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le-temps-de-l-aventure-10-04-2013-6-g

En découvrant la bande-annonce du temps de l’aventure, je savais déjà un peu que le film avait beaucoup d’atouts pour me plaire. Un coup de foudre entre deux inconnus, un grain de sable inattendu dans le quotidien, un acteur Gabriel Byrnes découvert dans la série En analyse et à qui je trouve beaucoup de charme (bon ok quand j’ai appris qu’il était plus vieux que mon père, honnêtement ça m’a un peu gêné). J’avais juste un peu peur que ce soit trop attendu, déjà vu ou que cette tension entre eux ne soit pas crédible, que leur histoire reste sur pellicule sans qu’on y croit.

Or dès les premiers regards qu’ils échangent dans un train, ces doutes sont écartés. Elle est actrice et rejoint Paris pour passer des essais. Comme pas mal de femmes (je crois), elle a besoin d’être rassurée en amour, elle a besoin d’entendre à nouveau ce qu’on ne dit plus parfois avec le temps qui passe. Son couple ne va pas particulièrement mal, il subit juste l’usure du temps. De lui, on sait moins de choses, les détails viendront au compte-goutte…il a des enfants mais est-il encore marié ? Il est anglais (et il a cette diction et cet accent anglais si classieux qui vont avec), il se rend à l’enterrement d’un ancien amour. Leur histoire aurait pu rester fantasme si chacun avait repris sa vie en arrivant à destination mais des petits détails vont pousser Alix a s’échapper d’un quotidien un peu étouffant (pléonasme) pour retrouver, sur un coup de tête, cet homme qu’elle a croisé quelques heures plus tôt.

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Je ne vais tout de même pas tout vous raconter, ce serait dommage, la bande-annonce en dit assez comme ça. Pour moi c’est un peu des plus beaux rôles d’Emmanuelle Devos : elle traverse le film avec une énergie, une sensibilité, un culot aussi qu’on lui envie. Elle joue une femme qui a la quarantaine (elle est plus proche de la cinquantaine dans la vie) et elle est magnifique, sensuelle, lumineuse, drôle aussi.

Pas mal de critiques ont qualifié Gabriel Byrnes « de poisson mort » ou lui ont reproché son manque d’expressivité (j’ai d’autres noms qui me viennent en tête surtout dans les chouchous du moment à ce propos). Moi j’ai aimé sa voix, son côté pince sans rire, cette attention dans chacun des gestes qu’il a envers elle.

J’ai aimé chacun des regards qu’ils posent l’un sur l’autre, la façon dont ils se touchent, se parlent avec intensité et en allant à l’essentiel comme si c’était le dernier jour de leur vie. J’ai aimé leurs sourires, leurs étreintes, cette parenthèse qu’ils s’offrent sans culpabilité.

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Le temps de l’aventure transforme une intrigue somme toute assez banale et qui aurait pu être plate en une rencontre amoureuse exaltée où chacun retrouvera peut-être le goût des amours adolescents, ces moments où l’on se sent seul au monde et où plus rien d’autre ne compte.

Et vous, ce film vous tente ?

Ouvrir un livre et s’envoler à des kilomètres de son quotidien, embarquer dans une aventure pleine de romanesque, de suspense, de passion, ne pas avoir envie que son trajet soit déjà fini, qu’il soit l’heure d’éteindre la lumière, jurer que c’est le dernier chapitre qu’on lit même si on s’était promis la même chose une dizaine de pages avant…Douglas Kennedy, vous n’avez pas votre pareil pour me faire veiller tard !

Cette fois, je vous ai suivi les yeux fermés à Berlin dans les années 80 quand le mur existait encore. J’ai eu l’impression de partager mon appartement avec cet écrivain américain, Thomas Nesbitt, venu en Allemagne, pour écrire un récit de voyage. J’ai eu le cœur aussi palpitant que ce jeune homme quand il rencontre Petra, sa traductrice, pour laquelle il a un véritable coup de foudre. J’ai vibré aux débuts et à l’embrasement de votre histoire d’amour.

Je me suis attachée à tous les personnages et j’ai lutté pour ne pas verser ma larmichette au dénouement. J’ai admiré cette façon de dérouler l’intrigue tout en la mêlant à des considérations plus philosophiques, cet art consistant à mêler petite et grande histoire sans jamais avoir l’impression qu’on me donne un cours.

Pour d’autres nuits blanches avec vous, Douglas, c’est quand vous voulez )…en attendant je vais vous suivre sur votre page facebook !

Et toi, y a -t-il un auteur dont tu as le plus grand mal à refermer les livres une fois commencés?

( Merci à Pauline qui m’a envoyé en avant-première Cet instant là.)

Je participe avec ce livre au challenge 1% de la rentrée littéraire organisée par Délivrer des livres.

Cette semaine, malgré la reprise du rythme, du travail, des horaires, de la routine, j’ai eu l’impression d’avoir bénéficié d’une cure de jouvence :

Samedi : j’ai rendu les clefs de la voiture de location sans une égratignure mais sans être plus capable que lorsque j’avais 18 ans de faire un créneau correct (il parait qu’il existe une voiture qui se gare toute seule, je la veux!)..j’ai tellement manœuvré que mon fils, qui a le mal des transports facilement, a eu juste le temps d’ouvrir la portière pour recracher son petit déjeuner et de conclure « Winnie l’ourson il vomit jamais parce qu’il n’est jamais en voiture ».

Dimanche : j’ai retrouvé mon ordinateur, mes mails, les billets de celles que je lis, des commentaires, j’ai pu charger les photos sur mon ordinateur…ça a effacé la fatigue du voyage, le rangement, les valises à défaire et tout ce qui va avec

 Lundi : je suis allée voir un film que je ne suis pas prête d’oublier, les Biens aimés de Christophe Honoré. J’ai adoré les chansons et la musique (d’ailleurs dès que je peux je les écoute à la maison et je t’incite à aller les découvrir sur deezer), ce chassé-croisé amoureux, le Paris des années 60, les scènes à Londres, Prague, la classe de Chiara Mastroianni, les rapports mère-fille et cerise sur le gâteau le délicieux accent des deux acteurs Rasha Bukvic (qui, au delà de l’accent, a un charme incroyable) et Paul Schneider….à chaque fois que je me plonge dans une histoire d’amour, j’ai l’impression d’avoir à nouveau 20 ans !

Mardi : ma fille m’a laissé toucher à ses cheveux pour lui faire deux petites couettes..j’ai vite pris une photo au cas où l’instant soit unique ! j’ai eu un peu l’impression de rejouer à la poupée )

Mercredi : j’ai retrouvé deux copines sur une péniche pour boire un verre et manger des tapas….je ne sais pas si c’était le décor, le mojito, les rires entre filles ou la conversation de la table voisine très olé olé mais je me suis sentie plus légère pendant toute la soirée

Jeudi : j’ai trouvé sur mon bureau le solde de mes congés et j’ai réalisé que mon départ pour ma vie d’étudiante approchait ..youpi !

Vendredi : en allant prendre un café au bar près de mon travail, on m’a qualifié de jolie demoiselle et on m’a offert des fraises tagada

…et tout ça alors que je vais bientôt avoir un an de plus )

Et toi, ta semaine? celle d’Arwen, celle de Virginie B

Edit : pour attaquer la rentrée gaiement, je te propose de venir te faire la belle avec nous en Angleterre pendant tout le mois de Septembre et de gagner un carnet de voyage spécial Londres pour lequel j’ai totalement craqué…alors je t’attends !

 

Adolescence attardée, éternelle amoureuse, romantique niaiseuse ?  je suis nostalgique des regards qui se croisent et qui te rappellent que ton cœur palpite, des mains moites et des jambes en coton, des nuits ou des jours où l’on ne pense qu’à l’être désiré…

J’aimerais encore goûter à ces yeux posés sur moi qui te font sentir belle, à cette façon que les amoureux ont de remarquer les petits gestes, d’aimer le moindre petit détail d’une rencontre… relire des lettres interminables, chercher le sens caché, se perdre dans les interprétations, se prendre au jeu de la séduction…

Revivre cette ambivalence : mourir d’envie de le voir et le jour tant souhaité ne vouloir soudain que fuir ou se cacher. Rougir, chercher ses mots, détourner le regard, passer une main dans ses cheveux pour calmer sa nervosité, souffler le chaud et le froid, prendre son temps, ne pas brûler les étapes, ne surtout pas monter les escaliers deux à deux.

Être électrifiée au moindre contact, multiplier les sous-entendus, laisser le silence s’installer, créer des frôlements accidentels, repenser une fois seule à ce qu’on aurait pu dire là ou ici, à cette façon qu’il a de sourire, de rire..

Imaginer des scènes dignes d’une comédie romantique avec bande son intégrée, rêver de lui même les yeux ouverts, partir dans des scénarios…

Et ce baiser, le premier baiser, celui pour lequel je serais prête à mettre à la poubelle toutes mes tablettes de chocolat, celui qui rend ultra-sensible chaque parcelle de son corps, celui qui abolit tout ce qui existe autour, celui avec lequel on oublie tout – du chien qui aboie au pot d’échappement des voitures, du froid mordant aux passants qui gravitent autour, celui qui remplit le ventre d’un frôlement de milliers de papillons ….

Et toi, nostalgique des débuts amoureux ou pas ?

Edit : mes lieux de détente rêvés dans mon tumblr pour Virginie B

 

 

Connais-tu la petite taupe? ce dessin animé tchèque sans parole adapté aux plus jeunes et plein de poésie dans ses histoires créées par Zdenek Miler.

Accroche-toi bien, un des amis de la petite taupe, Lapinot, tombe amoureux de Lapinette et ces deux-là décident de se pacser euh non de se marier.

Mais commençons par le commencement : Lapinette pour attiser la flamme feint l’indifférence….Lapinou est très malheureux …ça vous rappelle rien les filles?

Mais grâce à la petite taupe, Lapinou arrive à conquérir le cœur de sa belle …s’ensuit le mariage et peu de temps après Lapinette est enceinte … pas de péridurale chez nos amis de la forêt mais ici on ne fait pas croire aux enfants qu’on nait dans les choux !

 

et une tournée générale de biberons (ils ne sont pas pro-allaitement les auteurs? )

Verdict : je suis fan de la tête de la petite taupe même si elle est quand même du genre envahissante dans son genre…elle est même là le jour de l’accouchement…la lecture de l’album a suscité assez peu de questions chez le chérubin, je crois que pour l’instant l’amour est un sujet qui ne le passionne pas…il a encore le temps non?

Et toi, tu as déjà fait languir celui ou celle pour qui tu en pinçais?

crédit photo : galerie Gabrielle Kai, etsy

– Faudrait que j’accepte de ne manger que des légumes, du poisson et de la viande blanche parce que MOI quand je mange de tout, je grossis

– Faudrait que je ne dine que d’une soupe et d’un yaourt sauf que le soir je meurs de faim

– Faudrait que je ne joue plus les midinettes

– Faudrait que je ne crois plus que si le feu passe au vert tout de suite, ma vie professionnelle va enfin changer

– Faudrait que j’aille à la piscine le soir parce que c’est le seul créneau ouvert au public et parce que mes jambes me remercieraient

– Faudrait que j’apprenne à dire non plus souvent

– Faudrait que je me résigne à avoir un job purement alimentaire..après tout on est des milliers dans ce cas

– Faudrait que je devienne proprio pour rassurer mon père

– Faudrait que j’ai une voiture parce qu’avec deux enfants « je ne sais vraiment pas comment vous faîtes »

– Faudrait que j’accepte de vieillir…ce serait plus simple de me voir en photo

– Faudrait que je me contente de plaire à un seul homme, c’est déjà pas si mal

– Faudrait que je cesse d’écouter la conversation de mes voisins au restaurant ou dans les transports

– Faudrait que je fasse le deuil du couple parental

– Faudrait que je regarde certaines choses en face plutôt que de passer mon temps à les éviter

– Faudrait que je m’auto-persuade que mes enfants ont assez d’habits, que ma pile de livres à lire est assez haute ou que mon stock de thé assez fourni

Je sais bien, je sais bien, je sais bien

Je commence demain

Et toi, raisonnable?

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