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5 choses à faire au Food Traboule

Je ne vais pas vous faire le coup des trémolos dans la voix pour évoquer la Tour Rose car je n’ai pas connu ce lieu du temps de sa renommée avant qu’il ne ferme. J’étais quand même plus que curieuse de voir à quoi cet endroit allait ressembler après plus de 3 ans de projet et de travaux énormes pour le réhabiliter, pour conserver à la fois son âme historique et l’adapter à des besoins nouveaux et actuels (et quels besoins, vous imaginez autant de cuisine que de chefs dans un lieu où toucher à chaque pierre est plus que compliqué ?). Alors ce Food Traboule pourquoi y aller et y retourner ? Mini-visite et suggestions de 5 choses à faire au Food Traboule !

1-Découvrir un lieu mythique sous un autre visage

Que vous soyez un ancien habitué, un nouveau lyonnais ou de passage à Lyon pour un week-end (dans ce dernier cas, vous flânerez forcément dans le Vieux Lyon, le quartier le plus ancien de Lyon et bonne nouvelle, Food Traboule est en plein Vieux Lyon, rue du Boeuf), prenez le temps de visiter les différents espaces avant de vous sustenter.
D’une salle à l’autre, les ambiances sont différentes, dans la pièce centrale, vous avez une vue écran large sur la fameuse Tour Rose et cela vous donnera un premier aperçu de l’offre gastronomique.

Murs, mobilier, objets déco, mon œil n’a repéré que quelques détails mais ce que je peux vous dire c’est que c’est très différent d’un Food Court un peu froid tel qu’on peut l’imaginer. J’imagine très bien venir ici, en dehors des horaires de déjeuner et de dîner, pour bouquiner avec un café près d’une fenêtre qui donne sur la rue du Boeuf ou sur la cour intérieure.

Conseil : Repérez une table, installez-vous et seulement après allez commander. Cela vous évitera de chercher, une fois chargé de votre plateau, une place assise.

2-Varier les plaisirs au Food Traboule

Entrons dans le vif du sujet : qu’est ce qu’on mange au Food Traboule ? Votre copine est vegan et pas vous ; ils veulent absolument manger lyonnais , vous pas; Il a un gros appétit et vous un de moineau …la bonne nouvelle avec ce lieu et ses 12 chefs c’est qu’ils s’adaptent à tous les goûts et toutes les envies. Jugez plutôt :
-arancinis au comptoir des apothicaires
-pizzas à la napolitaine à Ludo’s Pizza
-croque au jambon truffé au Bistrot du Potager
-cornet de frites de quenelles et mayonnaise de homard au comptoir de La Meunière
-burger pulled pork confit au Lyon’s gastropub
-salades veggies au MSB
-fritures de crevettes, d’encornets et de légumes au Misto
-lobster roll au Lobs
….et ce n’est qu’un aperçu car chaque comptoir a plusieurs propositions à la carte.

Par exemple, Substrat-La Panifacture décline, selon les saisons, une pâte à pain rustique au levain levée et façonnée sur place. Chez eux j’ai goûté une gaufre de pain à la truite et une galette rustique à l’effilochée de boeuf. Un délice !

Food Traboule
Food Traboule

Au début j’étais venue pour le Lobster Roll mais le plus dur est de se décider car tout fait envie.

Niveau prix, la pizza marguerita (grandeur normale) coûte 9 euros, la pizza green 13 euros; le cornet de frites de quenelle 9.50 euro; le kebab d’andouillette 13 euros; le fish lard et potatoes 15 euros…. En me basant sur ce que j’ai goûté jusqu’à présent, je trouve que c’est vraiment un bon rapport qualité prix.

Food Traboule

3-Se sucrer le bec

La très bonne nouvelle pour un bec sucré comme moi est que la partie dessert n’est pas oubliée, loin de là.
D’abord aller au Food Traboule c’est l’occasion de goûter les douceurs préparées par Auriane Leclef et Maxime Dubois (formés auprès de Jérôme de Oliveira entre autres) qui tiennent la baraque à sucre (et qui sont « nouveaux », dans la mesure où ils n’avaient pas de boutique avant à Lyon).

Chouquettes aux pralines, madeleines, cookies, flan mais aussi Paris-Brest, baba à la charteuse et pavlova sont de la partie dans le comptoir au rez de chaussée. Que de prétextes à venir pour le petit déjeuner ou le goûter : )

J’ai craqué pour leur pavlova ananas avec un bel équilibre entre le fruité, la meringue et la chantilly. Prochain sur ma liste : le Paris-Brest !

A l’étage, La baraque à sucre propose également des desserts minute (dont une forêt noire actuellement) et des glaces à l’italienne avec des toppings variés.
Bon à savoir : un dessert sans gluten et sans lactose est proposé

Food Traboule

Et ce n’est pas fini : le bistrot du sucré (la version sucrée du Bistrot du Potager) régale les gourmand(e)s avec des desserts de cuisinier à partager réalisés par Axel Ozier.
Mousse au chocolat (terrible !), tiramisu ou riz au lait (un bonheur !) sont servis à la cuillère comme à la maison.

Vous y retrouvez aussi ce qu’ils avaient présenté en avant première au Lyon Street Food Festival, le Mitchut du Bistrot, un dessert composé d’une briochée landaise pressée comme une gaufre sur lequel vous choisissez votre crémeux et votre topping (une version sans gluten existe).

Ils font aussi des choux et j’ai vu passer du cheesecake (adieu ))

4-Partir ailleurs en staycation

Après ce court aperçu de la partie « restauration », ça vous dit de pousser la porte de quelques chambres de la Tour Rose version MiHotel ? L’accès aux chambres est déjà peu banal car à chaque étage des maisons 1 et 2, vous avez vue sur la Tour Rose et en levant la tête, Fourvière vous surplombe.

Et puis en pénétrant dans chaque suite, une nouvelle ambiance très différente à chaque fois (inspiration 70’s, Art Déco, ethnique chic..) vous emmène ailleurs grâce au travail de l’architecte d’intérieur Nathalie Rives et au soin apporté à chaque élément (peintures et papiers peints Farrow & Ball; maison italienne Dedar; rideaux de la maison lyonnaise Charles Jouffre..)

J’ai eu un gros coup de coeur pour la suite Ocre, avec ses tons colorés entre le jaune moutarde et le terracotta et le mariage entre matériaux bruts et touches végétales.

5-S’offrir une chambre avec cheminée

L’élément en plus qui a fini de me séduire ? La présence de cheminée dans toutes les suites (des cheminées à eau, j’avoue que je ne savais même pas que cela existait). C’est peut être anecdotique pour certaines personnes mais pour moi cela rend les lieux tout de suite très chaleureux, cosy, intimes.

Food Traboule
Food Traboule
Food Traboule

Un grand bravo à Tabata et Ludovic Mey, Stéphanie Marquez et Nathalie Grynbaum qui ont porté ce projet et à toutes les équipes qui ont contribué à l’ouverture de ce lieu atypique et à la hauteur des fortes espérances qu’il a nourries !

♥Food Traboule♥
22 rue du Boeuf
69005 Lyon
foodtraboule.com

 

 

Drôles de dames (d’Ainay)

J’ai perdu la tête depuis que j’ai vu Suzette, je perds la raison chaque fois que je vois Suzon. Vous vous demandez probablement où Dany Brillant est allé chercher des paroles aussi complexes ? Il ressortait du salon de thé pâtisserie Jeannine & Suzanne et conquis par ce qu’il venait de déguster (et même un peu étourdi), il poussa la chansonnette.

Et il y a de quoi chanter les louanges de ces pâtisseries qui portent toutes un prénom féminin. Elles osent des parfums et des associations que je ne retrouve pas ailleurs. Elles sont aussi délicates qu’équilibrées en sucre et elles savent se faire désirer en s’éclipsant au gré des saisons.

Eléonore est la plus colorée et peut être la plus audacieuse car les pâtisseries à la mandarine (à part en insert et encore) sont rares. Elle est composée d’une pâte sucrée, d’un croustillant dulcey Valrhona et aux épices de Noël et d’une gelée de mandarine. Elle a été pour moi l’occasion de découvrir que l’acidité de la mandarine contrebalance très bien le côté « douceureux » du dulcey. Elle m’a beaucoup plu !

Viviane parait classique, si ce n’est sa touche florale. On pourrait presque passer devant elle sans réellement la remarquer. Et puis boum, à la première cuillère, elle nous envoie au tapis avec l’onctuosité de sa crème mascarpone à la vanille mariée à la gelée de cassis acidulée. Côté texture, le croustillant au riz soufflé et chocolat blanc et le biscuit à la cuillère ont fini de me ravir.

Jeannette, j’ai failli ne pas la choisir à cause de sa collerette noix de coco (c’est mon côté Mercotte )). J’aurais eu tort car associée aux mangues rôties au rhum et à une mousse citron vert et noix de coco, elle ne s’impose pas, mais joue les accords parfaits.

Entre les trois, mon coeur balance mais je n’aurais pas besoin de trancher, de nouvelles douceurs ont pris place dans la vitrine de Jeannine et Suzanne au mois de Janvier.

Tiens si j’allais flâner du côté d’Ainay ?

♥ Jeannine et Suzanne ♥
34 rue Saint Hélène
69002 Lyon

Celle qui essayait de se réconcilier avec les plantes

J’ai beau parcourir Lyon à pied une bonne partie de l’année, j’avais loupé la boutique Onno, au départ éphémère, spécialisée dans les terrariums. Elle a a été réaménagée en septembre dernier avec l’idée d’optimiser l’espace et d’utiliser des matériaux bruts. Le résultat est réussi : d’abord la vitrine est belle, et à l’intérieur la sensation de zénitude, à la vue des petits et grands terrariums qui s’alignent sur des étagères, est immédiate.

Le verre utilisé pour les terrariums est du verre recyclé sauf pour les grands formats, les grands bouchons en liège utilisés pour fermer certains terrariums sont en liège naturel non traité et fabriqués par une entreprise familiale dans le sud de la France.

Objet de décoration végétale, le terrarium est aussi un jardin d’intérieur qui demande peu d’entretien. J’ai justement besoin de me réconcilier avec les végétaux : quoique je fasse jusqu’à présent, je finis toujours par les faire mourir. Bonne nouvelle : un terrarium ne nécessite pas plus de deux arrosages par an. Il faut le préserver des courants d’air et de la lumière directe et c’est à peu près tout. Cela parait dans mes cordes : )

Onno

Vous avez remarqué la petite vague créée à l’intérieur des terrariums Onno ? C’est la marque de fabrique de la boutique avec l’idée de proposer des paysages variés en plus de produits de qualité .

Onno

Cette fameuse petite vague, j’ai essayé de la reproduire lors d’un atelier d’initiation (c’était mon premier terrarium DIY !) en suivant les gestes et les explications de Lévent (pas simple )). La boutique propose 3 à 4 ateliers par mois, l’inscription se fait sur le site.

Si vous voyez un terrarium avec uniquement du terreau tout en dessous, c’est mauvais signe. Pour le drainage, il faut commencer par mettre une bonne couche de billes d’argile.

Etape par étape, j’ai « construit » mon terrarium en choisissant en plus de la mousse, une plante (j’ai opté pour un fittonia avec des nervures rouges) et un décor (des mini ardoises ).

Onno
Onno

J’ai posé mon terrarium sur un rayonnage de bibliothèque dans mon salon et c’est vraiment joli. Je vais tout faire (c’est à dire à priori pas grand chose) pour qu’il reste en bonne santé le plus longtemps possible.

Merci à Lévent et Sylvain pour leur accueil.

Onno
7 rue du plâtre, 69001 Lyon
terrariums à partir de 35 euros

Retour en enfance chez Mercredi Biscuiterie

Mercredi Biscuiterie a ouvert il y a tout juste un an dans le quartier d’Aisnay à Lyon mais j’ai rencontré Thérèse avant qu’elle ouvre ce salon de thé cosy et aux douceurs d’enfance. Thérèse n’avait pas encore trouvé le lieu où elle régalerait les becs sucrés lyonnais mais elle a participé à un des goûters sweet gones sur le thème « Madeleine de Proust« . Elle avait présenté son Impoli, la version maison et sans additifs, colorants et autres ajouts du napolitain. L’Impoli avait conquis tous les palais par son goût, son moelleux, sa vraie ganache chocolat et son effet « retour en enfance » garanti.

Visite de Mercredi Biscuiterie

Je suis allée récemment à Mercredi Biscuiterie pour assister à un cours de photographie culinaire avec Laurent Abry (cf dernières photos de cet article). C’est le genre d’endroits où d’abord on ne sait pas où regarder, des biscuits de toutes sortes étant présentés près du comptoir puis dont on n’a pas envie de repartir car on s’y sent comme dans un cocon. Parfait pour les jours gris d’automne à venir et les jours froids de l’hiver !

mercredi-biscuiterie
mercredi-biscuiterie
mercredi-biscuiterie
mercredi-biscuiterie

Interview d’une entrepreneuse

Comme Thérèse est une jeune femme à la fois très sympathique, enthousiaste, douce et une entrepreneuse qui a mené à terme un beau projet dans le domaine gastronomique, j’ai eu envie de lui poser quelques questions :

1-Bonjour Thérèse, peux tu nous raconter ton parcours et comment l’idée de Mercredi Biscuiterie est née ?


Bonjour Virginie, Mercredi Biscuiterie est née d’un rêve d’enfant qui adorait jouer à la vendeuse et qui voulait un jour, faire des gâteaux et les vendre. Je crois avoir atteint mon but ^^, mais j’avoue être passée par mille et une idées avant de m’arrêter sur la plus évidente pour moi.
Pour en arriver là, j’ai notamment fait des études en école hôtelière suivies de quelques années en école de commerce. Puis j’ai étoffé mon expérience dans plusieurs restaurants avant de me sentir vraiment prête à me lancer pour l’aventure entrepreneuriale 😀 !

2-Peux tu nous présenter tes biscuits phare ? et plus généralement les biscuits présents dans ta boutique ? 

Difficile de choisir un biscuit phare, mais je dirai que celui qui séduit le plus de personnes est notre palmier, finement caramélisé, avec une petite pointe de cannelle et beaucoup de croustillant.

Ensuite, ce serait plutôt notre gâteau moelleux signature « l’Impoli », qui revisite le Napolitain de manière artisanale par sa confection et les matières premières utilisées.

Plus généralement, on retrouve dans la boutique une quinzaine de biscuits fins qui changent au gré des saisons. Chaque biscuit a sa propre personnalité que ce soit par son goût, sa texture et sa forme. Certains rappellent des grands classiques de la cours de récré comme le petit beurre au chocolat noir, les bi-choco, les dinosaures ou les granolas. D’autres sont plus intemporels comme les sablés viennois très beurrés, les tuiles aux amandes ou les meringues vanillées.

3-Après un an d’ouverture, est ce que l’aventure ressemble à ce que tu avais imaginé ? 

Un an après l’ouverture de Mercredi Biscuiterie, l’aventure est encore mieux que ce que j’avais imaginée. Ce n’est pas de tout repos, ni facile tout les jours, mais quel bonheur d’avoir réussi à créer en si peu de temps des liens forts et improbables avec autant de gens, qu’ils soient clients, commerçants, fournisseurs, blogueurs ou entrepreneurs. C’est une des plus belles aventures humaines de ma vie.

4-Des envies, des projets à venir ? 

Beaucoup de projets oui (comme la majorité des  d’entrepreneurs ^^) et des envies pleins la tête. La prochaine grosse étape sera de pouvoir vendre nos biscuits par correspondance dans toute la France. Mais c’est encore loin d’être lancé.
Dans un futur plus proche, je souhaite développer les prestations de Mercredi à l’extérieur sur des événements ou des mariages (comptoir à biscuits, traiteur en sucré et salé toujours au format biscuits et petits fours…)

Merci Thérèse, j’ai très envie de croquer dans un palmier maintenant !

mercredi-biscuiterie
mercredi-biscuiterie

Mercredi Biscuiterie
41 Rue Franklin
69002 Lyon
ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 19h et le dimanche de 11h à 18h
Vous pouvez aussi y déjeuner salé le midi

A Cantina, comptoir corse : le meilleur de la Corse à Lyon

Si je fais le compte des régions dont j’ai le plus souvent parlé en 13 ans de blog, en dehors de Lyon, la Bretagne arrive en tête sans conteste. Pourtant il y a une autre région qui m’a totalement charmé quand je l’ai découverte, tant par ses paysages (mer et montagne si proches, qui dit mieux ?) que par sa cuisine ..la Corse ! Bonne nouvelle : la Corse avec tous ses bons produits a débarqué à Lyon, à deux pas de l’hôtel de ville avec le bar à tapas/ restaurant A Cantina, comptoir Corse.

cantica corse

J’avais un tel souvenir de mes déjeuners et diners en Corse (aussi bien dans la paillote la plus simple que dans un restaurant plus gastronomique), que je me demandais un peu si j’allais retrouver la même qualité des produits une fois sur le continent. Et puis vous savez comment notre mémoire joue avec nos souvenirs : avec le temps, elle les patine et ces beignets au brocciu dégustés sur la plage deviennent LES meilleurs beignets jamais mangés.

Le doute n’a pas duré longtemps. Le temps de goûter le poulpe au pesto corse et les rillettes au brocciu servis avec un Patrimonio Domaine Gentile 2018, et j’avais totalement oublié qu’un quart d’heure avant, je grelottais dans la rue en marchant.

cantina corse

Si vous poussez la porte d’A Cantina, comptoir corse et que vous hésitez devant les choix de la carte, pour moi il y a au moins une chose à goûter en priorité c’est la charcuterie 100% corse de Félix Torre.

Oubliez les plateaux de charcuterie qu’on sert un peu partout : ici la noix de jambon est fabuleuse, le saucisson, la terrine de châtaigne et la saucisse sèche figatellu sont un régal.

A la carte, le burger au veau bio corse oignons et morceaux de figue (délicieux) côtoie les conchiglionis farcies aux blettes, brocciu et fromage fondu ou bien encore, entre autres, le stufatu, une spécialité de viandes corse. Le choix est pire que cornélien …ou oblige à revenir.

Les fromages corses proposées sont sélectionnés avec soin auprès d’une coopérative et accompagnés d’un vin blanc de la région de Sartène, ils se dégustent même si vous commencez à caler.

Côté cave, A Cantina, comptoir corse a sélectionné 1000 bouteilles de 9 régions viticoles corse. Les vins blancs et rouges que j’ai goûtés ce soir là m’ont donné envie d’être plus curieuse et de sortir de ma zone de confort viticole : )

A ce stade de la soirée, j’avais débarqué depuis longtemps sur l’île de beauté et le chanteur corse présent A Cantina, comptoir corse n’y était pas pour rien.

Quand une assiette de desserts a été déposée sur la table, comme vous vous en doutez je n’avais plus faim…mais il ne faut jamais contrarier un Corse, c’est bien connu : )

A côté du classique mais non moins fameux fiadone, était servie une glace aux 3 agrumes de chez Unico, parfaite à ce moment du repas.

Avant de regagner le continent, je suis allée visiter, juste en face d’A Cantina, comptoir corse, la future épicerie qui fera aussi table d’hôtes. On pourra y acheter des fromages, de la charcuterie, du miel, des confitures, des biscuits.

Côté alcool, la vue des bouteilles de l’apéritif Cap Corse de la famille Mattei m’a ramené à Bastia dans la belle boutique pas loin du port.

Enfin, si jamais la #teamsuehelen me lit, sachez les filles qu’il y a de quoi trinquer avec des petits verres remplis de myrte.

En sortant d’A Cantina, comptoir corse, j’étais toujours un Pinzutu mais j’avais traversé la méditerranée pendant quelques heures.

A Cantina, comptoir corse
4 Rue Giuseppe Verdi
69001 Lyon

Merci à Serena pour cette immersion corse !

Pause gourmande aux Bricoleurs de Douceurs

Si vous avez regardé la version « professionnelle » de l’émission Le Meilleur pâtissier, vous vous souvenez peut-être que parmi les équipes, une était de Marseille. L’un d’eux est le chef pâtissier des Bricoleurs de Douceurs (j’adore le nom !), une pâtisserie/salon de thé que je suis depuis longtemps sur les réseaux sociaux. Pour ceux et celles qui ne liraient pas ce blog depuis longtemps, j’ai la manie de choisir mes destinations de vacances en fonction des potentielles adresses sucrées à tester. Du coup, au programme de mon dernier week-end marseillais, je me suis arrangée pour que l’une de nos ballades passe devant cette adresse.

Nous nous sommes arrêtés à la boutique des Bricoleurs de Douceurs ( situé dans le quartier de Roucas à deux pas d’Endoume), sur notre trajet retour à pied Bonne Mère-Vieux Port. C’était une manière parfaite de motiver les troupes. Comme il était encore tôt dans l’après-midi, nous avions quasi la boutique à nous seuls et j’ai eu le temps d’échanger avec Clément Higgins qui s’est installé ici avec sa femme Aurélie Poletto. Il m’a même guidé dans mon choix car j’avoue que face à la vitrine, j’avais bien du mal à me décider, d’autant plus que je savais que je n’y retournerais pas de sitôt. 

L’avantage quand on est plusieurs à s’attabler dans un salon de thé est que l’on peut goûter plusieurs pâtisseries. Notre choix s’est donc arrêté sur le « best of » de la maison à savoir le Marseille Brest, que la fan de pâtisserie à base de pâte à choux que je suis a adoré. Il est composé d’un chou croustillant, d’un praliné pur noisettes, d’une ganache montée noisettes et de noisettes caramélisées. C’est ma fille qui avait ce Marseille Brest devant elle mais autant vous dire que j’ai bien pioché dedans : )

Le fou de tartes et de desserts au citron qui se cachait parmi nous ne pouvait pas passer à côté de Kalamanquoi. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un confit de citron kalamansi, d’un crémeux kalamansi, de meringue et d’une poudre de citron noir, elle présente une belle acidité juste contrebalancée par la présente discrète de la meringue. L’ensemble est « pepsy » (désolée pour l’anglicanisme mais je ne trouve pas de terme équivalent) et bien frais. Il faisait chaud ce jour là, ce qui explique que parmi nos choix, nous avons sélectionné Jack Attack. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un moelleux aux noisettes, d’une compote de pommes au basilic, de pommes pochées et de poudre de basilic, cette douceur est celle qui me laissera le moins de souvenirs mais si vous adorez les tartes aux pommes alors c’est un choix incontournable. Enfin j’ai suivi le conseil de Clément Higgins en choisissant What Else avec sa pâte sucrée croustillante, son moelleux aux noisettes, son crémeux café, sa ganache montée vanille, son praliné coulant noisettes/café. Je n’ai jamais été fan de desserts au café mais depuis que j’ai goûté et beaucoup aimé la tartelette tiramisu de Signé Extrait à Lyon, je sais que tout est une question de dosage. Je n’ai pas regretté mon choix : cette douceur est gourmande, au niveau des textures c’est une vraie caresse et le mariage praliné/café/vanille crée une belle harmonie. Parmi les autres pâtisseries présentes à ce moment là en vitrine (elles changent régulièrement), j’aurais bien goûté le Choc Norris (biscuit croquant aux éclats de noisettes, chocolat et fleur de sel, crémeux chocolat noir, confit de praliné noisettes), le mille feuilles du printemps (pâte feuilletée caramélisée, ganache montée fleur d’oranger, confit de fraises et rhubarbe, fraises fraîches), le Chizeucake de chez nous (un cheesecake avec un fromage d’un producteur local) …mais je n’ai qu’un estomac.

Si j’ai l’occasion de retourner à Marseille, j’irai tester d’autres pâtisseries des Bricoleurs de Douceurs au Jardin Montgrand (situé dans le 6ème arrondissement) où ils sont prestataires de service car le cadre a l’air très agréable.

Scoop : Les Bricoleurs de Douceurs seront présents en septembre prochain au Street Food Festival aux Subsistances à Lyon avec des propositions « finger food » sucrées. Hâte de voir ce qu’ils vont imaginer !

Ce que j’ai aimé :

-le lieu un peu caché mais à quelques mètres de la Corniche Kennedy que je vous conseille d’emprunter pour admirer les points de vue sur la mer et les belles villas
-la possibilité de déguster sur place
-la variété des propositions sucrées
-l’identité des Bricoleurs des Douceurs (dans le « look » des pâtisseries comme dans leur intitulé)
-l’accueil souriant
-de la gourmandise au rendez vous !

Bricoleurs de Douceurs
202 Chemin du Vallon de l’Oriol,
13007 Marseille
Tel : 09 86 35 23 92

Edit : et merci à Funny Fully avec qui j’ai échangé sur les pâtisseries marseillaises et qui m’a convaincu définitivement de tester cette adresse

 

 

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