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Lundi dernier j’avais zappé les j’aime de la semaine pour vous parler du Festival sur place ou à emporter et en particulier de la balade gourmande et historique à Villeurbanne. Je n’ai pas pu tout caser dans ce billet, en particulier le chou-per 6ème rdv sucré lyonnais qui a eu lieu samedi après midi autour des pâtisseries « choux » ( je vous en reparlerai très bientôt sur le blog) mais voici une petite sélection de mes coups de coeur récents :

La saison 3 de The Affair

J’ai lu pas mal de mauvais retours quant à la saison 3 de The Affair. Personnellement j’avais beaucoup aimé la saison 1 mais j’avais trouvé la saison 2 très brouillon. Peut être que le final de cette saison 3 me décevra mais en attendant, je suis accro. Malgré le long format des épisodes (55 min divisé en 2 correspondant à deux points de vue de personnages récurrents sur une même journée), un soir de cette semaine on a enchaîné 3 épisodes (et on s’est couché très tard). Niveau dialogues et psychologie des personnages, on sent clairement la patte des scénaristes d' »En analyse » et puis il y a la beauté de Montauk (pas très loin de New York), cadre de certains épisodes. Après avoir tenté plein de séries plus ou moins vite abandonnées (Outlander, Au service de la France, This is us qui m’a plu au départ mais dont le côté sirupeux a fini par m’agacer), j’ai enfin trouvé une série qui m’enthousiasme (la dernière en date, je ne sais plus si j’en avais parlé sur le blog était Here and now )

Les tasses comestibles des petites françaises

Imaginez vous buvez votre café et puis vous croquez dans la tasse pour la dévorer ! C’est possible avec les tasses comestibles faites à la main (jusqu’à présent Roxane et Mathilde tempéraient le chocolat qui nappe à l’intérieur des tasses à la main, sans machine…quand on sait comme c’est long ). Elles ne fondent pas lorsque vous versez une boisson chaude dedans mais vous pouvez aussi les déguster avec de la glace, du yaourt grec et des fruits, de la chantilly …

Les tasses existent en trois parfums : vanille sel de guérande, cannelle amandes, cacao noisettes (logiquement je devrais préférer celles au chocolat mais mon coeur penche pour celles à la cannelle).

Je vous invite à aller faire un tour sur leur site Les tasses comestibles, vous apprendrez plus de choses sur leur aventure et il y a aussi dans la partie blog plein d’idées recettes.

Je trouve que c’est une bonne idée pour les restos à l’heure du café gourmand ou à la maison pour un dessert original (avec zéro vaisselle en plus) facile à préparer.

 

L’expostion Caro/Jeunet au musée de la miniature et du cinéma

Enfin cette semaine j’ai assisté à la conférence de presse autour de la nouvelle exposition temporaire (jusqu’en mai 2019) du Musée de la miniature et du cinéma autour des films du duo Caro/ Jeunet (qui étaient présents). J’ai pris plein de photos mais finalement je me suis dit que ce serait gâché la surprise d’en montrer beaucoup.

En arrivant dans l’espace consacré à cette exposition qui était avant aux Halles Saint Pierre (à Montmartre), on a un peu l’impression de rentrer dans un cabinet de curiosités. Il ne m’a pas fallu plus de 2 minutes pour me sentir immergée dans l’univers si particulier de Caro et Jeunet.

En se baladant de film en film, on repense à certaines scènes marquantes. J’aime aussi beaucoup le côté coulisses (les claps, les story boards, les vidéos où l’on voit les acteurs se transformer) et aussi le fait que c’est une exposition très visuelle où les pièces présentées se suffisent (à nous ensuite d’aller creuser, chercher si notre curiosité est titillée).

En plus elle commence presque au même moment que le début des vacances scolaires et je suis quasi sûre que c’est une ambiance qui plait aux enfants. Cela m’a donné aussi envie de revoir certains films de Caro/Jeunet et d’en découvrir d’autres.

 

 

Le blog va prendre quelques jours de pause, je vous souhaite une belle semaine !

Ce n’est pas la première fois que je pars en vacances à Saint Malo. Ce serait un grand hasard que vous ayez lu tous mes articles précédents sur St Malo et qu’en plus quelques années après vous continuiez à me lire mais ce n’est pas dans mes habitudes de recycler  alors voici 10 choses à faire à Saint Malo version 2018 (sans ruiner votre budget)  :

1-Assister au coucher du soleil en changeant de point de vue

Bonheur accessible à tous, totalement gratuit, il suffit de vous renseigner sur l’heure de coucher du soleil, de vous balader le long de la plage du Sillon ou sur les remparts vers Grand Bé. C’est aussi magique que la lune qui vous suit quand vous êtes en voiture, le soleil est à gauche ou à droite de Fort national selon où vous vous trouvez. Et puis les couchers de soleil à Saint Malo avec les marées, les brise lames, la luminosité bretonne si particulière, ils sont catégorie direct 5 étoiles !

10 choses à faire à Saint Malo

2-Se balader sur les remparts de jour comme de nuit

Si vous n’avez jamais mis les pieds à Saint Malo, sachez qu’une partie de la ville dite intra-muros est ceinturée de remparts qui offrent des points de vue magiques sur la mer, sur l’horizon. Des remparts nous avons assisté au feu d’artifice de Dinard, juste en face (un peu loin quand même pour être dans l’ambiance mais avec la beauté des feux d’artifice sur l’eau.)

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

3-Profiter de l’immense plage du Sillon et de toutes les autres

Je vous ai parlé dans un article précédent du caractère unique et de la beauté de la plage du Sillon à Saint Malo mais si vous êtes « très plage » ici vous pourrez en tester pas mal (liste non exhaustive) :

-la plage de l’éventail au pied quasiment des remparts avec une sorte de petite piscine naturelle à marée basse prisée par les enfants

-la plage de Bon secours (également au pied des remparts mais pas du même côté) très photogénique avec sa piscine d’eau de mer et son plongeoir

-la plage du Môle (au pied des remparts Sud) est parait-il la plage préférée des malouins car elle est protégée du vent

-la plage des Bas Sablons dans le quartier des Sablons offre une belle vue sur la cité corsaire (celle que j’aime le moins car l’eau parait stagner à cet endroit )

-la plage de Solidor est une petite plage mais c’est la plus proche si vous logez près de la tour Solidor

-la plage du pont est un peu plus éloignée du centre de Saint Malo et les enfants n’ont pas aimé ses galets et cailloux assez nombreux

-la plage de la Varde est peu connue, on s’y est retrouvé un peu par hasard après avoir marché vers la pointe de la Varde et on a eu un gros coup de cœur par son cadre

4-Flâner dans la librairie L’Odyssée et  La droguerie de Marine

Avec six librairies indépendantes pour une ville de moins de 50 000 habitants, Saint-Malo fait figure d’exception dans le paysage national. « C’est normal. La Bretagne est la seconde région de France en termes de densité de librairies. Et les Malouins sont de grands lecteurs, ce qui n’a rien à voir avec le climat », rigole Brice Vauthier, patron de L’Étagère, dans le quartier de Paramé.

Je ne suis entrée que dans deux de ces 6 librairies indépendantes de la ville : l’Odyssée située intra-muros laisse une belle place aux livres autour de la région Bretagne et de la mer tant en proposant une sélection stimulante en littérature (je n’ai pas pu repartir les mains vides).

10 choses à faire à Saint Malo

La librairie droguerie de Marine comme son nom l’indique est atypique du fait même qu’elle est à la fois une droguerie moderne au rez-de-chaussée et une librairie présentant plusieurs pièces où l’on s’installerait bien pour la journée au premier étage.

10 choses à faire à Saint Malo

5-Randonner jusqu’à la pointe du Grouin

Le point d’arrivée de cette randonnée (la pointe du Grouin… il y a en a 2 qui suivent) vaut quasiment autant le détour que le chemin pour y parvenir. C’est moins plat que d’autres marches (voir parfois un peu pentu, je suis toujours étonnée de croiser des personnes en tong ou en escarpin en pleine nature sur de tels sentiers), ce qui nous a valu pas mal de remarques des enfants (la plus fréquente étant « quand est ce qu’on est arrivé« ) mais cela permet de surplomber une côté découpée, des falaises plongeant sur la mer, de découvrir plusieurs jolies plages, de marcher au milieu d’une végétation colorée. Bref sauf à être blasé, il y a de quoi s’enthousiasmer !

Le départ peut s’effectuer de la plage de l’Anse Du Guesclin (accessible en bus 10 depuis St Malo centre) et pour le retour il suffit de prendre le même bus à la pointe du Grouin.

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

Après avoir été seuls ou presque pendant la randonnée, le site protégé de la pointe du Grouin nous a paru bien fréquenté (il est possible de venir en voiture). N’empêche que cet éperon rocheux avec sa vue à quasiment 360° a un goût de « I’m the king of the world » version XXL.

(Exercice de vision sur la photo ci dessous : voyez-vous le Mont Saint Michel à l’horizon ? )

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

6-Prendre le bâteau pour Dinard

Depuis mon dernier séjour, il me semble que les prix ont pas mal augmenté pour rejoindre Dinard en bâteau depuis Saint Malo. N’empêche que le trajet est toujours aussi sympathique (vous voyez la cité corsaire s’éloigner puis les très belles villas de la promenade du Clair de Lune devant vous), sans agitation (pour ceux et celles qui auraient le mal de mer, cela ne bouge pas) et à la limite un peu trop court (10 minutes).

Ce sont les vedettes de la Compagnie Corsaire qui effectuent ce service de bus de mer (les tickets se prennent directement aux embarcadères à St Malo et à Dinard).

10 choses à faire à Saint Malo

Saint Malo vu de Dinard 

7-Aller à la médiathèque si exceptionnellement il pleut

Sur deux semaines, nous n’avons eu qu’une matinée de pluie et l’après-midi comme le temps était encore un peu gris, nous sommes allées voir la médiathèque qui était en construction lors de notre venue précédente. La bonne nouvelle est qu’elle est ouverte le dimanche.

Je l’ai regardée avec un œil de bibliothécaire avec ces multiples entrées (avec autant de portillons que d’entrées et le sentiment qu’elle est vraiment ouverte sur l’extérieur), sa salle de jeux vidéo pour les ados (est ce qu’un jour en allant jouer à un jeu ils croiseront un livre qu’ils auront envie de lire, qui sait ?), son box personnel pour regarder des films, son nombre impressionnant de revues et magazines, ses sacs surprises remplis de livre sur un thème à emprunter sans regarder à l’intérieur.

10 choses à faire à saint malo

 

8-Se demander si on est vraiment en Bretagne dans le parc des Corbières

Extérieurement il ne « paie pas de mine » pourtant cela aurait été dommage de ne pas pénétrer à l’intérieur du parc des Corbières. Situé à quelques pas de la Tour Solidor, il est très calme, ombragé, avec quelques bancs pour pique niquer ou pour profiter de jolies vues. Sa végétation donne plus l’impression d’être en méditerranée qu’en Bretagne et cerise sur le gâteau, en contrebas, se trouve une crique aux eaux transparentes où seuls quelques habitués se baignent.

Bref à ne pas manquer même si ce n’est pas dans le top ten des guides touristiques !

 

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

9- Admirer les navires et autres bateaux

Je ne suis pas sûre d’avoir le pied très marin mais j’ai une fascination pour la mer et les bateaux. Pendant ce séjour à Saint Malo, El Galéon a accosté et il était vraiment impressionnant.

En allant à Saint Malo intra-muros j’aimais aussi passer par le port pour regarder les catamarans (là ça doit quand même sacrément bouger en mer), écouter les mats des bateaux teinter et les voir se balancer très doucement avec en arrière plan les remparts de la ville.

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10 choses à faire à Saint Malo

10-Goûter à toutes les bonnes choses présentes à Saint Malo

Pour cela, je vous donne rendez-vous dans un prochain article : )

Bonus 10 choses à faire à Saint Malo : Si vous avez l’occasion d’aller à Saint Malo d’ici le 3 novembre 2018, ne ratez pas l’exposition consacrée à Spirou à l’occasion des 80 ans de ce personnage de BD. A travers de nombreuses planches (reproduction mais aussi planches originales de collectionneurs) et des décors qui vous plongent dans l’univers de Spirou, cette exposition Chapeau bas Spirou retrace son histoire (avec un nombre impressionnant de scénaristes et de dessinateurs qui se sont succédés !).

 

Et vous, qu’auriez vous ajouté dans ces 10 choses à faire à Saint Malo ?

 

Je n’oserais déclarer que l’été semble bien là, tant la météo est capricieuse et pluvieuse cette année mais le mois de juillet est annoncé chaud et beau. Qui dit chaleur, dit envie de fraîcheur et aujourd’hui je vous propose une recette de bâtonnets glacés fraise & chocolat blanc, très simple et rapide (et sans sorbetière).

Ingrédients pour 4 bâtonnets glacés fraise & chocolat blanc

25 g de sucre en poudre
2, 5 cl d’eau
225g de fraises
un jus de citron
50 g de chocolat blanc pâtissier
une demie-cuillère à soupe d’huile de pépins de raisins

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Dans une casserole, mettez le sucre et l’eau sur feu moyen. Portez à ébullition et laissez mijoter jusqu’à ce que le sucre soit entièrement dissous.

Rincez, équeutez et coupez les fraises. Mettez-les dans le blender et actionnez jusqu’à obtenir la texture d’un coulis. Ajoutez alors le sirop de sucre, le jus de citron et émulsionnez à nouveau.

Versez la préparation dans les moules à bâtonnets, en veillant à laisser 5 minutes d’espace sur le dessus. Recouvrir avec le batonnet manche et mettre le tout en congélateur pendant 4 heures.

Dans un récipient adapté, faites fondre au bain marie le chocolat blanc coupé en morceaux et l’huile de pépins de raisin. Laissez refroidir le chocolat fondu.

Quand vos bâtonnets à la fraise sont glacés, enrobez les dans le chocolat blanc. Dégustez-les tout de suite ou remettez-les au congélateur jusqu’à dégustation.
Pour mixer mes fruits en un rien de temps, j’ai utilisé le mixeur plongeant Multiquick de Braun*. Rien de sorcier quant à sa mise en service. Si vous le branchez et qu’il ne se met pas en route, c’est que vous avez oublié de le déverrouiller (une précaution de sécurité). Pour cela, il suffit d’appuyer avec votre pouce sur la tête du manche, le petit voyant rouge passe alors au vert (le mixeur se re-verrouille automatiquement dès qu’il reste quelques instants inactifs).

Jusqu’au 31 août 2018, pour l’achat de ce mixeur plongeant, les 4 moules à glaces et leur support présents sur les photos sont offerts. Je trouve ce manège à glace Mastrad très pratique car une fois que les moules sont remplis, le petit couvercle avec le bâtonnet permet que cela ne goutte pas. De plus le support se dépose à plat dans un des bacs de congélation, pas de fuite de liquide possible.

Le démoulage est simple : j’ai passé les bâtonnets très rapidement sous l’eau et j’ai ensuite tiré doucement la languette présente sur chaque moule.

Les glaces et les sorbets maison, vous avez déjà essayé ? 

*produits offerts 

Le 26 juin prochain, la soirée #DrinkAlsace fêtera ses 5 ans, sur la terrasse du Sucre avec 10 jeunes vignerons alsaciens et 5 chefs lyonnais. Un parcours ludique et des associations mets-vins seront proposés au public. De manière générale, je ne suis pas très audacieuse, au moment du dessert, en termes d’accords mets-vins, jouant la carte classique avec une clairette de Die ou plus exceptionnellement du champagne. Quand j’ai été conviée dans l’atelier de Bruno Saladino (chef pâtissier présent à la soirée #DrinkAlsace) pour découvrir quels desserts il avait imaginé pour cette soirée , en accord avec 2 vins alsaciens, j’étais donc très intéressée.

Cette année, Bruno Saladino a créé une bouchée salée au chocolat à déguster avec le crémant d’Alsace, cuvée L’Empreinte 2014 de chez J.Claude Buecher et 5 mignardises sucrées à déguster avec  le Pinot Gris Sélection de Grains Nobles d’Alsace, 2015 de chez Scheidecker.Avant de goûter à ces associations, nous avons mis la main à la pâte pour préparer :

  • une mignardise avec une pâte sucrée, une compotée de rhubarbe et une ganache montée à la fraise (très frais !)
  • une mignardise avec une crème d’amande, une mousse citron-thym (on sent à la dégustation aussi bien le thym que le citron et c’est un bel équilibre) et des abricots caramélisés façon tatin
  • une mignardise avec un crémeux poivre tilmut (délicieux !), gelée de pamplemousse et ganache chocolat noir à 64%

Deux autres mignardises seront proposés le 26 juin : une tout chocolat (mousse au chocolat, caramel beurre salé) et une autre sur des notes pêche blanche verveine.

Bruno Saladino nous a expliqué avoir travaillé sur des accords de complicité mais avoir aussi cherché plus d’opposition, le tout étant de proposer en final un accord équilibré.

Après l’effort (très léger )), la dégustation !

Quand Bruno Saladino nous a annoncé une bouchée salée sur une base champignons dulcey, j’étais assez perplexe, le goût du champignon pouvant être très marqué. Non seulement les deux saveurs se répondent très bien mais elles s’accordent parfaitement avec le Crémant d’Alsace, cuvée L’Empreinte 2014 de chez J.Claude Buecher.

Ce domaine spécialisé dans la production de Crémant d’Alsace depuis le début des années 80 conduit son vignoble en approche « BIO » depuis 2017 (pas de désherbants chimiques, ni engrais de synthèse). Il fait aussi le choix d’une taille courte suivie d’un ébourgeonnage sévère au printemps, ce qui conduit à des rendements plus bas mais les raisins arrivent aussi systématiquement à la maturité visée. En avril 2016, 100 % du vignoble a été converti à l’agriculture biologique.

La cuvée Empreinte 2014 est un 100 % Chardonnay issu du lieu-dit Rotenberg situé au sommet du Grand Cru Hengst. Les bouteilles reposent plus de 30 mois en lattes. C’est un crémant extra-brut, il a donc une belle acidité. Je craignais une certaine amertume mais il laisse en bouche une sensation agréable de fraîcheur avec de fines bulles.

J’ai eu un gros coup de coeur pour le Pinot Gris Sélection de Grains Nobles d’Alsace, 2015 de chez Scheidecker , un vin aux notes de miel et fruits confits. Ce grand vin d’Alsace est produit à partir de raisins dont la maturité a atteint son paroxysme (les grains nobles arrivent après les vendanges tardives). Son rendement est donc faible. Je comprends qu’il ait aussi bien inspiré Bruno Saladino car c’est un vin gourmand, qui reste présent en bouche et assez complexe pour qu’il permette divers mariages.


La découverte de ces deux vins d’Alsace et de ces belles associations  sont un avant-goût de la soirée #DrinkAlsace qui permettra d’aller à la rencontre des vignerons, de découvrir les vignobles et les cépages d’Alsace et de goûter des tapas salés et sucrés.

Vous pouvez vous inscrire à la soirée #DrinkAlsace ici https://www.eventbrite.fr/e/billets-drinkalsace-34102191573 

et acheter vos assiettes salées et sucrées au même endroit pour ne plus avoir qu’à vous laisser porter le 26 juin prochain.

On s’y retrouve ?

Le mois de Mai s’achève et il a été plutôt riche en lecture pour moi avec Grand Frère, le dernier volet de la saga italienne d’Elena Ferrante et Guatanamo Kids, La vie secrète des animaux et ces deux livres dont je vous parle aujourd’hui. Si vous avez envie de savoir ce que j’ai prévu de lire en juin, je vous donne rendez vous sur mon compte Instagram dédié aux livres, bookaddictlyonnaise.

My absolute darling de Gabriel Tallent

Stephen King a crié au génie, l’accueil réservé à My absolute Darling a été globalement très bon et mes impressions à son sujet sont très contrastées voire ambivalentes.

D’abord tout le début du roman m’a relativement ennuyé avec ces histoires d’armes à feu, de tirs, de mécanismes pour les nettoyer. Je comprends bien que le propos global du livre est une critique à l’égard des armes à feu qui font partie de la culture américaine. D’ailleurs l’auteur fait dire à un des personnages que statistiquement on a plus de chances de finir mort (par accident) quand on possède un arme à feu chez soi (alors que le but est de se protéger) que lorsqu’on en a pas. N’empêche de toutes ces scènes j’ai eu envie de les sauter.

Ce qui m’a empêché de refermer le  livre c’est la manière tellement vivante qu’à Gabriel Tallent de décrire la nature, véritable personnage de ce livre. On la sent frémir, bouger, on sent sa dangerosité et le fait, encore une fois, que l’homme n’est qu’un point minuscule alors qu’il se pense le roi.

My absolute darling est aussi un livre violent : la violence de la nature dans certaines scènes (celle magnifique où Turltle et Jacob se retrouvent comme deux naufragés) mais surtout la violence humaine, celle d’un père manipulateur et abusif envers sa fille. J’imagine que rien n’est gratuit mais n’empêche qu’il y a quelques passages qui, pour moi, frôlent une certaine complaisance et j’ai eu bien du mal à ne pas détourner le regard (oui on parle bien d’un livre, je vis toujours mes lectures comme ça).

Paradoxalement quand un livre vous remue autant, on ne peut pas le jeter aux orties. D’autant plus que l’auteur (qui a juste 30 ans !)  a aussi le mérite de rentrer dans la tête d’une jeune fille de 14 ans et d’inviter le lecteur dans cette transition vers son « indépendance » (elle semble vis à vis de son père frappée du syndrome de Stockholm, elle le déteste et elle l’adore aussi), dans son ouverture vers le monde extérieur, sa rebellion.

My absolute darling est à priori tout le contraire des romans que j’aime habituellement : l’analyse psychologique des personnages est quasi absente, les personnages sont taiseux. Pourtant je suis presque sûre que c’est un roman dont je me souviendrai pendant longtemps.

Elle sort de la baignoire, elle voit son reflet dans la baie vitrée, Martin derrière elle, penché sur sa chaise, les yeux plissés, frottant son pouce contre sa mâchoire, et ils regardent tous deux son image, ses longues jambes striées d’ecchymoses noires et vertes. Elle prend une serviette sur le portant et s’enroule dedans, passe devant lui à petits pas boittants. Il se tourne pour l’observer, son oeil gauche plus triste que le droit, son visage ridé d’amour et de chagrin, et elle monte s’habiller, chacun de ses pores emploi de son amour, un amour qui la fait se sentir grande et heureuse, et elle pense, animée d’une force vengeresse, Advienne que pourra.  Elle doit se pencher pour récupérer ses vêtements sur l’étagère, elle exhale doucement et douloureusement, elle s’habille avec précaution, elle prend tout son temps, et quand elle a terminé, elle regarde par la fenêtre en se mordant la lèvre. Elle pense, Non, ça ne mènera à rien. Elle contemple le flan de la colline, l’étendue gracieuse de fléole des prés et de folle avoine, des parcelles abandonnées à l’herbe de la pampa et autres herbes invasives, et vers la route les ravanelles violettes et blanches en pleine floraison. Elle n’arrive pas à imaginer que sa vie puisse changer, elle n’arrive pas à imaginer comment le repas de ce soir pourrait aboutir à quoi que ce soit, elle n’arrive pas à imaginer comment cela pourrait mal tourner. Sa vie tout entière, son cours, les gens qui y évoluent, tout lui semble si immuable et il y a peut être des difficultés, et il y a peut-être des désaccords, mais ça ne mènera à rien.

Envie d’en savoir plus sur l’auteur ? Lisez son portrait dans Next Libération

Le goût d’Emma de Takahama, Maisonneuve, Pavlowitch

Après My absolute Darling, j’ai enchaîné avec quelque chose de plus gai puisqu’il est question dans le roman graphique, Le goût d’Emma, d’un des plus grands plaisirs de ma vie…bien manger.

Emma a un palais particulièrement fin, elle a le don de disséquer le goût des plats. Son rêve est de rentrer en tant qu’inspectrice au Guide Michelin. Elle pose une candidature spontanée et raconte dans Le goût d’Emma son parcours c’est à dire son éprouve de sélection, sa formation puis ses tournées.

Elle imagine des tables étoilées et elle se retrouve bizutée dans les coins les plus perdus à visiter des hôtels restaurants qui ne marqueront pas l’histoire de la gastronomie. Elle découvre aussi que les pépites ne sont pas forcément les endroits les plus médiatisés.

L’intérêt du livre est d’entrer côté coulisses dans le Guide Michelin et voir comment les restrautants sont inspectés, quels critères sont pris en compte, quelle est la vie d’un inspecteur (mieux vaut avoir un estomac solide ! ) mais aussi de voir comment la première femme inspectrice a été accueillie.

Il n’est question que de cuisine dans Le goût d’Emma pourtant cela ne m’a pas vraiment fait saliver (très peu de desserts et je suis un bec sucré) et je n’ai pas été sensible aux dessins (un côté manga ?). Au passage, la cuisine lyonnaise côté bouchons en prend un peu pour son grade, ce qui est plutôt amusant.

Et vous, quelles ont été vos dernières lectures ?

Vous aussi vous avez l’impression que le temps s’accélère quand vous êtes en week-end ? Cet après midi j’avais prévu de me mettre derrière les fourneaux mais après une séance ciné pour profiter du printemps du cinéma (les places sont à 4 € ), il était déjà trop tard pour que je me lance dans ce que j’avais en tête. J’ai quand même réussi à écrire quelques lignes pour partager quelques adresses découvertes récemment à Lyon :

S’offrir un joli bouquet sans appeler son banquier : Le Jardin Célestin

J’ai trouvé dans mon quartier une adresse (et une fleuriste) qui propose des très jolis bouquets à des prix qui me paraissent plus abordables qu’ailleurs. La première fois, j’ai choisi des renoncules et des feuillages et la fleuriste a composé avec le bouquet ci-dessous. La seconde fois, un bouquet de tulipes roses a mis de la couleur dans mon salon. Le Jardin Célestin a d’autres adresses dans Lyon dont une Quai Célestin et une autre à Villeurbanne.

et merci au passage à Rouge Granit pour cette bouteille de Rivarose pétillante parfaite en apéro ou en dessert

Hello fleuri du mardi 🌷(la légende la plus courte de mon feed)

Une publication partagée par Virginie (@chocoladdict69) le

Mettre du vert dans son intérieur sans faire la queue pendant des heures : Du Vert au Balcon

Des ventes éphémères de plantes vertes sont proposées régulièrement à Lyon dans des endroits différents depuis quelques mois. La première fois cela avait lieu place Sathonay et la longueur de la file d’attente n’avait rien à envier à celle d’un soir de concert. Je n’ai eu, ce samedi matin-là, ni la patiente  d’attendre ni l’envie de me retrouver dans un magasin bondé.

Et puis récemment je suis entrée, par hasard, dans une boutique rue Salsa, regorgeant de plantes vivaces parfaites pour la chambre de ma fille qui veut se créer un espace « vert » dans sa chambre (elle craque sur les terrariums mais ce n’est pas le même budget) et à petits prix.

Déjeuner à une cantine de chefs chez Boco

Où aller déjeuner vers Hôtel de Ville d’un plat chaud sans s’installer à une table de resto faute de temps ? Boco (41, rue Malesherbes, à deux pas du métro Foch) répond à cette demande en proposant des recettes de grands chefs dans des bocaux de verre. Je n’ai malheureusement pas de photos personnelles à montrer suite à mes problèmes d’ordinateur (j’écris cet article sur un ordinateur prêté, le mien étant parti en réparation, j’ai fait des sauvegardes régulières mais quelques photos dans le lot ont été perdues) mais  j’ai goûté le plat chaud de Stéphane Buron, un parmentier de bœuf, écrasée de pommes de terre persillée et en dessert le biscuit pistache, mousse nougat-caramel de Paul Wittamer. C’était bon, suffisamment copieux pour moi avec assez de choix pour satisfaire tout le monde (plats sans gluten, plats végétariens) et ici pas besoin de réserver.

Prendre un goûter très gourmand chez Papas Gâteaux

J’en ai vu défiler des photos des pâtisseries du salon de thé des Papas Gâteaux rue Salsa avant d’aller goûter à mon tour. J’aurais pas eu être déçue après tant de bruit mais ma première cuillère dans le layer cake chocolat praliné et les suivantes ont comblé ma gourmandise et m’ont donné envie de revenir.

J’adore mes réunions de travail (si, si entre deux bouchées on cogite dur pour le prochain rdv des becs sucrés lyonnais) avec Émilie de @cinnamonandcake. On peut parler des heures pâtisserie avec passion et à chaque fois on en profite pour tester une nouvelle adresse gourmande. En plus mon layer cake chocolat 🍫 praliné était parfait (pas du tout écoeurant comme on peut le craindre avec les gâteaux à étage), la citronnade maison 🍋🍋peu sucrée mais pas trop acidulée, le carrot cake envoyait aussi et la tarte au citron meringuée avec ses airs de celle du Loir dans la théière à Paris, le cheesecake citron coco qui a l air tout léger et le trianon sont 3 raisons de revenir chez @lespapasgateaux.

Une publication partagée par Virginie (@chocoladdict69) le

Fouler les pavés lyonnais chez LS chocolatier

Sous les petits pavés de Lyon de LS chocolatier, il n’y a pas la plage mais un praliné au noisettes qui croustille. Je vous conseille d’en prendre un et de mettre la boîte hors de votre portée sinon vous allez forcément replonger la main dedans. J’ai découvert ces petits pavés dans la boutique de LS chocolatier dans le quartier d’Aisnay ouverte il y a 3 mois et j’ai repéré des fingers gianduja caramel, des bonbons pralinés et d’autres douceurs dont je vous reparlerai probablement.

Bonne fin de dimanche !

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