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Aujourd’hui un portrait non pas chinois mais espagnol pour Chris :

un film? Les étreintes brisées, Tout sur ma mère, Volver ou Parle avec elle d’Almodovar

un artiste? Gaudi

une actrice? Pénélope Cruz

une chanson? une chanson de Luz Casal

un héros ? Zorro

un homme ? Ramon bien-sûr )

une destination à découvrir en amoureux? l’Andalousie et en particulier l’Alhambra

un plat? la paella mais uniquement celle de ma mère

un dessert? la crème catalane

un souvenir de vacances? la palmeraie d’Elche

un animal ? un pur sang andalou

un mot ? carabinero  (et si tu veux savoir pourquoi clique sur le lien)

une ville? Barcelone

un moment de grâce? le flamenco


une heure de la journée? celle où il est temps de se retrouver pour déguster des tapas

un défaut? parler trop fort sur la plage )

Et toi, de l’Espagne, tu retiens quoi?

Derrière l’objectif, se trouve MadameZazaofMars …elle dégaine plus vite que son ombre et nous en fait profiter sur son blog…mais elle veut encore plus de photos et nous demande d’envoyer notre plus beau cliché !

Après avoir parcouru les 200 photos de Miss Zen photographiées dans toutes les tenues, sous tous les angles, souriante, songeuse, boudeuse, après avoir survolé les 500 prises de vue du chérubin en train de jouer, manger, marcher, courir, râler, rire, après avoir revu les moments plus rares où l’homme pose (encore plus rares où je pose), j’en suis arrivée à la conclusion que j’avais beau avoir un appareil photo greffé dans la main plutôt qu’un iphone, il n’y avait rien sur mon disque dur (récent cela dit) qui puisse faire l’affaire pour ce concours…

Et puis je suis tombée sur ce bout de ciel bleu, sur cet oiseau capturé en plein vol, sur ce morceau de toit qui sent le sud et les vacances alors j’ai quand même tenté le coup :

Et toi, tu prends un peu, beaucoup, énormément de photos? tu les imprimes? tu les classes?

Prendre l’avion, peu de temps après un accident super médiatisé, ça peut rendre anxieux le plus placide des voyageurs…surtout quand on vole avec la même compagnie que celle qui a fait la une des journaux et que la cause du krash reste toujours mystérieuse….

Alors sur une phobique de l’air, vous imaginez un peu le topo? eh bien je l’ai vécu, en direct live, dans le vol du retour Barcelone-Lyon qui, dieu merci, ne durait qu’1h et 10 minutes.

Une dame d’une cinquantaine d’années, peu de temps après le décollage, a été prise d’une crise assez impressionnante de panique, créant l’animation dans l’avion entier. Elle a fait tout le voyage les genoux sur son siège,  pleurant, criant , apostrophant l’ensemble des rangs derrière elle de « Vous allez tous mourir ! » « Donnons-nous de l’amour avant de mourir! »

Se donner de l’amour devant mon fils ? mouais je trouve pas l’idée super emballante., je crains même que cela me coupe toute envie…et puis le steward aux yeux azur, au sourire ravageur et SURTOUT à l’accent si sexy quand il m’a demandé mon passeport à l’embarquement, est resté à terre (mais non chéri je déconne ! )

Les copines de la phobique ont tenté de la raisonner, de la calmer en la prenant dans leurs bras mais la dame semblait en plein dans son trip et très convaincue de notre sort. Les hôtesses sont alors intervenues et l’une d’entre elles s’est prise une bonne baffe…forcément j’ai pensé à Delarue qui avait agressé le personnel volant avec un saumon )…c’était quand même plus drôle…euh pour les spectateurs…parce que l’hôtesse elle était nervous breakdown, ce genre d’angoissé elle n’en a connu que 2 en 7 ans de vol…à croire que tous les stressés de l’avion se shootent au cachet, se font assommer par leur conjoint ou compagne au moment du décollage, souffrent en silence en déformant les accoudoirs de leur siège ou ont renoncé à voyager dans les airs…

Le commandant de bord lui a même dédié un message spécial pour qu’elle s’assoit  lors de l’atterrissage pour des raisons de sécurité mais pas la peine de préciser que ça n’a pas eu le moindre petit effet…alors que les roues de l’avion touchées la piste, elle essayait de sortir de sa travée !

L’avion a ralenti, s’est garé, s’est immobilisé mais la dame ne s’est pas calmée…elle a continué à délirer et les enfants présents dans l’avion ont commencé à pleurer (ça faisait un peu peur à vrai dire!)…heureusement on est sorti rapidement et en passant devant la cabine de pilotage, je l’ai entendu engueuler le commandant de bord « Vous êtes contents, vous avez failli nous tuer !« 

En bas de l’escalier, des gendarmes, sûrement prévenus (en vol?) l’attendaient car elle était toujours totalement en crise…visiblement elle flippait tellement de prendre l’avion qu’elle n’avait pas dormi depuis deux nuits…reste à savoir si elle souffrait de problèmes psychologiques à la base ou si l’angoisse l’avait métamorphosé à ce point…

J’ai trouvé ma phobie des serpents nettement moins handicapante après ça…

Et vous, vous êtes dans quel état quand vous prenez l’avion?

Edit 1 : l’illustration a été prise sur le blog apatrolo

Le séjour se poursuit par la découverte du quartier du Vieux Barcelone, dit barrio gotico :

Le cœur historique de la ville est bien entendu très touristique mais les ruelles piétonnes sont fraîches, au détour d’un monument quelques musiciens jouent de la guitare et on est soudain hors du temps…

Le dernier jour de la semaine a été consacré à la visite de Poble espanol :

Les grincheux parleront de disneyland espagnol, de décors de carton-pâte…en fait ce condensé de l’architecture et de l’habitat espagnols à travers l’histoire a été construit en 1930 pour l’exposition universelle et a bien vieilli. On y trouve également de nombreux artisans qui offrent une alternative de qualité aux souvenirs attrape-poussière.

Le conseil du jour : ce n’est pas forcément l’endroit idéal pour découvrir la gastronomie catalane. Je voulais goûter la fideua, sorte de paëlla avec des pâtes et ce que j’ai goûté était nettement inférieur à ce que prépare parfois ma mère. Pas de séjour à Barcelone sans tapas (le routard donne de bonnes adresses), de riz à l’encre de seiche et de crème catalane et tant d’autres choses si votre budget vous le permet.

Puis cap vers le port et l’aquarium

Le clou de cet aquarium est le tunnel sous-marin qui donne l’impression de nager au milieu des requins, des raies et autres poissons…entre fascination et petits frissons !

On aimerait bien s’attarder encore, découvrir d’autres quartiers, visiter l’un des nombreux musées, assister à un spectacle de flamenco mais c’est l’heure déjà de boucler ses valises et de rentrer à la maison…j’espère que la ballade vous a plu )

Cette série d’articles n’est pas sponsorisée par l’office de tourisme de Barcelone.

Je ne peux pas vous raconter ma semaine à Barcelone en passant plus longtemps sous silence l’anecdote de la grosse crevette à l’interphone.

Un après-midi alors que nous avions fini de réviser notre leçon d’anatomie, on sonna à l’interphone de l’appartement loué. L’homme, encore à moitié dévêtu, alla répondre et crut entendre le mot « carabinero » (en tous cas ce n’était pas son frère, parti à Barcelone avec nous et en excursion de son côté mais pas assez doué en espagnol pour nous faire une blague en VO).

Alors que l’inconnu se lançait dans une longue phrase, l’homme le coupa dans son élan d’un « no comprendo » (un abus de visionnage des Bronzés font du ski sans doute) puis revint vers moi en me demandant si carabinero ne signifiait pas policier (il a fait allemand seconde langue). Manque de bol le  guide du routard n’incluait pas une rubrique « que faire si on sonne à l’interphone de votre location? » et nous restâmes perplexes, sûrs d’avoir descendu les rideaux roulants du salon pour ne pas être accusés d’atteinte aux bonnes mœurs.

L’interphone se mit à nouveau à grésiller, l’homme crut entendre une nouvelle fois le mot « carabinero » et s’imaginait déjà en train de moisir dans une geôle espagnole suite à une erreur judiciaire alors que je suggérais lâchement que l’inconnu allait bien finir par se lasser. L’homme lâcha alors un désespéré « Do you speak english? » qui resta sans réponse et quelques secondes plus tard l’interphone résonna dans un autre appartement.

Mes yeux se posèrent alors sur un dictionnaire Larousse Espagnol-français rangé dans une étagère du salon.

– Cherche carabinero, intimais-je à l’homme qui compulsait déjà nerveusement le pavé

Ah ça y est je l’ai…carabinero…………..grosse crevette !


– ???

– Attends…s’emploie aussi pour désigner familièrement un agent des douanes

Conclusion :
1) Quelqu’un surnommé Grosse Crevette par la mafia locale essayait de pénétrer dans l’immeuble
2) un douanier se désignant lui-même trivialement (un peu comme si un flic en France s’annonçait à votre porte en disant « Poulet, ouvrez-moi!« ) était à la recherche d’un trafiquant
3) un homme en possession de stupéfiants avait les douaniers aux fesses et voulait se réfugier dans le premier hall venu (quoi je regarde trop PJ ?)

Nous ne le saurons jamais car la grosse crevette n’a jamais ressonné….

Edit 1 : Si nous avions eu un dictionnaire Collins et pas Larousse, nous aurions eu la confirmation que carabinero veut bien dire douanier en Espagne et agent de police en Amérique latine )

Le troisième jour a plutôt mal commencé car quelqu’un a eu l’étrange idée de percer un mur dans l’immeuble tôt le matin, le chérubin n’a pas pu faire sa grasse matinée et a été en manque de sommeil toute la journée (donc grognon, colérique, pénible).

Le matin, rendez-vous sur les champs-Elysées barcelonais à Passeig de Gracia pour admirer quelques maisons à l’architecture typique :



Minute culture : Les photos de la casa Batlo et de la casa Mila sont plus que connues (oui Gaudi a encore frappé). Petite déception sûrement accentuée par l’humeur exécrable du chérubin : ces maisons se trouvent sur une immense avenue très bruyante alors que je les avais imaginées dans une rue charmante sans trop de voiture….

Le conseil du jour : l’arrêt de métro Passeig de Gracia est une grosse station avec beaucoup de correspondances à éviter si vous vous déplacez avec une poussette, un landau, des grosses valises car il y a de nombreux escaliers (autres stations dans le même genre : Diagonal, plaça Catalayuna). Néanmoins, la plupart des stations de métro sont faciles d’accès pour les jeunes parents car elles ont des ascenseurs, le métro barcelonais est moins cher que le métro parisien ou lyonnais. Certaines lignes sont climatisées, la signalétique est bien faite et les quais, couloirs sont propres.

Retour à l’appartement pour un déjeuner tardif et une sieste puis départ pour les quartiers du port olympique et de la Barceloneta :

Voici le quartier où j’aimerais vivre si je m’installais à Barcelone ! Pas de grands boulevards bruyants, pas d’immeubles serrés les uns contre les autres, un petit parc pour les enfants et la plage bien-sûr ! L’ancien quartier des pêcheurs n’a rien perdu de son charme, le linge pend aux fenêtres, les restaurants de poissons sont légions et boire un verre les pieds dans l’eau est un moment fort agréable.

Barcelone pour les enfants : si vous ne voyagez pas léger comme nous, vous pouvez prévoir le seau et la pelle pour les pâtés, sinon mettre les pieds dans le sable et se promener au bord de l’eau restent un programme alléchant pour petits et grands.

Suite et fin (oui ENFIN !) de la ballade barcelonaise demain…

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