Tag

adresse sucrée

Browsing

Dorner Frères : La nouvelle adresse sucrée lyonnaise

Présents au Lyon Street Food Festival avec leur brioche façon tropézienne ultra gourmande, Maxime et Gauthier m’avaient parlé de l’ouverture prochaine de leur pâtisserie, Dorner Frères, dans le 6 ème arrondissement, pas loin des Brotteaux. Il faut croire que le temps file vite car nous y voilà : la boutique vient d’être inaugurée et le lancement a eu lieu autour de la présentation des bûches des fêtes de fin d’année.

Derrière les fourneaux Maxime et Quentin (qui n’est pas sur la photo), tous deux passés par la maison Pic à Valence alors que Gauthier gère le « front office » (il a travaillé au préalable chez Signé Extrait dont le chef pâtissier vient aussi de la maison Pic !).

Bonne nouvelle : la pâtisserie a un espace où l’on peut s’installer pour goûter une de leurs pâtisseries, soit dans la salle principale soit dans la petite pièce derrière qui a un côté intime et un peu caché des regards. C’est ici que les 3 bûches imaginées par Dorner Frères ont fait leur apparition au milieu d’un décor de Noël végétal (pensez aux branches de sapin pour votre table, ça rend très bien !).

Les bûches de Dorner Frères

Prêt(e) pour les présentations ? Ci dessous la bûche marron avec un biscuit au marron, un confit de clémentine, une mousse marron cognac (ça se sent mais cela est léger) et des éclats de marron.

J’ai aimé : l’association agrumes/marrons qui donne une bûche pas trop sucrée.

La bûche chocolat pourrait fredonner « ce soir, je suis la plus belle,..pour être dégustée ». Elle est composée d’un biscuit chocolat, d’une feuillantine, d’une mousse chocolat noir, d’une mousse chocolat au lait, d’une mousse vanille et de caramel.
Vu son look, elle existe uniquement en taille 6-8 personnes (les deux autres bûches existent aussi pour 4 personnes).

J’ai aimé : son esthétique à la fois élégante et gourmande, le jeu de texture mousse/feuillantine/biscuit.

L’exotique, quant à elle, est composée d’un biscuit blanc, d’une mousse vanille citron vert, d’un confit mangue passion et de meringue verveine.

C’est ma préférée des trois ! J’ai adoré la mousse vanille citron vert côté texture comme côté goût et le peps du confit mangue passion. Pour moi, en fin de repas de fête, c’est celle que j’apprécierais le plus.

Et côté pâtisseries ?

La pâtisserie se met tout juste en place mais côté douceurs, les brioches escargots happent le regard posées en haut de la vitrine. Les fingers à la fleur d’oranger, la madeleine grand format à partager, le Paris Brest pas chiche du tout….autant d’arguments qui m’ont donné envie de revenir très vite.

Dorner Frères
Dorner Frères
Dorner Frères

Quelques jours plus tard, j’étais donc de retour en bonne compagnie, celle de Fabien du blog Happycurio ( je vous conseille vivement de le mettre dans vos favoris- pas Fabien, son blog -, ses billets voyage entre autres sont top !).

Qui a craqué pour quoi ? (pour corser la difficulté nous n’avons pas choisi de pâtisserie au chocolat ))

Dorner Frères

Allez je brise le suspense infernal : Fabien s’est laissé tenter par la tarte au citron meringuée à l’acidité très bien maîtrisée et au bel équilibre.

Dorner Frères

J’ai succombé pour le mille-feuille qui se la joue à la verticale. La crème à la vanille qui le garnit est délicieuse : plus légère qu’une crème pâtissière mais une vraie caresse. J’aurais aimé un feuilletage un peu plus caramélisé mais c’est très personnel, je ne suis pas une dingue de pâte feuilletée (mais pourquoi tu prends le mille-feuille alors ? Parce qu’il m’appelait derrière la vitre )).

Dorner Frères

Lors de mon passage, Dorner Frères n’avaient pas encore lancé leur dessert monté minute, un bon prétexte pour revenir, d’autant plus que j’apprécie particulièrement leur gentillesse et leur posture humble (pas d’intitulé ronflant et pas de starification …ça fait du bien )).

Dorner Frères
91 boulevard des Belges
69006 Lyon

Pause gourmande aux Bricoleurs de Douceurs

Si vous avez regardé la version « professionnelle » de l’émission Le Meilleur pâtissier, vous vous souvenez peut-être que parmi les équipes, une était de Marseille. L’un d’eux est le chef pâtissier des Bricoleurs de Douceurs (j’adore le nom !), une pâtisserie/salon de thé que je suis depuis longtemps sur les réseaux sociaux. Pour ceux et celles qui ne liraient pas ce blog depuis longtemps, j’ai la manie de choisir mes destinations de vacances en fonction des potentielles adresses sucrées à tester. Du coup, au programme de mon dernier week-end marseillais, je me suis arrangée pour que l’une de nos ballades passe devant cette adresse.

Nous nous sommes arrêtés à la boutique des Bricoleurs de Douceurs ( situé dans le quartier de Roucas à deux pas d’Endoume), sur notre trajet retour à pied Bonne Mère-Vieux Port. C’était une manière parfaite de motiver les troupes. Comme il était encore tôt dans l’après-midi, nous avions quasi la boutique à nous seuls et j’ai eu le temps d’échanger avec Clément Higgins qui s’est installé ici avec sa femme Aurélie Poletto. Il m’a même guidé dans mon choix car j’avoue que face à la vitrine, j’avais bien du mal à me décider, d’autant plus que je savais que je n’y retournerais pas de sitôt. 

L’avantage quand on est plusieurs à s’attabler dans un salon de thé est que l’on peut goûter plusieurs pâtisseries. Notre choix s’est donc arrêté sur le « best of » de la maison à savoir le Marseille Brest, que la fan de pâtisserie à base de pâte à choux que je suis a adoré. Il est composé d’un chou croustillant, d’un praliné pur noisettes, d’une ganache montée noisettes et de noisettes caramélisées. C’est ma fille qui avait ce Marseille Brest devant elle mais autant vous dire que j’ai bien pioché dedans : )

Le fou de tartes et de desserts au citron qui se cachait parmi nous ne pouvait pas passer à côté de Kalamanquoi. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un confit de citron kalamansi, d’un crémeux kalamansi, de meringue et d’une poudre de citron noir, elle présente une belle acidité juste contrebalancée par la présente discrète de la meringue. L’ensemble est « pepsy » (désolée pour l’anglicanisme mais je ne trouve pas de terme équivalent) et bien frais. Il faisait chaud ce jour là, ce qui explique que parmi nos choix, nous avons sélectionné Jack Attack. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un moelleux aux noisettes, d’une compote de pommes au basilic, de pommes pochées et de poudre de basilic, cette douceur est celle qui me laissera le moins de souvenirs mais si vous adorez les tartes aux pommes alors c’est un choix incontournable. Enfin j’ai suivi le conseil de Clément Higgins en choisissant What Else avec sa pâte sucrée croustillante, son moelleux aux noisettes, son crémeux café, sa ganache montée vanille, son praliné coulant noisettes/café. Je n’ai jamais été fan de desserts au café mais depuis que j’ai goûté et beaucoup aimé la tartelette tiramisu de Signé Extrait à Lyon, je sais que tout est une question de dosage. Je n’ai pas regretté mon choix : cette douceur est gourmande, au niveau des textures c’est une vraie caresse et le mariage praliné/café/vanille crée une belle harmonie. Parmi les autres pâtisseries présentes à ce moment là en vitrine (elles changent régulièrement), j’aurais bien goûté le Choc Norris (biscuit croquant aux éclats de noisettes, chocolat et fleur de sel, crémeux chocolat noir, confit de praliné noisettes), le mille feuilles du printemps (pâte feuilletée caramélisée, ganache montée fleur d’oranger, confit de fraises et rhubarbe, fraises fraîches), le Chizeucake de chez nous (un cheesecake avec un fromage d’un producteur local) …mais je n’ai qu’un estomac.

Si j’ai l’occasion de retourner à Marseille, j’irai tester d’autres pâtisseries des Bricoleurs de Douceurs au Jardin Montgrand (situé dans le 6ème arrondissement) où ils sont prestataires de service car le cadre a l’air très agréable.

Scoop : Les Bricoleurs de Douceurs seront présents en septembre prochain au Street Food Festival aux Subsistances à Lyon avec des propositions « finger food » sucrées. Hâte de voir ce qu’ils vont imaginer !

Ce que j’ai aimé :

-le lieu un peu caché mais à quelques mètres de la Corniche Kennedy que je vous conseille d’emprunter pour admirer les points de vue sur la mer et les belles villas
-la possibilité de déguster sur place
-la variété des propositions sucrées
-l’identité des Bricoleurs des Douceurs (dans le « look » des pâtisseries comme dans leur intitulé)
-l’accueil souriant
-de la gourmandise au rendez vous !

Bricoleurs de Douceurs
202 Chemin du Vallon de l’Oriol,
13007 Marseille
Tel : 09 86 35 23 92

Edit : et merci à Funny Fully avec qui j’ai échangé sur les pâtisseries marseillaises et qui m’a convaincu définitivement de tester cette adresse

 

 

Florent Thevenon : un chocolatier pas dans le moule

Si vous êtes en balade dans le 6ème arrondissement pour aller au Parc de la tête d’Or ou si vous allez acheter du fromage chez le MOF Didier Lassagne, faites quelques pas de plus et allez admirez la vitrine du chocolatier Florent Thevenon. Je n’ai d’ailleurs pas mis de photos pour vous la laisser découvrir et en échangeant avec cet artisan qui fourmille d’idées, j’ai regretté d’avoir loupé son bassin plein de poissons ou la pelouse qu’il avait installé dans toute la boutique !

Pas de doute, on est bien à Lyon, en attestent ces rideaux rouges ouverts sur une scène accueillant Guignol (ça m’a rappelé ces spectacles où on emmenait les enfants, petits et où on apprenait au passage quelques mots d’argot lyonnais, le discours parfois d’ailleurs plus adapté aux adultes qu’aux enfants).

La spécificité de Florent Thevenon est que c’est une petite entreprise comme chantait l’autre : une seule boutique, une petite équipe, un labo pas immense où j’ai pu jeter un oeil (et humer l’odeur du praliné en préparation). Tout un bestiaire attendait sur une grille et il n’y a pas besoin d’avoir fait Saint Cyr (sombre référence vu son actualité) pour voir tout de suite que les moulages du chocolatier sont différents de ce qu’on voit ailleurs.

Florent Thevenon créé en effet ses propres moules en silicone à partir de modèles (souvent des jouet ou des figurines ) qu’il glane ici ou là. Il « ‘s’amuse » ensuite à travailler le rendu, la « matière » : Dans des collections précédentes, à brosser pour donner un effet bois ; cette année pour donner l’effet de poils d’animaux ou de peau de crocoAutre spécificité de Florent Thevenon : il expose régulièrement sur les murs de sa boutique des toiles d’artiste …peut être une autre façon de ne jamais tomber dans la routine (d’une année sur l’autre, la plupart des sujets en chocolat changent) ou de rencontrer d’autres personnes, d’autres univers et qui sait trouver une nouvelle source d’inspiration (là je brode)).

Comme visiblement ce chocolatier aime les choses singulières, ses truffes sont carrées et pour les avoir goûtées au Salon du Chocolat quelques éditions en arrière, je vous les conseille (c’est d’ailleurs un produit phare de la boutique).

Chocolaterie Florent Thévenon,
53, rue Tête-d’Or.
69006 Lyon

Et vous, Florent Thevenon vous connaissez ?

Chocolaterie Pelen : Une histoire de famille, de chocolat et de praliné

Peut-on passer devant la devanture d’une chocolaterie sans jamais y entrer ? Oui et c’est d’autant plus incompréhensible que l’une des particularités de la chocolaterie Pelen est de transformer elle-même son cacao des fèves à la tablette ( bean to bar) dans son labo de Lons-Le-Saunier où est née la maison Pelen en 1899.

Arnaud Pelen est aujourd’hui aux commandes de cette maison après son arrière grand-père, grand-père et père. Il a grandi dans les effluves de chocolat, a hésité un temps entre électronique et métier de bouche pour finalement choisir de régaler les gourmands (et il est passionnant quand il parle de chocolat et de praliné !).

Il travaille avec des fèves provenant de l’île de la Trinité /Équateur / Vénézuéla /Côte d’Ivoire (pour les tablettes et les mousses) / Madagascar / Sri Lanka.

chocolaterie PelenLes fèves de cacao sont torréfiées dans le labo de Lons-le-Saunier mais également les grains de café. Ils sont utilisés *pour fabriquer de l’essence de café et aromatiser certaines pâtisseries
* de l’extrait de café qui est mélangé à de la couverture chocolat lait pour les palets chocolat orange.

Tous les jus de fruits sont également fabriqués maison : framboise, cassis, fraise…certains se retrouvent dans les ganaches de chocolat, d’autres dans un des 18 parfums de glaces et sorbets proposés à la boutique de Lons-le Saunier.

Bref si les emballages ont un côté vintage, ici la maison ne s’est pas inventée une histoire. Elle existe bien et bien depuis quatre générations, elle a repris les mêmes recettes et tient à perpétuer une tradition familiale privilégiant la qualité à la quantité.

chocolaterie Pelen

Le praliné dans tous ses états

Le produit phare de la maison est, depuis des générations, le praliné fabriqué toujours artisanalement. Dans un premier temps, les fruits secs (noisettes du Piémont, noisettes romaines, amandes de Provence et de Valencia, pistaches de Sicile, cerneaux de noix de Serlat selon les produits) sont sablés avec le sucre. La cuisson dure 1h15 (et je vous laisse imaginer la divine odeur qui doit flotter dans l’air). On laisse ensuite refroidir la pâte obtenue pendant une journée avant un pré-broyage dans un mélangeur. Le concassage s’effectue dans un broyeur en granit pour obtenir un praliné grossier et dans un broyeur 5 cylindres pour obtenir un praliné très fin (selon son usage).

Ce praliné se retrouve dans plusieurs spécialités de la maison :

les madeleines qui existent depuis des générations (une coque en chocolat noir refermant un praliné noisettes amandes)

chocolaterie Pelen les galets de Chalain (le lac de Chalain étant un lac du Jura qui a l’air un fort joli coin ) composés d’un fin praliné aux amandes et noisettes dans une coquille en nougatine

L’amande royale assez proche des galets si ce n’est qu’elle est enrobée d’un chocolat amer pour un rendu moins sucré

Le malakoff

chocolaterie Pelen♥ ♥ Le mentchikoff avec sa meringue trempée à la fourchette pendant deux jours (j’ai un gros faible pour cette spécialité du fait du contraste entre le praliné qui fond et la meringue qui craque en bouche)chocolaterie PelenLes huitres fourrées au praliné

chocolaterie PelenLe pavé des Arcades : un praliné aux éclats de noisettes, trempé dans une couverture de chocolat amer, poudré de cacao

chocolaterie Pelen♥♥ La pâte à tartiner avec 57% de fruits secs (je vous laisse comparer avec les pâtes à tartiner industrielles)

chocolaterie PelenRayon pâtisserie, on retrouve le praliné dans le fameux Écureuil, celui qu’on appellerait aujourd’hui la « pâtisserie signature », celui qui a ses fidèles, sa clientèle d’habitués qui ne viennent que pour lui depuis des années et des années. L’écureuil a été créé en 1944 pendant la guerre en pleine période de restriction alimentaire et de tickets de rationnement. La femme du pharmacien de Lons-le-Saunier, Mme Charon, cliente de la maison Pelen, se rendit un jour à la chocolaterie avec des noisettes (denrée rare à l’époque) avec le vœu que Mr Pelen lui confectionne un gâteau avec . Depuis la recette n’a pas bougé : sous une pâte d’amande maison aromatisée au café, l’Écureuil est composé d’un biscuit amandes et noisettes et d’une crème praliné.

Si vous aimez la noisette et la pâte d’amandes, je vous conseille de le goûter, j’ai été agréablement surprise à la dégustation alors que je ne suis pas une fan de crème au beurre, le goût de noisettes domine et pas de sentiment de « déjà vu » malgré toutes les pâtisseries que j’ai déjà pu manger dans ma vie. chocolaterie PelenQue serait le Paris Brest sans le praliné ? et quand il est aussi bon que celui de la maison Pelen et que la crème au praliné renferme un coeur de praliné intense, le plaisir est au rendez vous (pour 3.60 € seulement ! )

chocolaterie PelenLe praliné est aussi au coeur d’un des cakes de la maison et pour le goûter c’est un aller simple en enfance.

chocolaterie Pelen

chocolaterie PelenLa chocolaterie Pelen propose également d’autres pâtisseries comme la tarte aux pamplemousses (avec une pâte sablée et une crème amandes pistache qui s’équilibre très bien avec l’amertume du pamplemousse)

chocolaterie Pelen

Le Ministre (ce que j’appelerai un trianon et qui est, peut être, ma pâtisserie au chocolat préférée) composé d’un praliné feuilletine sur un biscuit joconde et d’une mousse chocolat amer (celui là je suis sûre que je le reprendrai).

chocolaterie PelenLe choco-framboise composé d’un biscuit sacher chocolat, d’une mousse au chocolat et d’un coeur de framboises fraîches. Le mariage fonctionne très bien.

Et encore d’autres cakes comme celui au citron ci dessous, des éclairs (à mon avis, il faut goûter le chocolat), un chou chantilly, l’ébène qui a aussi ses fans (un fond de succès avec amande noisette et ganache chocolat) et bien d’autres pâtisseries.

Pâques à la chocolaterie Pelen

A quelques jours de Pâques, la boutique lyonnaise de la chocolaterie Pelen ( qui existe à Lyon depuis 35 ans) débordait de cloches, poules, lapins, oeufs et fritures quand j’y suis rentrée.

Pour une grosse partie des pièces (sauf les plus petites), la maison Pelen utilise les mêmes moules en fer étamé génération après génération. La tradition peut être autre chose qu’un concept marketing vide !

 

chocolaterie Pelen

chocolaterie Pelen

Et vous, la chocolaterie Pelen vous connaissez ?

 

 

Pause gourmande aux Artizans

Un aller-retour à Paris dans la journée est forcément l’occasion quand on rêve, parle des heures, pense pâtisserie, de tester une des nombreuses adresses sucrées repérées ici ou là (les moins centrales passant plus facilement à la trappe, cela fait déjà bien longtemps par exemple que je veux aller voir Jojo & Co au marché d’Aligre). Ce mercredi là j’avais un rendez vous pro vers les Grands Boulevards (j’ai redécouvert à l’occasion quelques jolis passages …et j’ai fini par être en retard) et mon amie Sophie m’a suggéré les Artizans rue Montorgueil. Je louchais depuis longtemps sur leur fameux Paris-Brest (il est en photo sur la page d’accueil de leur site), c’était l’occasion de le tester.

les Artizans

Et là c’est le drame : plus de Paris-Brest à la carte à ce moment-là, remplacé par d’autres pâtisseries plus fruitées et plus en accord avec les envies des gourmands et gourmandes quand les températures commencent à grimper. Heureusement je ne suis pas psychorigide de nature (ou en tous cas pas pour cela) et tout ce que je voyais en vitrine me tentait (et j’ai déjà un excellent prétexte pour revenir à cette adresse).

 

Finalement Sophie s’est laissée tenter par le Cahuèt Passion et moi par le S’Tache, chou oblige ; ). J’avoue que je n’aurais pas forcément parié sur le Cahuèt Passion composé d’un pain de gène, croustillant et caramel cacahuète, sauce acidulée et nuage au fruit de la passion.  Pourtant quand je l’ai goûté, c’est comme si je venais de découvrir que la cacahuète (qu’on associe plus souvent au chocolat) était faite pour s’entendre avec le fruit de la passion. La cacahuète ainsi travaillée perd son côté gras, elle est mise en valeur par l’acidulé du fruit de la passion alors qu’on aurait pu penser que son goût « dominerait » tout. Cachuèt Passion est à la fois léger et gourmand.

Quand au S’Tache, il s’agit d’un chou garni de crème pistache et de gelée d’hibiscus qui « repose » sur une pâte sucrée pistache, compotée cranberries, hibiscus. Je ne sais pas vous mais moi, rien qu’en lisant la composition de ce choux, j’avais l’eau à la bouche. Je l’ai admiré un bon moment sur toutes les coutures, j’ai picoré quelques éclats de pistache avant de me décider à plonger ma fourchette dedans (brisant cette belle harmonie visuelle).

J’ai trouvé dans ce chou tout ce que j’aime : une crème pistache très onctueuse et gourmande, de la fraicheur apportée par la gelée d’hibiscus, du croquant aussi bien avec le craquelin que les fruits secs extérieurs. Non seulement le S’Tache ne ressemble à aucun autre chou pistache mais qu’est ce qu’il est bon !

Il faut aussi que je vous parle de la tarte framboise que l’on pourrait injustement boudée, la pensant trop classique en la voyant dans la vitrine du restaurant pâtisserie Les Artizans. Erreur, grossière erreur, cette tarte est une petite merveille et n’a rien à voir avec les tartes framboise que vous pouvez réaliser chez vous.

D’abord en place et lieu de la traditionnelle pâte sablée, on trouve une meringue soufflée. C’était la première fois que j’en goûté : non seulement c’est bien moins sucré que de la meringue « normale » mais cela ne colle pas aux dents, c’est croquant et en même temps très aérien quand on croque dedans.

Et c’est pas fini comme dirait l’autre : sous les framboises, se trouve une crème citron et une sorte de pesto verveine qui explose véritablement en bouche. C’est frais, ça dépote, ça surprend, cela vous fait fermer les yeux de bonheur.

Forcément quand sur les 3 pâtisseries dégustées, les 3 m’ont ravi, cela donne envie de …goûter les autres, d’autant plus que le chef Pâtissier Mathieu Mandard avec qui j’ai pu échanger est très accessible et sympathique (oui dans chaque article je répèterai que l’accueil cela compte )).

Sophie a aussi testé la carte salée du restaurant les Artizans et la conseille sans hésitation. Bref une très bonne adresse dans une rue sacrément sucrée (boutique de Fou de pâtisserie à quelques mètres de là, pâtisserie Stohrer, Café Pouchkine…)

 Et vous, quelle pâtisserie auriez-vous choisie ?

 

Les pâtisseries de Guillaume Flochon : oups I did it again (Lyon)

Je vous ai déjà parlé de la pâtisserie chocolaterie Guillaume Flochon. Si vous êtes lyonnais et bec sucré et que vous n’y avez encore jamais mis les pieds, c’est incompréhensible (non le fait que cela soit à Vaise n’est pas une excuse, la boutique est à deux pas du métro Gare de Vaise et depuis la Croix Rousse, si on n’est pas pressé, il est tout à fait possible d’y aller à pied.)

Je vous avoue que j’ai déjà goûté pas mal de pâtisseries à cette adresse mais comme j’avais vu des nouveautés sur leur page Facebook, j’ai sauté sur le prétexte pour y retourner. Comme c’était le 1er avril, des gros poissons en chocolat trônaient au dessus des gâteaux alors que lapins, poules et la création de la maison « éclosion en chocolat » (oeuf en chocolat enrobé de nougatine ou enrobé de praliné) s’alignaient sagement attendant d’être cachés puis découverts à Pâques.

 

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

Guillaume Flochon

La dégustation des pâtisseries Guillaume Flochon

Après avoir pas mal hésité devant la vitrine si alléchante, j’ai choisi la plus chocolatée des pâtisseries devant moi : le Carrément Choc, composé d’une mousse chocolat grand cru, d’un crémeux chocolat, d’un croustillant au grué de chocolat et d’un pain de gênes chocolat. Bien entendu c’est très chocolaté mais pas du tout écœurant comme je le crains à chaque fois avec les gâteaux au chocolat, et comme dans toutes les pâtisseries de Guillaume Flochon, le jeu des textures est très réussi.

Guillaume Flochon

J’ai ramené également chez moi le finger (tout en louchant sur le baba au rhum, on ne se refait pas ) mais après une bousculade dans le métro, j’ai abîmé légèrement le dressage et cela ne rendait pas honneur à cette pâtisserie, j’ai donc laissé la photo prise dans la vitrine. Ce finger est composé d’un crumble praliné, biscuit noisette, crémeux noisette et crème yuzu légère. C’est à la fois gourmand et très équilibré du fait de la présence du yuzu. Les petits dés de fruits de mangue présents à l’intérieur apportent du peps à l’ensemble. Encore une fois une belle découverte.

Guillaume Flochon

On en vient à mes deux gros coups de cœur à commencer par le fraisier, pourtant très classique. Comment surprendre et conquérir avec un fraisier ? Guillaume Flocon l’a fait en ayant l’excellente idée d’ajouter à cette pâtisserie traditionnelle, le petit truc qui, pour moi, change tout : le crumble fleur de sel sur le dessus. La mousseline vanille est aérienne, le biscuit amandes remplace avantageusement la génoise habituelle et le coulis de fraise présent dans la petite pipette permet d’arroser à votre guise votre pâtisserie pour une note fruitée finale.
J’ai vraiment adoré cette version du fraisier et comme le millefeuille de la maison est aussi à tomber, je ne pourrais que vous recommander de goûter les classiques.  Vous serez surpris !

Guillaume Flochon

Enfin ayant un gros penchant pour les pâtisseries à base de pâte à choux (que je préfère même aux gâteaux au chocolat, dans la série coming out), j’avais tout de suite repéré le chou pistache framboise dans la vitrine. Toutes les pâtisseries précitées ont été partagées mais je dois dire que ce chou, je l’aurais bien gardé pour moi toute seule. Composé d’une chantilly pistache , d’un crémeux pistache, d’une compotée framboise, ce chou renferme une surprise : un mini-chou garni de crème framboise. C’est une merveille !

Guillaume Flochon

Voilà j’espère, vous avoir convaincu, que cela vaut le coup, même si vous n’habitez pas à Vaise, de pousser la porte de la pâtisserie chocolaterie Guillaume Flochon. Quant à moi, je sais déjà que je vais y retourner pour re-goûter le fraisier, le chou pistache framboise et qui sait ….

Pin It