gris et la pluie se sont invités.

J’aurais aimé que vous sentiez l’odeur des sous bois après la pluie, celle des châtaignes et des pommes cuites au four (on les déguste avec encore plus de plaisir quand on les as ramassées soi même).

J’aurais aimé que vous entendiez les bruits des bogues qui dégringolent des hauts des arbres, celui des feuilles, à peine perceptible, qui tombent comme une fine pluie colorée, celui des rivières longées, les craquements de cette nature sans qu’on sache si le bois travaille ou si une biche vient de passer à quelques mètres et ce silence qui n’est jamais aussi long quand on habite en ville (mais bien vite rompu par les décibels des enfants ..mais pourquoi se sentent ils obligés de crier ?))

J’aurais aimé partager les tourtous, les galettes de pommes de terre et la flognarde, qui sont autant de madeleines de Proust.

A défaut de ce bouquet de sensations, voici quelques photos bien pâlichonnes (petit papa Noël, quand tu descendras du ciel, n’oublie pas de m’apporter un joli appareil photo )) de Donzenac, des pans de Travassac et de Pompadour avec son haras et son château :

 

 

 

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Donzenac village médiéval sous le soleil ce matin

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

Pas de séjour en Corrèze sans miassou

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

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J’aurais aimé visiter bien d’autres coins, pousser jusqu’en Dorgogne qui n’est pas très loin, flâner au marché de Brive et tester les chocolatiers, pâtissiers locaux mais j’ai repris le chemin de Lyon, chargée (dans la limite très raisonnable de la valise où j’avais laissé un peu de place) de 2 kg de miel, production familiale. Il faut bien cela pour passer l’hiver, en incorporer dans des pâtisseries, soigner les maux de gorge et pourquoi pas, comme l’explique cet article en poser en masque pour les cheveux secs et abîmés (je n’ai pas encore trouvé le produit miracle ).

J’ai ramené aussi quelques pots de confiture maison à l’abricot (la préférée du fiston) et aux mûres sauvages, de grosses poignées de châtaignes et de noix, constatant que comme à mon habitude les voyages se terminent toujours par des souvenirs gourmands.

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Qu’elle me semble loin déjà cette escapade à Collonges la Rouge ! Je me décide quelques mois plus tard à partager cette balade dans ce village connu pour la couleur de ces habitations et constructions planté au milieu des vignes et d’un paysage verdoyant. En arrivant, j’ai d’ailleurs eu l’impression d’un décor de film mais sans le côté carton pâte.  Même s’il faut garer sa voiture sur un parking extérieur, l’endroit était beaucoup moins fréquenté que ce que j’imaginais pendant les vacances de Toussaint. Bien-sûr, nous n’étions pas seuls (j’ai juste demandé aux gens de se pousser à chaque fois que j’ai pris une photo )) mais c’était plutôt calme et idéal pour profiter pleinement des rayons du soleil se reflétant sur le grès rouge et des tours se dressant ici et là (25 parait-il, j’avoue que je ne les ai pas comptées).

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collonge 6collonge 14collonge 7collonge 10collonge 11collonge 8collonge 12Le Cantou si vous ne connaissez pas ce mot est comme une cheminée ouverte autour de laquelle on peut installer des chaises. Avant les gens veillaient dans cette « pièce » (maintenant peut-être qu’ils live-twittent au son des crépitements du feu ?). J’ai des souvenirs d’enfance et d’adolescence de lecture dans le canton de ma tante. Bouquiner à la lueur des flammes (oui j’étais déjà très sportive gamine) en mettant les pieds le plus près possible de la chaleur, quel bonheur (et je ne vous parle même pas des châtaignes cuites dans le feu et autres choses peu détox dont l’odeur emplissait la pièce principale)

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Vu l’heure à laquelle je me suis promenée dans Collonges-la-Rouge, je n’ai pas eu l’occasion de m’attabler à un des restaurants mais régulièrement mes narines étaient chatouillées par des odeurs de cuisine. Par curiosité, je suis allée voir si je trouvais quelques renseignements sur le restaurant le Relais de Saint Jacques de Compostelle qui a une magnifique terrasse et je suis tombée sur un article de Gilles Pudloski qui m’a mis l’eau à la bouche.

 

 

 

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Alors que j’admirais les vignes grimpantes sur une des maisons, un groupe de touristes japonais (qui mitraillait presque autant que moi ) a commencé à s’extasier sur ma fille et une dame m’a demandé en anglais si elle pouvait photographier la Miss (qui, ravie, s’est prêtée au jeu, minaudant à souhait). Pas certaine qu’elle soit « typiquement » corrézienne (et là vous me demandez c’est quoi typiquement corrézienne ? ) mais en tous cas, elle est peut-être aujourd’hui sur un album représentant la France et la Corrèze.

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Pas de voiture dans Collonges-la-Rouge, un salon de thé qu’on devine à peine sous les végétations,le rouge de la pierre qui contraste avec le bleu du ciel, des fenêtres sous les toits triangulaires et plein de petits détails qui donnent envie de s’attarder,  impossible de ne pas être sous le charme de ce village.

 J’ai tellement peu blogué ces deux dernières semaines que je me suis trompée sur le mot de passe pour entrer dans mon back office tout à l’heure . Si j’ai été très peu derrière mon écran d’ordinateur, mon programme a été plutôt bien rempli entre test de l’Actifry, séjour corrézien familial et découverte de quelques jolis villages que je ne manquerai pas de vous montrer quand j’aurais trié mes photos.

A peine de retour sur Lyon, je suis repartie pour deux jours à Paris et son Salon du Chocolat. Du coup j’ai une to do list longue comme le bras, une pile de repassage que je n’ai pas pu mater en une seule fois et des romans sur ma table de chevet dont la lecture n’avance pas beaucoup (je me demande si choisir, dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, le livre Le royaume d’Emmanuel Carrière , pavé qui ne se lit pas vraiment comme un thriller à priori, était très judicieux).

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Ce week-end, juste à deux pas de chez moi, dans la salle où je vais aux cours de zumba, se tient un salon spécial reptiles. Pour rappel, je suis phobique de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un serpent, lézard, voire tortue (oui gaussez vous). J’ai déjà imaginé 100 fois qu’un des vivariums se cassait et qu’un python ou autre nac s’enfuyait et prenait la direction de mon appartement (vous croyez que ça prend les escaliers ou l’ascenseur ces bestioles ? …remember la chauve souris de Bigard ) et pire qu’il se faufilait dans un tuyau d’évacuation pour surgir dans la cuvette de mes toilettes (mon pire cauchemar ). Je suis sortie une seule fois et j’ai fait un immense détour pour ne pas passer dans la rue ou dans le périmètre autour de la salle en question. A part ça, tout va bien.

D’autres photos de ces deux semaines sur Instagram.

 

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Pas très loin de chez mon grand-père en Corrèze, il existe un endroit où quelques maisons aux toits de chaume ou d’ardoise sont plantées au milieu de nulle part. Plus personne ne vit ici depuis bien longtemps mais certaines habitations ont été rénovées et le lieu est entretenu par les municipalités du coin. Parmi les ruines, il y a la maison où vécu mon arrière arrière grand père…autant dire que de ce côté là de la famille, on est resté dans le coin. La chapelle est rarement ouverte, il faut se coller à la porte en bois, mettre ses mains en visière pour voir l’intérieur. On croise parfois quelques touristes mais la plupart du temps il n’y a personne tant il faut savoir quel chemin emprunter pour atterrir là (et aucun panneau bien visible pour indiquer).

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Un peu plus bas en marchant, on tombe sur une étendue d’eau : est ce là que les gens venaient laver leur linge ? gamine, j’ai connu le lavoir où ma grand mère se rendait de temps en temps malgré la machine à laver. Elle affirmait que l’eau était plus pure et plongeait ses mains dans le bac glacé avant de frotter sur le rebord avec un gros morceau de savon ce qu’elle avait emporté. L’ancien fournil est repérable même s’il ne fonctionne plus aujourd’hui.

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A quelques mètres de là, les souvenirs d’une autre époque, celle de la guerre 39-45, la région ayant étant particulièrement marquée par cette période (Oradour-Sur-Glane, les 99 pendus du Tulle….), j’ai souvent entendu parler de résistance à la maison et lorsque j’ai écrit mon mémoire sur les femmes dans la Résistance en Rhône Alpes, le premier à l’avoir lu a été mon grand père. Bref il faut s’enfoncer dans la forêt, entendre le bruit du bourdonnement des insectes comme s’il y avait un essaim à proximité et qu’il allait vous foncer dessus ni une ni deux, pour tomber sur une cachette dans laquelle 25 maquisards ont trouvé refuge pendant plusieurs mois.

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Une cabane pour les enfants, une façon pour nous de se rappeler encore aujourd’hui que dès qu’un groupe, une population, une race est érigée en bouc émissaire, il faut rester vigilant….

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 Deux trains, un enfant malade comme un chien à cause du roulis très marqué du premier train, 1h30 de voiture avec chauffeur familial….ça se mérite la Corrèze depuis Lyon (surtout si comme nous, vous ne conduisez pas…en fait cela fait partie des endroits où il est tout à fait inconcevable de ne pas avoir de voiture) alors une fois sur place, on a profité du beau temps pour cueillir des fruits dans le potager, pour aller voir les vaches comme dirait l’autre, pour passer du temps dans le jardin, pour se balader dans la forêt et s’endormir épuisés par l’air de la campagne (une fois de plus les romans que j’avais emportés ne sont pas sortis de la valise).

Je suis retournée dans la maison de vacances de ma tante, celle que j’aimais tant quand j’étais plus jeune malgré le fait qu’elle soit perdue au milieu de nulle part ou presque, avec son cantou (n’ouvrez pas le dictionnaire il s’agit d’une cheminée assez grande pour qu’on puisse s’assoir autour du feu…j’en ai passé des heures à bouquiner là-dedans !). J’aimais les chambres à l’étage sous les toits, la vue sur les champs toujours verts tout en pentes, la camionnette du boulanger qui klaxonne en passant devant la porte, l’odeur des châtaignes grillées au feu de bois, les pommes de terre de mon oncle 100 fois meilleures que toutes celles que j’ai mangées bien des fois, les promenades par temps gris pour le plaisir de rentrer se réchauffer. Je me voyais même écrivant un roman dans cette maison (mais ça c’était avant de comprendre que je n’avais aucun talent d’écriture particulier)….je suis une fille cliché : )

La maison est toujours là (elle a en plus une histoire puisque mon grand père maçon l’a entièrement retapé quand il travaillait), certaines pièces ont été aménagées…en arrivant ça sentait le barbecue en préparation et j’ai eu l’impression que ma tante avait posé la chaise longue juste devant l’entrée exprès pour parfaite l’image de carte postale.

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Juste au dessus de la maison, je suis allée voir les ruches, les enfants avaient peur de se faire piquer, ils avaient des petites sandalettes au pied pas du tout adaptés pour le chemin plein de cailloux, de branches et de feuilles…on est citadin ou on ne l’est pas : ) et pour souligner le trait ma fille était enthousiasmée de voir des vaches d’aussi près (mais si, elle en a déjà vu je vous assure !).

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 Questions bestioles, elle crie presque quand elle voit une mouche mais elle ne quittait pas des semelles les chats de la maison et a nourri les 3 chiens réunis ce soir là. Pas de tourtous à table ( la recette n’a pas été transmise et ma grand mère n’est plus là aujourd’hui…si un jour vous allez en Corrèze, vous pouvez en trouver dans certaines boulangeries, cela ressemble à des galettes de sarrazin qui peuvent se déguster aussi bien pour saucer un plat salé qu’avec de la confiture de myrtilles…miam ) mais de la moutarde violette de Brive et du fromage qu’il vaut mieux tenir éloigné si on tient à son taux de cholestérol.

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Et vous, la Corrèze vous connaissez ?

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