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Dernière étape de mon week-end en Alsace aujourd’hui avec un petit détour au musée Wurth où sont présentées en ce moment une sélection d’oeuvres monumentales de l’artiste Anselm Kiefer réalisées au cours des 20 dernières années. On y retrouve tous les matériaux de prédilection du plasticien : plâtre, plomb, paille, plantes séchées, terre, bois ou encore la photographie.

Anselm Kiefer est né en Allemagne en 1945 et une grande partie de son œuvre tourne autour du travail sur la mémoire. Vastes constellations d’étoiles, références à la kabbale, mythologie antique, chaque tableau, chaque pièce se nourrit des lectures et de l’érudition de l’artiste. Je serais passée à côté sans les explications de Caroline Strauch, chargée de communication du musée. Néanmoins pour Anselm Kiefer, plusieurs lectures de ses œuvres sont possibles, sensorielles ou explicatives.

 

♥♥♥ le tableau intitulé Que mille fleurs s’épanouissent qui fait référence à la campagne des « cent fleurs » lancée par Mao Zédong

♥♥♥ le tableau Les femmes de l’Antiquité

En matière d’art contemporain que je connais peu, mes goûts me porteraient plus volontiers vers des univers colorés, de Basquiat à Matisse en passant par le pop art. Bluffée par les dimensions des œuvres (comment l’artiste prend-t-il du recul sur son travail?), je les trouve aussi écrasantes.

 

J’ai aussi eu l’occasion de découvrir les photos d’Andréa Diefenbach dans le cadre de son exposition Human cities présentée à la galerie Simultania par l’association l’Accélérateur de particules . Cette exposition est le fruit des différents voyages de l’artiste durant lesquels elle est allée à la rencontre des populations. Elle en a ramené des photographies sur le quotidien des familles déchirées par l’immigration ou encore une série de portraits intimes sur le virus du Sida qui touche de plein fouet la ville portuaire d’Odessa du sud de l’Ukraine (17% de la population est touchée par la maladie).

Si tu aimes l’art contemporain, sache que tous les ans a lieu le week-end de l’art contemporain avec un parcours entre les différentes manifestations qu’il est possible de suivre en bus. Du 25 au 28 novembre prochain, se tient également la foire européenne d’art contemporain à Strasbourg.

J’espère que la balade alsacienne t’a plu et que cela t’a donné envie de réserver un week-end ou une semaine dans ce coin de France.

Un grand merci au comité régional du tourisme qui m’a invité et en particulier à Jenny et Nadège qui ont tous mis en œuvre pour rendre cette escapade formidable  !

A la Kunsthale, centre d’art contemporain à Mulhouse, se tient jusqu’au 3 avril prochain une exposition peu ordinaire, Les salons de lecture .

Pourquoi?

– le public  a le droit de toucher les œuvres, a le droit d’investir les pièces et de s’assoir sur les chaises

– le parcours ne s’articule pas autour d’un ou deux artistes mais met en scène une vingtaine d’ artistes autour d’un thème, les formes de l’écrit

J’ai eu la chance de suivre une visite guidée avec la commissaire de l’exposition, Sandrine Wymann, dont on sent la passion quand on l’écoute parler. Elle a le don de donner vie aux artistes et aux œuvres qu’elle présente, à tisser un fil entre les différentes pièces et à donner du sens à ce qui pourrait de premier abord, paraître un peu dépouillé.

Mes coups de cœur :

Le carnet de voyage urbain de Krassimira Drenska qui rassemble 9 de ses promenades dans Paris à 2002. On y retrouve les choses lues ou entendues à la radio le jour de ses balades, 9 dessins retraçant ses déambulations dans les rues de Paris. L’auteur s’était fixée deux règles : partir toujours du même endroit, à savoir la station de métro Belleville et prendre une photo toutes les 20 minutes.

Les détournements humoristiques de l’image de Plonk et Replonk, deux artistes qui à partir de vieilles cartes postales d’archives créent des photos montages surréalistes qu’ils légendent de manière décalée.

Les lettres de non-motivation de Julien Prévieux qui, dans l’ouvrage en présentation, répond à des offres d’emploi réelles en expliquant de manière détaillée pourquoi il ne peut pas accepter le poste. Derrière l’humour absurde, une tentative de révolte face à un monde du travail parfois déshumanisant.

La mission Kaki ou un voyage en 24 épisodes (créés sur un site internet par Hoio) qui entraîne le visiteur ou l’internaute dans un univers de fiction suffisamment détaillé pour que cela paraisse vrai ou presque…c’est tellement délirant que je t’invite vraiment à rentrer dans son univers en cliquant ici

Et toi, tu écris pour raconter, laisser une trace, pour jouer avec les mots…?

Le week-end dernier j’ai été invitée avec Miss Giny, Deco design, Virginie B et The Trendy Girl par le comité régional du Tourisme Alsace à découvrir une région que je connaissais peu, l’Alsace à l’occasion du week-end de l’art contemporain.

Arrivée très tard dimanche soir, je n’ai pas encore eu le temps de trier mes photos mais promis je te fais partager ce week-end très bientôt sur ce blog et sur fais toi la belle avec :

– des billets gourmands (et une spéciale weekly chocolate à Strasbourg)

– une promenade dans le quartier de la Petite France

une croisière dans Strasbourg et la découverte d’une ville charmante

– deux expos de photographie

– un coup de projecteur sur l’exposition d’Anselm Kiefer au musée Wurth

– mes coups de coeur parmi l’exposition les salons de lecture à Mulhouse

Le programme te plait?

 

Tu connaissais probablement Ben rayon papeterie….


Mais Ben en strip-tease intégral au Musée d’art contemporain de Lyon depuis un mois c’est aussi :

Des mots, des phrases sur des tableaux noirs

(je n’ose pas dire aphorismes car souvent je trouve que cela ne va pas très loin)

Spécial dédicace à l’homme


des objets du quotidien détournés, réutilisés


landau redécoré

un autre usage des meubles


tout est support


des collages avec des publicités découpées


de l’humour


un sens particulier de la déco


Un détournement d’œuvre célèbre


Un clin d’œil cinématographique


des portraits


Des obsessions largement partagées :

La mort avec des portraits d’hommes célèbres qui se sont suicidés


Le sexe avec une boîte aux fantasmes

Ben semble aussi fasciné par les trous (?), les crachats, le vomi mais là j’ai passé mon chemin et je ne suis même pas rentrée dans la petite pièce dont c’est la thématique.

Ben c’est aussi l’art de la récup :


sa maison ! (un peu chargée, non?)

Verdict? La visite de l’exposition commence au 2ème étage du musée avec essentiellement des photos (de l’artiste en train de manger, boire, écrire, cracher…) et des tableaux noirs avec un ou quelques mots écrits en blanc. Si l’exposition s’était arrêtée là, j’en aurais conclu au « foutage de gueule », excuse-moi du terme avec le reproche entendu déjà mille fois à son égard, tout le monde peut le faire…sauf qu’il est celui qui a eu l’idée, il est celui qui est identifiable aujourd’hui…dommage qu’il est exploité le concept sans limite. Peut-être aussi que trop de Ben tue Ben et que cette accumulation de tableaux noirs présentés à côté n’est pas une scénographie à son avantage. La question « qu’est ce que l’art ? » est déjà sur toutes les lèvres en montant  dans l’ascenseur qui mène au dernier étage.

Son détournement des objets du quotidien, ses immenses fresques, ses pièces thématiques ont mis un peu d’eau dans mon vin. Quand l’ego de l’artiste s’efface au profit de l’humour, j’apprécie un peu plus. J’aime bien aussi ses boîtes, coffres ouverts remplis d’objets comme des cavernes d’Alibaba

Sa dénonciation de la société de consommation (représentée entre autres par des poupons nus avec une couche suspendus par les pieds…qu’on m’explique s’il vous plait ) me semble ambiguë…lui qui commercialise toute une gamme de produits signés de son nom.

Ben devance la critique et nous met devant un panneau sur lequel il est écrit que seuls les abrutis voient le beau dans les belles choses (je serais donc une abrutie) et au 1er étage conclut la visite par cette mise en scène :

Par ailleurs sur le verso du billet d’entrée à l’exposition, un petit quizz est adressé par Ben aux visiteurs. Sur les 8 occurrences, on peut cocher au choix :

– « C’est pas de l’art » ( ce qui suppose qu’il faut définir ce qu’est l’art…j’aurais tendance à répondre quelque chose qui transcende, qui transporte ou qui m’émeut, ce qui n’est pas le cas ici )

– « trop bordélique » (moi qui aime plutôt l’épuré, c’est vrai que j’ai trouvé ça un peu étouffant),

– « enfin on rit »

– « c’est une honte »

– « Ben est un génie »

– « Il faut interdire cette exposition »

– « trop d’égo » (un artiste sans ego ça existe? cela dit ce qui m’a le plus plu sont les oeuvres dont le thème n’est pas l’artiste),

– « je reviendrai avec grand-mère et les petits enfants » (quand j’ai montré les photos à ma belle-mère, elle n’a pas été emballée du tout)

Et toi, tu apprécies l’art contemporain?

Si tu habites sur Lyon ou si tu comptes venir y faire un tour prochainement, tu peux te faire ton propre avis sur cette exposition jusqu’au 11 juillet !

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