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Après des mois de campagne acharnée de mes enfants, de contrat à signer avec clause abusive de non retrait et à force d’arguments (plus ou moins fallacieux d’ailleurs), nous avons adopté un chat. Recueillie dans une cage d’escalier, après s’être perdue ou avoir été abandonnée (on n’a bien essayé de la faire parler mais on n’a pas encore inventé le décodeur de miaulements), elle avait du mal à cohabiter  avec le chat de la personne qui l’avait trouvé (c’était un peu ambiance La guerre des Roses avec délimitation du territoire et partage en deux de l’appartement). On avait dans l’idée d’adopter un chaton mais quand nous sommes allés la voir la première fois, à la clinique vétérinaire, elle nous a fait ses yeux de chat et on n’a pas mis longtemps à craquer.  Elle n’est là que depuis un peu plus de 3 semaines, pourtant déjà pas mal de choses ont changé :

Avant : Les défenseurs de toutes les bêtes à poil vont me lancer des croquettes à la figure, mais au départ cette petite chatte noire et blanche, je la trouvais franchement banale, d’autant plus qu’elle avait une collerette pour l’empêcher d’enlever les points qu’elle avait sous le ventre suite à une opération. On est d’accord qu’on est loin du Maine Coon et qu’elle ressemble plus à Félix le Chat, non ?

Après : D’abord au bout de deux semaines, on lui a enlevé sa collerette et elle a retrouvé sa grâce féline de chat et puis entre ses yeux verts, sa minuscule tâche noire sur le nez et celle qu’elle a au menton, elle ne me parait plus banale du tout. Autre spécificité : très souvent, elle ne miaule pas, elle roucoule comme si elle n’arrivait pas à se décider entre miaulements et ronronnements.

Avant : Les élastiques servaient à attacher les cheveux, les bouchons de bouteille à fermer les bouteilles, ceux des gourde de compote (non c’est pas écolo mais c’est pratique) finissaient à la poubelle.

Après  : Les élastiques, les bouchons de bouteille, les balles de magie de mon fils sont devenus ses jouets préférés (alors qu’elle ignore les petites souris sensées l’amuser). Souvent elle se comporte comme un chien, prenant une balle entre ses dents, elle nous l’apporte pour qu’on lui lance. D’autres fois, elle les pousse toute seule de pièce en pièce.

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Avant : ma corbeille à linge (dans lequel je mets le linge à repasser) était dans la chambre.

Après : Le canapé est tout de suite apparu comme le meilleur endroit où planter ses griffes. Après avoir essayé de le camoufler (elle trouve toujours un endroit sans tissu), de mettre du papier aluminium dessus (elle joue avec ), ma fille a eu l’idée de transporter le panier à linge en osier dans le salon et près d’une fenêtre. Elle a tout de suite validé « the place to be » : elle s’y installe le plus souvent pour regarder dehors ou pour dormir (et bien-sûr elle s’en donne à cœur joie dessus côté griffes mais a complètement oublié -pour le moment en tous cas -le canapé).

Avant : Je connaissais à peine l’existence des arbres à chat, des fontaines à eau, des distributeurs de croquettes.

Après : Je pourrais donner au moins un conseil sur les arbres à chat : choisissez-le haut !  Celui qu’on avait acheté avec l’espoir à l’époque qu’elle fasse ses griffes dessus, elle l’a toujours royalement ignoré même après avoir été badigeonné d’huile d’olive, d’odeur d’olives (oui c’est étrange mais ce conseil revient sur des sites). Exit l’arbre à chat qui ne servait à rien, bonjour le tunnel de jeux spécial chat particulièrement hideux (mais qui l’amuse beaucoup) au milieu du salon. Pour l’appartement le plus joliment décoré, on repassera : )

Avant : je marchais pieds nus parce que j’étais CHEZ moi, personne n’accourait quand je rentrais et ouvrais la porte, personne ne se collait le plus possible à moi dès que je m’asseyais sur le canapé.

Après : je mets toujours des chaussettes car cette féroce prédatrice adore attraper les pieds avec ses pattes (et ajouter un petit coup de dent sinon c’est moins drôle). Toutes mes séances de pâtisserie (et la préparation des repas en règle générale) se font sous son étroite surveillance. Elle se met à un poste d’observation et ne semble pas en perdre une miette. Dès qu’elle entend le bruit d’une clef dans la serrure de la porte d’entrée, elle arrive en courant. Bref nous vivons désormais CHEZ elle : )

Avant : Toutes mes connaissances sur les chats étaient purement théoriques.

Après : Outre son incroyable souplesse (même les très forts en yoga ne mettent pas leur jambe derrière l’oreille sans s’être échauffés en minimum), je découvre son ouïe super fine (j’ai déjà tenté de verser des croquettes dans sa gamelle en faisant le moins de bruit possible…elle rapplique dans la seconde), son odorat (détecteur de bacon et de poisson à grande distance) et le fait qu’elle a un caractère bien à elle qui n’est pas celui des quelques chats que j’ai gardés ou vus ailleurs.

Bonus (spécial chat adopté ?) : Son comportement a changé, après deux semaines. Au tout début, elle était plus câline,  plus collante et elle ne jouait pas. Un peu comme quand on rencontre quelqu’un et qu’on ne lui montre que certains côtés espérant le séduire : )

Avant : je parlais des chevaliers des paysans de l’an mil du lac de Paladru.

Après : non seulement elle revient régulièrement dans la conversation mais en plus, je lui parle …comme si elle pouvait me comprendre et me répondre.

Bref j’ai adopté un chat : )

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Il ronronne quand tu le caresses…enfin au début, car très rapidement le ronronnement se transforme en agacement.

Si tu lui tapotes l’arrière-train, il apprécie très moyennement et se prend ni une ni deux pour un félin.

Les enfants se battent pour le porter et je dois intervenir…je ne vais quand même pas adopter un second chat.

Il ne perd pas ses poils, ne fait pas ses griffes sur les meubles ou le canapé, ne joue pas à Spiderman avec les rideaux, ne coûte rien en croquettes ou pâtés, ne pose pas de problème de garde quand je pars en vacances.

Je te présente mon nouveau pensionnaire :


Le chat potté !

Et toi, tu as un animal de compagnie?

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