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bright star

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Aujourd’hui j’ai convié un invité surprise à écrire un billet sur le blog. Il est né avec un annuel du cinéma dans les mains, pas un magazine spécialisé papier ou télé sur le sujet ne lui échappe, c’est lui qui m’a donné le goût des salles obscures bien plus fortes en émotions qu’un visionnage de DVD chez soi, dis lui ce que tu aimes voir sur grand écran et il te dira quel film est fait pour toi…j’ai nommé l’homme !

Je lui ai mis un peu la pression…pas de phrases ampoulées, ne pas se prendre pour Jean-Marc Lalanne, rendre sa copie à temps…alors je compte sur toi pour lui réserver un accueil sympathique )

Et maintenant je lui laisse la parole (mais je commente un petit peu en italique sinon c’est pas drôle)




Qui a dit que les hommes n’étaient pas des
romantiques ?

(c’est pas moi, c’est Diane Tell)

 En
tout cas pas miss Chocoladdict, qui en connait au moins deux :  et
d’ailleurs, ce week end,  le premier
d’entre eux, son homme évidemment , non
content de la couvrir de roses rouges par milliers, de diners en haut de la tour Eiffel et de
promenade sur la plage sur le dos d’un pur sang au galop (là je crois qu’il confond avec une autre mais bon passons…),  l’a emmené voir au
cinéma   Bright Star, le nouveau  film de Jane Campion, retraçant la folle passion amoureuse du second homme le plus romantique qui n’ ait jamais existé sur cette terre, à savoir John Keats, poète anglais du 18ème siècle qui
est au romantisme ce que Pascal Obispo est à la chanson française ou Jean François
Copé à la sincérité en politique, une icône…

 

En se focalisant sur la seule histoire
d’amour de Keats avec Fanny Browne, sa
jeune voisine de 18 ans, le film frappe
dès les toutes premières images par sa beauté visuelle proprement renversante.

 

De poésie murmurée au creux de l’oreille en
envolées lyriques, l’émotion surgit presque à chaque plan, du visage en
pleurs de Miss Brawne à un papillon
qu’on essaie d’attraper au filet, d’une lettre tant attendue déchiquetée si
fébrilement, à un cercueil solitaire circulant dans les rues de Rome…

 

Outre cette mise en scène incandescente,
Bright Star est également et surtout porté par son duo de jeunes acteurs peu connus et forts séduisants (ah d’accord elle t’a plu la Fanny…il est pas mal non plus lui c’est vrai dans le genre artiste fragile) auxquels on s’attache férocement.

 

Alors, on peut toujours faire la fine
bouche et reprocher, comme miss Choco,
une trop forte propension à l’austérité et à la langueur, à des moments
où l’on aurait préféré plus de souffle et de passion (qualités plus présentes
dans La leçon
de Piano,
le chef d’œuvre de Campion) mais, comme je vous l’ai dit en
préambule, il ne s’agit que de la vie du second homme le + romantique de la
planète…



Je rajouterai juste avoir lu dans une interview de la réalisatrice qu’elle adorait pleurer au cinéma et qu’elle espérait que son film ferait pleurer…pari réussi sur moi )


Alors l’homme, critique de cinéma, stop ou encore?  

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