Category

C’est un beau roman

Category

Lautrec : Un portrait bouillonnant

Dès la scène d’ouverture, Matthieu Mégevand donne le ton : le lecteur ne va pas s’ennuyer en découvrant la vie de Toulouse Lautrec (je ne peux en dire plus, ça gâcherait la surprise).

Je ne connaissais quasi rien sur cet artiste. Ainsi j’ai découvert ses origines aristocratiques (pour une fois l’image de l’artiste vivant dans la pauvreté ne colle pas ), sa croissance stoppée très jeune à cause de la consanguinité et les conséquences que cela a non seulement sur son physique, sa santé mais plus largement sa vie.

Envoyé en cures régulièrement pour se soigner, Lautrec s’ennuie et se met à dessiner. Ce qui n’est au tout début qu’un passe temps, devient vite une obsession.

Possédé il l’est lorsqu’il peint ses modèles :

Affairé de la sorte, ni Carmen, ni l’atelier, ni le monde n’existait; la ville et les hommes, les odeurs et les sons, les désirs et les ambitions, tout cela s’est dissous, englouti dans ce seul entêtement : tenter de rendre un peu de cette rousseur furieuse sur le blanc du lin.

ou lorsqu’il tombe fou amoureux de Maria, modèle qui a posé pour Chevanne, Renoir, Utrillo, Degas (elle a aussi dessiné des portraits sous le pseudo de Suzanne). Il est raide dingue, elle s’amuse de lui et est volage alors il noie son chagrin dans l’alcool.

Lautrec

Cette biographie romancée est aussi une plongée dans l’atmosphère de Montmartre avec ses ateliers, ses lieux de fête (Mirlitin, le Chat noir rue de Laval), ses figures mythiques (Bruant, la Goulue, …) , ses danseuses aux noms hauts en couleur (Grille d’égout, la môme fromage, Nini Patte en l’air…).

Lautrec aurait-il laissé derrière lui l’oeuvre que l’on connait aujourd’hui s’il n’avait pas été aussi malheureux en amour ? Sans ses excès (excès de boissons, excès de bonne chère et de bonne chair), ses tableaux auraient-ils été les mêmes ?

A 25 ans, il peint un tableau saisissant du Moulin de la Galette :

On croirait entendre la rumeur de l’orchestre, le bruit des rires et des pas sur le sol, sentir l’odeur des femmes et des boissons. Il a l’impression que son établissement est là, tout entier, contenu dans la toile, sur le point de prendre vie.

J’ai l’impression d’en avoir beaucoup trop dit sur tout ce que j’ai appris mais l’expression « la vie est un roman » n’est en rien usurpée pour lui.

Loin d’une biographie classique, Lautrec montre un homme à la sensibilité débordante qui dévore la vie jusqu’à l’excès, quitte à y laisser la peau. C’est une vie à la fois bouillonnante et infiniment triste portée par une plume vive et truculente.

Lautrec, Matthieu Mégevand, Flammarion.

Edit : jusqu’au 27 janvier 2020 a lieu au Grand Palais une exposition consacrée à Toulouse Lautrec

10 poches pour passer l’hiver

Le plaisir de la lecture ne connait pas de saison mais quand il fait froid, que les jours sont courts et que les envies de cocooning prennent le dessus, les têtes à tête avec un bon bouquin ont une saveur particulière. Et puis ils peuvent faire oublier les blues de saison, les débuts d’année comme des pages blanches qui filent le vertige en nous emmenant ailleurs dans le temps, dans l’espace et dans d’autres vies. C’est cette idée à l’esprit que j’ai sélectionné 10 poches pour passer l’hiver :

1-Savourer l’instinct présent : Délices de Tokyo

Voir cette publication sur Instagram

🇯🇵CHRONIQUE : ÉCOUTER LA VOIX DES HARICOTS🇯🇵 Si je vous dis, la prochaine fois que vous préparez à manger, écoutez les aliments 🍒🍓 vous parler, vous allez vous demander si je n’ai pas abusé sur le saké. Non je n’entends pas de voix dans ma cuisine mais j’aime l’idée de traiter avec un certain respect, une certaine douceur les cadeaux que nous fait la nature. Lorsque je regarde les chefs pâtissiers travailler avec admiration, j’y vois souvent cette délicatesse. 🇯🇵Dans Les Délices de Tokyo, Tokue, une vieille femme aux doigts étrangement déformés, écoute ce que lui disent les haricots rouges pour préparer la garniture des dorayaki. 🇯🇵 Sentarô qui tient une échoppe de dorayaki, embauche Tokue. Elle connait tous les secrets pour confectionner le « an » dans les règles de l’art et la clientèle de la boutique se met alors à être de plus en plus nombreuse. 🇯🇵 Si on était dans un film américain, Sentarô apprendrait à son tour à faire la meilleure pâte de haricots rouges de la ville, les clients seraient tellement nombreux que bientôt la presse et les réseaux sociaux ne parleraient plus que de lui. Il deviendrait riche et célèbre et il épouserait sa cliente la plus fidèle et la plus timide. 🇯🇵 Vous vous en doutez les choses ne se déroulent pas ainsi et la suite est à lire sur le blog. #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #japon #litteraturejaponaise #dorayaki #duriansukegawa #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

2-Mettre ses pas dans celui d’un grand écrivain : Mrs Hemingway

Voir cette publication sur Instagram

🍹CHRONIQUE 🍹 « Les livres sont comme les gens, ils sont bien meilleurs quand on ne les comprend pas tout à fait. » Naomi Wood a choisi de livrer une version parcellaire, romancée, subjective d’Ernest Hemingway à travers le regard des 4 Mrs Hemingway qui ont partagé sa vie. En ouvrant ce roman, j’ai entendu le bruit des cigales de la riviera française et senti l’humidité des maillots de bain après la baignade, la chaleur poisseuse de la Floride m’est tombé dessus, la végétation luxuriante de La Havane et des images colorées de Cuba ont envahi mon esprit. Au fil des pages, le décor change, les seconds rôles aussi, le temps passe mais tous les regards restent tournés vers Hemingway. Charismatique mais en perpetuel besoin d’amour, mari infidèle mais amant voulant à tout prix épouser ses maîtresses, solide physiquement mais noyant son mal être dans l’alcool, lâche et touchant, Naomi Wood brosse tout en nuances quelques facettes de cet écrivain mais dresse aussi de beaux portraits de femmes qui l’ont aimé différemment chacune à leur manière. Il serait peut être temps maintenant de lire au moins un des romans d’Ernest Hemingway. Lequel me conseilleriez-vous en priorité ? #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #hemingway #litteratureamericaine #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

3-Croire à l’incroyable : Les mains du miracle

Voir cette publication sur Instagram

// INOUÏ MAIS POURTANT VRAI // Inouï de penser qu’un homme, Félix Kersten, qui s’est formé auprès d’un maître chinois arrive à soulager les souffrances pour lesquelles les médicaments ne peuvent rien juste avec ses mains ; Inouï qu’il se retrouve, un jour, à soigner Himmler « le technicien sans rival en exterminations massives  » d’incessants maux d’estomac. Encore plus inouï de voir comment Félix Kersten par la confiance qu’il a su installer, par la connaissance psychologique très fine qu’il a acquis du dignitaire nazi, par de fines manoeuvres et par le pouvoir qu’il avait sur lui, du fait de ses mains aux dons extraordinaires, a réussi à sauver des milliers de vies. Oui c’est dans un état de sidération que j’ai lu Les mains du miracle (livre longtemps introuvable et republié bien heureusement par Folio en 2013 ) du fait du caractère quasi impensable de ce volet peu connu de l’histoire mais aussi du fait du contexte dans lequel il s’insère. Comment expliquer que des hommes dangereux, prêts à tout, brutes, sans affect, se soient retrouvés concentrés tous à des postes sous les ordres de Hitler et comment autant d’hommes ont rejoint la Gestapo pour semer partout terreur et mort ? Au delà de cette rencontre entre Félix Kersten et Himmler,Les mains du miracle éclaire sur le contexte, les rouages d’une organisation, l’endoctrinement et nous plonge dans les coulisses d’une période de l’histoire où une poignée d’hommes haineux ont décidé du sort de millions d’autres ! J’avoue que j’ai douté de la véracité des faits, les vies humaines semblant tenir à si peu de choses mais la plus grande majorité des actions racontée à Joseph Kessler par Kersten a été vérifiée et attestée. Invraisemblable et pourtant vrai, Les mains du diable est à la fois glaçant et passionnant ! #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #histoire #secondeguerremondiale #poche #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

4-S’armer de patience : Une longue impatience

Voir cette publication sur Instagram

🔺MAL DE MÈRE 🔺 Second roman de Gaelle Josse que je lis et gros coup de ❤️. Pourtant l’histoire–une mère dont le fils de 16 ans ne rentre pas un soir et dont l’absence va la ronger- ne m’enthousiasmait pas vraiment. Et puis au bout de quelques paragraphes à peine, j’ai été totalement réceptive à la musicalité d’Une longue impatience . 🔺Pour qui ? 🔺 Pour ceux et celles qui ne comprennent pas vraiment quand on leur dit que l’insouciance s’arrête le jour où l’on a des enfants. Pour ceux et celles que le couple de Meghan Markle et du prince Harry fait rêver (beaucoup si on en juge le nombre d’abonnés de leur compte Instagram tout neuf) mais qui se demandent si c’est facile d:épouser quelqu’un qui n’est pas de son milieu social Pour ceux et celles qui aiment la Bretagne et la mer Sur le blog je vous dis plus en détails pourquoi j’ai tant aimé ce roman. Vous l’avez lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #litteraturefrancaise #bretagne #amour #lyonnaise #bloggueuse #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

5-Donner vie à une statue connue : La petite danseuse de 14 ans

Voir cette publication sur Instagram

♦️PETIT RAT ♦️ J’aurais Camille Laurens en face de moi (si j’arrivais à faire taire l’idée que toute question posée par moi, sera forcément mauvaise voire stupide) je lui demanderais comment lui est venue l’idée de ce livre ou comment est né un intérêt tel pour la danseuse de Degas. À travers cette célèbre œuvre de l’artiste (que je serais allée voir à Orsay après avoir fini ce roman si j’habitais à Paris), Camille Laurens nous plonge dans un Paris qui nous paraît bien éloigné de l’actuel. Elle nous apprend comment cette sculpture si admirée et connue aujourd’hui a été reçue lors de son exposition au salon des Indépendants en 1881. Mais surtout elle se penche sur la vie de celle qui a servi de modèle et nous entraîne dans les coulisses de l’opéra de Paris. 💪 Le super pouvoir de la petite danseuse de quatorze ans ? 💪 Camille Laurens redonne vie à une sculpture de cire avec tellement de vigueur qu,’elle confie avoir eu du mal à dire adieu à son personnage.. Peut être parce que celui ci a réellement existé. Original et stimulant ! ♦️ De Camille Laurens, j’ avais également beaucoup aimé Celle que vous croyez et j’ ai maintenant très envie de lire Dans ces bras là. Vous connaissez cette auteure ? ♦️♦️ #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #degas #danseuse #lecturedumoment #lyonnaise #blog #vendredilecture

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

6-Devenir un champion : Einstein, le sexe et moi

(Il est sorti en livre de poche )

Voir cette publication sur Instagram

📘 JE SUIS AUTISTE ASPERGER.. 📘 « Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. » Drôle c’est ce que j’ai pensé d’abord d’Einstein, le sexe et moi quand @olivierliron m’a invité dans les coulisses de l’émission de Questions pour un champion. Drôle ses observations attentives des autres candidats (il est l’un d’eux), des tics de langage et de la mélopée (ses envolées, ses hors sujet) de Julien Lepers. J’ai même souvent ri. Rageuse aussi son écriture quand il revient sur la violence, le harcèlement, la moquerie, la stigmatisation vécus au collège. Rageuse je l’étais en lisant ce tableau d’une école normative, qui, au lieu de valoriser la différence, fait tout pour l:étouffer. Touchée par cet homme qui dit ne pas avoir les codes avec les filles mais qui face à un tableau de Rothko ressens un « orgasme de nuances » ; touchée par celui qui a une connaissance encyclopédique mais qui se trouve souvent démuni face aux autres; touchée lorsqu’il confie que l’écriture et la poésie l’ont sauvé. Proche de ce narrateur qui aurait aimé dire tant de choses à Barbara, cette fille dont il était fou amoureux mais qui est resté muet. Émue enfin de retrouver, par ces séquences de jeu télévisé construites comme un thriller et une tension croissante, mes grands parents. Chez eux il ne fallait surtout pas rater cette émission, pas question de prévoir autre chose à ce moment là. Alors je les ai revu face à l’écran, quasi silencieux, s’autorisant tout juste parfois un « il est fort lui ! ». Moi j’essayais de trouver des réponses pour impressionner mon grand-père mais c’était rare. Cela aurait pu être sombre c’est lumineux. Cela aurait pu être pathos, c’est sans fard, sans tricherie mais plein d’humour. Derrière les feux des projecteurs et des madeleines trempées dans le coca, une sincérité et une sensibilité qui vont droit au coeur. L’avez vous lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #litteraturefrancaise #asperger #roman #lyonnaise #rl2018 #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

7-Se sentir poète(sse) : Entre ciel et terre

Voir cette publication sur Instagram

//NULLE CHOSE NE M’EST PLAISIR EN DEHORS DE TOI. // ❤️❤️❤️ Vous croyez au coup de foudre ⚡ littéraire ? Celui qui vous ensorcelle, vous éblouit, vous subjugue ? ⚡Ce coup de foudre je l’ai vécu avec Àsta de Jón Kalman Stefánsson. J’avais un peu peur que la magie n’opère qu’une fois alors j’ai attendu avant de me lancer dans un autre livre de l’auteur. Et puis j’ai ouvert Entre ciel et terre, premier volet d’une trilogie et premier roman de cet écrivain islandais traduit en France par le formidable Éric Boury. Et le ciel a été traversé de miliiers d’étoiles filantes 🌌. L’histoire se déroule il y a un siècle, dans un petit village de pêcheurs en Islande (ces pêcheurs qui ne savent pas nager.. De toute façon ça ne sert à rien l’eau est trop froide) bref à des années lumières de ma vie et pourtant tout fait écho. La plume de l’auteur est si poétique et si mélancolique que j’ai noirci mon carnet d’extraits. J’avais envie de noter une phrase sur deux ! La foudre a encore frappé ⚡⚡. Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi de la rencontre aux Assises internationale du roman. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #vendredilecture #litteratureislandaise #ecrivainirlandais #jonkalmanstefansson #poche #vieuxlyon #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

8-Rire : Le discours

(il est sorti en livre de poche depuis mon post)

9-S’émanciper : La vie invisible d’Euridice Guismao

10 poches pour passer l'hiver

C’est sûrement parce que j’ai lu Miss Islande il y a peu mais j’ai vu un lien entre ces deux histoires.

Euridice vit à Rio de Janeiro au début du 20ème siècle. Euridice est double : celle qu’elle aimerait être (une femme qui aime créer, écrire) et celle qu’on attend qu’elle soit (attente de ses parents, attente de la maîtresse d’école, attente de son mari).

Enfant, elle est très douée pour la flûte mais envisager qu’elle puisse être musicienne ne fait pas partie des possibles pour sa famille. Mariée, elle est si douée en cuisine qu’elle imagine un livre de recettes et espère pouvoir le publier. Quand elle le montre à son mari, il ricane et est à mille lieux de comprendre qu’elle puisse vouloir être autre chose qu’une femme au foyer.

Euridice étouffe, rêve de liberté dans une société patriarcale, se sent comme invisible car elle n’existe pas telle qu’elle aimerait être.

« Je suis en train d’écrire un livre. Sur l’histoire de l’invisibilité »

Et puis il y a aussi l’histoire de Guida, sa soeur, qui essaie d’échapper à sa condition sociale plus abruptement, en quittant tout.

Ce que j’ai aimé ?
Plonger dans ces familles portugaises et dans la culture brésilienne à travers la cuisine (bien entendu j’ai eu envie de préparer un bolo de fuba, des brigadeiros), les radionoveles
Le regard de l’auteure sur ses personnages (dont pas mal « hauts en couleur ») : elle ne les juge pas, elle essaie tous de les comprendre, même les moins sympathiques
La combativité d’Euridice et de Guida qui ne renoncent jamais vraiment à s’émanciper

10-Etre rital : Une saison en enfance

10 poches pour passer l'hiver

Une saison en enfance est le dernier poche que j’ai lu en 2019, offert par Peonies_in_october. Je n’ai pas pris beaucoup de notes à son sujet (alors que c’est tellement plus simple ensuite pour en parler) car je l’ai lu dans le train et je me suis complètement laissée entraîner par cette histoire, celle de l’enfance romancée de l’auteur.

André est un petit garçon de 12 ans dont les parents déménagent souvent. Il n’a jamais le temps de se faire des amis, de se créer des habitudes. En arrivant à Genève, il est vu comme un étranger, il est « le rital » pour la bande qui rode au pied de sa barre d’HLM comme pour les élèves de sa nouvelle classe.

Le fait de n’être pas d’ici, le fait d’être habillé « comme un pauvre », les autres vont lui faire payer. Au déracinement, s’ajoutent le racisme et le violence et cette année scolaire signe la fin de l’enfance pour André.

Le retour en Sicile à l’occasion de vacances est une respiration bienvenue dans ce roman sous tension qui m’a laissé avec un amer goût de révolte face à l’indifférence des adultes.

Est ce qu’un de ces 10 poches pour passer l’hiver vous tente ?

Pour retrouver facilement ces 10 poches pour passer l’hiver, épinglez-le sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

10 poches pour passer l'hiver

Ordinary people : Futurs parents s’abstenir

Sur le bandeau du livre, Diana Evans est comparée à Dolstoï et Dickens. N’étant lectrice ni de l’un ni de l’autre, je ne me lancerai pas sur cette piste. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai été bluffée par l’analyse au scalpel du couple avec enfants faite par l’écrivaine dans Ordinary People. J’ai du dire au moins 10 fois « qu’est ce que c’est bien vu ! » ou « qu’est ce que c’est bien dit ! » (oui un peu pauvre linguistiquement parlant).

ordinary people


Ce n’est pas le livre le plus gai pour finir l’année (c’est le dernier roman que j’ai lu en 2019) ou pour la commencer. N’empêche que je n’avais qu’une hâte c’était de retrouver mon bouquin le soir et tous les livres sont loin de me faire cet effet.


Diana Evans pose ces questions universelles : comment continuer en exister quand on a l’impression d’être fondue dans l’entité famille ? Pourquoi rester ensemble quand tout est si loin des débuts ? Diana Evans pose son regard sur deux couples de la classe moyenne en pleine crise de la quarantaine. Elle le fait avec tant d’acuité et de minutie, faisant sentir page à page leur enfermement dans une situation que cela en est suffocant. 

On est loin du prêt à penser actuel (qui m’hérisse profondément ) à coup de mantras « vis ton rêve » « pour l’avoir, il suffit de le vouloir », gommant totalement ce qui est quand même bien souvent le nerf de la guerre : l’argent.   

A tous les hommes qui ne reconnaissent plus leur femmes depuis qu’elles sont « trop » mères, je recommanderais la lecture de ce livre. A toutes les femmes qui ne comprennent pas que leurs conjoints fassent la gueule en rentrant du boulot, je recommanderais ce livre aussi. Aux futurs parents, je conseillerais par contre de s’abstenir ; ) (de le lire, pour le reste c’est trop tard : )) 

Et puis pour finir sur une note plus douce, il y a aussi ses chansons qui accompagnent leur histoire et le lien vers la playlist du roman à aller découvrir. 

Ordinary People, Diana Evans, Editions du Globe.

Sélection de livres 100 % Islande

Je n’ai pas encore dressé le bilan de mes lectures 2019 mais j’ai comme dans l’idée que mon année 2020 aura de belles colorations islandaises côté bouquins. Tout a commencé avec le coup de foudre littéraire pour Asta lu dans le cadre du prix des lectrices Elle l’an dernier. Depuis j’ai eu envie de lire d’autres livres de Stefánsson et d’en savoir plus sur l’Islande. Voilà comment est née l’idée de cette sélection de livres 100% Islande.

Des romans islandais

La dernière déclaration d’amour

Un roman islandais avec un titre pareil j’étais obligée de le lire !

Le pitch : l’histoire de la rencontre du narrateur (qui ne se souvient pas de son prénom) avec Kristín et sa véritable première histoire d’amour.

Une voix très différente de celle de Stefánsson avec :
-une Islande urbaine puisque l’action se passe à Reykjavik
-un contexte social et économique contemporain (l’Islande à l’aube du krach de 2008, les changements climatiques, le néolibéralisme)

mais la jubilation de voir son nom citer et la prose lyrique de l’auteur qui, de découverte en découverte, me semble « made in Islande ».

Sans elle, mes jours étaient un portefeuille sans billets. Quand je jetais un coup d’œil par la fenêtre le matin, je regardais dans le vide de ce portefeuille.
La petite monnaie parcourue de nuit dans ma poche : c’étaient là les seuls rêves que j’avais.

J’ai vraiment adoré toute la partie concernant leur rencontre et le début de leur histoire, les premiers moments dans cet appartement qu’il appelle la maison-rêve.

Après cela, nous prenions soir après soir dans nos filets ces doux baisers sous l’aurore boréale, comme un poète s’empare des ténèbres entre les branches des arbres. C’était une belle prise.

Suis je victime du syndrome chanté par Alex Beaupain dans la chanson Sitôt (qui s’enlace, on se lasse dès que c’est dans la poche ; dès lors que l’on s’étreint, du moment où on baise, c’en est fini du délicieux malaise) mais mon intérêt pour le livre a été un peu moins grand à partir du moment où lui et elle sont devenus couple.

Malgré tout, j’ai aimé la façon dont l’auteur joue avec les images (le narrateur tombe amoureux si éperdument qu’il tombe dans les pommes plusieurs fois, se sent perdu) et la façon aussi dont il égratigne l’idée selon laquelle l’amour est plus fort que tout (peut il résister à deux visions opposées de la société ? vous avez 2 heures )).

Miss Islande : sois belle et écris

Voir cette publication sur Instagram

//MISS ISLANDE // « [il] ne comprendrait pas que je passe mon temps à écrire sur des choses qui n’existent pas ou n’existent plus.  » « Une fois que j’ai écrit dans mon journal, je me sens aussi bien que si j’avais plié tout le linge et fait tout le ménage.  » Si vous aimez les livres qui parlent d’écriture, avec Miss Islande, vous baignerez dans cet univers : Hekla l’héroïne s’installe à Rejkavik pour écrire ; sa meilleure amie Isey cache le cahier dans lequel elle écrit au fond d’un seau; il existe un café où se rencontrent les poètes (que des hommes en 1963 !). Si vous aimez les livres qui parlent de lecture, vous croiserez des étudiants lisant des recueils de poèmes (sans que personne ne les force), des librairies partout dans la ville et vous vous installerez dans la bibliothèque. . Si vous aimez les personnages qui sont des héros ordinaires alors vous vous attacherez à à Hekla, Isey et Jon John qui luttent pour être autre chose que l’étiquette collée par une société rétrograde, machiste, homophobe (une jolie fille, une mère de famille, un déviant) Si vous aimez les livres qui vous emmènent en Islande, vous entendrez parler de volcan, de lutte islandaise, de vinarbraud… Le tout porté par la plume si sensible et si juste d’Audur Ava Olafsdottir. C’est beau, c’est émouvant ! Bref lisez-le si vous ne l’avez pas encore fait ! #litteratureislandaise #roman #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #islande #ecrivain #ecriture #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Vík : Cluedo à l’Islandaise

Voir cette publication sur Instagram

La vérité, rien que la vérité, toute la vérité ? Si l’Islande me fait rêver avec ses paysages atypiques et sauvages, je suis une grande frileuse qui n’aime pas le froid 🌡️. Alors j’ai trouvé une solution : la neige ❄️, les températures négatives, la glace, le vent, les terres quasi vierges, je les vis à travers les romans. Avec Vík de Ragnar Jónasson, me voilà transportée à quelques jours de Noël 🎅 dans une contrée perdue, à l’extrême nord de l’Islande, à Kálfshamarsvik. Suite de la chronique sur le blog (lien dans la bio). #romanpolicier #huitclos #islande #polar #litteratureislandaise #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #lecture #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Ma chronique complète sur Vik
D’autres livres de Ragnar Jónasson : La dame de Reykjavik; Snjor

Ásta : mon coup de foudre littéraire 2018

Voir cette publication sur Instagram

//L’ISLANDE DANS VOTRE POCHE// Il est fort possible que vous en ayez marre que je vous parle encore de Jón Kalman Stefánsson mais je ne pouvais pas passer sous silence le fait qu’Ásta soit sorti en poche alors que c’est le roman du grand prix des lectrices Elle 2019 qui m’a le plus séduite, enthousiasmé, ému (chronique complète sur le blog 👉lien dans la bio) ▪️ . C’est un livre qui ne se donne pas à vous tout de suite. Il faut accepter qu’il vous décoiffe 🌪️, qu’il fiche même en l’air votre brushing si vous en avez un. Acceptez de vous laissez porter par son tourbillon 🌀 et alors vous ne pourrez plus lâcher Ásta. ▪️ . Si ce titre vous fait envie, dites le moi en commentaire et je l’enverrai à l’un(e) d’entre vous après tirage au sort lundi 16 septembre à 20 h. ▪️ . #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #lecture #poche #litteratureislandaise #islande #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Entre ciel et terre : c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme

Voir cette publication sur Instagram

//NULLE CHOSE NE M’EST PLAISIR EN DEHORS DE TOI. // ❤️❤️❤️ Vous croyez au coup de foudre ⚡ littéraire ? Celui qui vous ensorcelle, vous éblouit, vous subjugue ? ⚡Ce coup de foudre je l’ai vécu avec Àsta de Jón Kalman Stefánsson. J’avais un peu peur que la magie n’opère qu’une fois alors j’ai attendu avant de me lancer dans un autre livre de l’auteur. Et puis j’ai ouvert Entre ciel et terre, premier volet d’une trilogie et premier roman de cet écrivain islandais traduit en France par le formidable Éric Boury. Et le ciel a été traversé de miliiers d’étoiles filantes 🌌. L’histoire se déroule il y a un siècle, dans un petit village de pêcheurs en Islande (ces pêcheurs qui ne savent pas nager.. De toute façon ça ne sert à rien l’eau est trop froide) bref à des années lumières de ma vie et pourtant tout fait écho. La plume de l’auteur est si poétique et si mélancolique que j’ai noirci mon carnet d’extraits. J’avais envie de noter une phrase sur deux ! La foudre a encore frappé ⚡⚡. Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi de la rencontre aux Assises internationale du roman. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #vendredilecture #litteratureislandaise #ecrivainirlandais #jonkalmanstefansson #poche #vieuxlyon #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

J’ai lu la suite La Tristesse des Anges mais il me reste encore à découvrir dans la même trilogie Le coeur des hommes et deux autres titres de cet auteur :

Merci à Eric Boury, traducteur spécialisé dans la littérature islandaise, qui me permet de découvrir ces œuvres si poétiques et singulières.

Des beaux livres

Islande, petit atlas hédoniste

S’offrir un grand voyage dans toute l’Islande pour le prix d’un beau livre c’est ce que propose Islande, petit atlas hédoniste. Au fil des chapitres, le lecteur découvre l’Ouest, les Fjords, le Nord, les Hautes Terres, le Sud, Reykjavik.

Pour chaque région de l’Islande, des « essentiels » sont proposés comme par exemple le volcan glacier Snæfellsjökull immortalisé par Jules Verne dans Voyage au centre de la terre, les nouveaux bains de Krauma où l’on peut goûter le plaisir de l’eau chaude ou Hellnar et ses chalets de bois noirs dans l’Ouest.

Ce beau livre est bien plus qu’un guide de voyage car il comprend des articles -tels que le pays des sagas, la pêche en Islande, l’énergie naturelle, la saga des surfeurs …-sur la culture islandaise mais aussi des portraits d’islandais, des photos de la faune islandaise, d’agneaux et chevaux.

Je ne sais pas si j’aurais l’occasion un jour d’aller réellement en Islande mais j’aime m’imaginer en train de suivre les parcours proposés en 4-5 jours dans les diverses régions de ce pays.

Et puis les photos de paysage de ce livre ne font qu’accentuer cette sorte de fascination que j’éprouve pour ces terres pourtant hostiles et grises, moi qui d’habitude aime les villes, la couleur et le soleil.

Islande, petit atlas hédoniste / Bertrand Jouanne, Gunnar Freyr/ Chêne

La boulangerie des pays Nordiques

Si ce livre de cuisine n’est pas 100% Islande, il contient des recettes islandaises. Je voulais en parler aussi parce que je le trouve très complet et bien plus intéressant qu’un livre de recettes classiques avec ses chapitres consacrés aux 4 céréales des pays nordiques, à l’histoire du pain nordique et au fika, une tradition incontournable ( une pause goûter, le plus souvent accompagné d’un café).

J’apprécie la démarche derrière ce livre : beaucoup de recherches documentaires pour trouver les recettes à base de céréales pratiquées dans les Pays Nordiques, doublées de la volonté qu’elles soient réalisables dans une cuisine de « ménagère ».

La boulangerie des pays Nordiques contient aussi plein de conseils sur l’utilisation des épices, sur comment évaluer le temps de pousse d’un pain ou d’une brioche, comment tempérer le chocolat , comment façonner une brioche de différentes façons…

Côté recettes, le titre est un peu restrictif car le livre contient des recettes sucrées mais salées aussi ( toutes utilisant des céréales) à savoir :
-des pains à la farine de blé et des pains à la farine de seigle
-des biscottes et crackers
– des sandwichs, tartines et petits pâtés
-des pizzas nordiques
-des crêpes et gaufres
-des pâtisseries levées à la levure
-des bretzels sucrés
-des beignets et pâtisseries frites
– des muffins et pâtisseries individuelles
-des confiseries et chocolats
– des gâteaux moelleux
-des crumbles et tartes
-des soupes sucrées et compotes ….

J’ai testé plusieurs recettes de biscuits de Noël et aussi une brioche à la cannelle que j’ai façonné en tresse. Il n’y a pas eu de loupé, tout me semble bien expliqué et clair. Mon seul bémol est la quantité de sucre dans la liste d’ingrédients. Elle me parait très souvent trop importante par rapport à ce que j’ai l’habitude de mettre (et je ne suis pas une « no sugar » « le sucre c’est le mal », etc). Mis à part cette réserve, ce livre est une vraie mine pour se transporter en Europe du Nord en cuisinant.

Et pour aller en Islande précisément , vous pouvez tester :
-les pains plats islandais au seigle
-les fameux laufabraud mais aussi le chapeau Napoléon (qui est danois) dont il est question dans Miss Islande
-les biscuits islandais au cacao
-le gâteau islandais de Noël aux raisins secs et chocolat

Bon à savoir : Magnus Nilsson a aussi publié La cuisine des pays nordiques

La boulangerie des pays Nordiques, Magnus Nilsson, Phaidon

D’autres auteurs que j’aimerais découvrir

En savoir plus sur Le Berger de l’Avent

En savoir plus sur Les rois d’Islande : cliquez ici

Pour en savoir plus sur ce titre qui a une suite : cliquez ici

J’espère que cette sélection islandaise, vous donnera des idées de lecture. Si vous connaissez d’autres auteurs, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Pour retrouver facilement cet article, épinglez-le sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

La vie de château …de Versailles

Est ce qu’on réalise qu’on a une enfance pas comme les autres quand on grandit dans un château et que ce château est le Château de Versailles ? C’est le cas d’Henri de Nohlac, le narrateur, dont le père, Pierre, est nommé en 1887 attaché au Château de Versailles afin de veiller sur les trésors d’une royauté désormais abolie.

Avec mes yeux à moi, j’imagine les parties de cache cache géantes, les greniers remplis de surprise, les passages secrets, un univers infini à portée de main. Mais Henri, par son récit, nous fait comprendre, que quand on a un père qui dédie la plus grande partie de son temps et de sa vie au palais du Roi Soleil, le décor a soudain moins d’importance (pire on en viendrait presque à le maudire d’accaparer toute l’attention de celui qu’on aime).

Pierre de Nolhac a de l’ambition : il veut redonner au château une place de choix dans le coeur des artistes, des politiciens et des Français aussi alors il ne ménage ni ses efforts ni son emploi du temps. A quel prix pour sa vie personnelle et de famille ?

C’est ce côté de l’histoire que nous montre aussi Le château de mon père (clin d’oeil évident à Pagnol), mêlant joies et peines, grande histoire et destin d’une famille.

Ce que j’ai aimé dans Le château de mon père

♥ Les superbes illustrations d’Alexis Vitrebert (illustrateur, peintre, aquarelliste, graphiste 3D ) réalisées à l’encre de chine en lavis (technique picturale qui consiste à n’utiliser qu’une seule couleur, ici le noir et ses nuances avec le blanc).

 » Le noir et blanc venant renforcer ce côté nébuleux, légère- ment effacé des souvenirs où l’on se replonge avec Henri, le narrateur de l’histoire. Étant formaté par les ressources dis- ponibles de l’époque, c’est-à-dire le noir et blanc, il m’est plus difficile d’imaginer cette époque en couleurs » Alexis Vitrebert

le château de mon père

♥ L’angle inédit pour aborder un pan de l’histoire du Château de Versailles à travers la biographie d’un homme au destin passionnant. Qui sait si le Château de Versailles ne serait pas tombé dans l’oubli il y a 150 ans sans la détermination de Pierre de Nohlac ?

♥ Ce roman graphique montre aussi comment on vivait à Versailles au quotidien à cette époque, quand on n’était ni roi, ni chef d’Etat. La scénariste Maïté Labat a travaillé pendant 8 ans au Château de Versailles, c’est de cette expérience qu’est née l’envie de raconter cette histoire.

En savoir sur cette période de l’histoire du Château de Versailles

Ce roman graphique créé en partenariat avec le Château de Versailles, fait écho à la grande exposition du château qui se tient du 19 novembre 2019 au 15 mars 2020, Versailles Revival.

« Cent ans après la Révolution française, à l’aube de la « Belle Époque », un phénomène spectaculaire d’engouement, de nostalgie, de curiosité et de passion se développe autour du Versailles de l’Ancien régime. À travers près de 350 œuvres, documents et photographies, l’exposition retrace ce moment surprenant de l’histoire de l’art où Versailles prend place parmi les grands motifs littéraires, picturaux et musicaux, tandis que s’engage un grand programme de restauration et de remeublement du château. On rêve de Marie-Antoinette en même temps que la République ré- unit ses assemblées à Versailles et y reçoit les souverains étrangers. Des artistes de toutes origines, peintres, photo- graphes, illustrateurs, s’emparent du lieu et de petits Versailles fleurissent à travers le monde.  »

Le château de mon père, Versailles ressuscité, La boîte à bulles

Quel livre offrir à Noël ?

C’est un peu la tradition ici, chaque année en décembre, je me creuse la tête pour sélectionner une dizaine de livres différents à mettre au pied du sapin pour Noël. Cela ne correspond pas à mes livres préférés de l’année car mon goût me porte souvent vers les histoires sombres et qui dit fêtes dit joie et bonne humeur : ). Beau livre, guide, roman, essai, livre de loisirs créatifs, polar, voici des livres à offrir à Noël !

Pour un(e) esthète

Un livre qui s’ouvre comme un accordéon, un livre imprimé à seulement mille exemplaires, un livre assemblé manuellement et qui vous emportera sur les falaises d’Yport près d’Etretat

Du rêve, de la poésie, de la délicatesse avec la Côte d’Albâtre d’Alan Johnson aux éditions Apeiron.

Voir cette publication sur Instagram

//POURTANT QUE LES FALAISES SONT BELLES 🌊 // C’est bien plus qu’un livre. C’est un objet précieux tiré à seulement 1000 exemplaires, assemblé manuellement et dont la couverture a été façonnée .Il se présente sous forme de bandes pliées en accordéon (Leporello si vous voulez crâner dans les salons). La couverture est en carton teinté avec marquage à chaud et découpe des fenêtres. 🌊 Derrière ce livre qui s’admire avant de s’ouvrir, il y a la maison d’éditions Apeiron. Cette dernière nous emmène à Yport en Normandie, à une dizaine de kilomètres d’Etretat avec ce paysage de hautes falaises et de roche couleur craie. 🌊 L’idée, à travers ce livre-objet d’art, est de regarder cette côte plus profondément, en prenant le temps, et pas comme un produit de consommation. Cela est en parfaite adéquation avec le processus de fabrication du livre. 🌊 Sur une double page, le naturaliste Alan Johnson raconte un moment de vie, une lumière particulière, une ambiance. Tout est là : les couleurs, les sons environnants, la flore et la faune. 🌊 Mon aquarelle préférée est celle des falaises avec leurs ombres violacées (que l’on retrouve sur un marque page glissé dans le livre) et leur bandes de mer blanches. Magnifique ! 🌊 Ceci n’est pas un livre. Ceci est un cadeau à offrir ou à s’offrir. (je vous le montre un peu plus en story) #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #livred’art #varionsleseditions #normandie #cotedalbatre #aquarelle #nature #alanjohnson #slowtourism #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) accro aux séries

Guide de voyage ou guide des séries tournées à New York ? Un peu des deux car c’est dans les pas de vos personnages préférés que l’auteur de ce livre vous fait visiter la ville.

Documenté, calé, parfait pour ceux et celles pensent déjà avoir regardé toutes les séries, Découvrir New York en séries existe aussi pour Londres !

Voir cette publication sur Instagram

🍩 NEW YORK NEW YORK 🍩 Marcher dans les pas de Seinfeld ou du personnage principal de Master of None, c’est ce que nous propose @marion_en_vo à travers son guide New York en séries. Carte à l’appui, l’auteure nous entraîne dans une visite inédite qui laissera sûrement à ceux et celles qui fouleront les trottoirs de la grosse pomme un sentiment de déjà vu. Mais ce guide est pour moi bien plus qu’un guide de voyage. Il analyse très finement un nombre assez impressionnant de séries et la façon dont les séries ont bouleversé certains codes (tant au niveau du fond que de la forme). Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi d’un autre titre de la même collection, Découvrir Londres en séries. Des amateurs (trices) de séries parmi vous ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #vendredilecture #guidedevoyage #travel #newyork #londres #london #series #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) addict aux réseaux sociaux

Les rencontres amoureuses qui commencent virtuellement sont-elles forcément idéalisées ? finissent-elles en histoires d’amour ? Réponse dans Comme elle l’imagine qui décortique les jeux de séduction 2.0.

Touchant et juste, Comme elle l’imagine au mercure de France

Voir cette publication sur Instagram

❤️CHRONIQUE : RENCONTRE AMOUREUSE 2.0 ❤️ Si vous aimez les romans qui interroge les nouvelles façons d’aimer à l’ére des réseaux sociaux et des applications de rencontre alors Comme elle l’imagine devrait vous plaire ! Laure a « connu » Vincent sur Facebook. De commentaires publics ils sont passés aux messages privés puis aux SMS si fréquents à présent que Laure a l’impression que Vincent est avec elle le soir lorsqu’elle rentre du travail. Laure est tellement accro à leur relation virtuelle qu’elle préfère aux « vraies » sorties et soirées son écran. Mais bientôt Laure se demande pourquoi cet homme pour qui elle ressent une telle alchimie ne semble pas pressé de la rencontrer ? 💪Les supers pouvoirs de Comme elle l’imagine 💪 💪J’ai aimé chez Laure le réconfort qu’elle trouve dans les livres, ses rêveries (comme elle l’imagine c’est comme elle l’imagine lui mais aussi la rencontre.. idéalisée), sa façon de lier état amoureux et chansons. Sa solitude m’a touché, son hypersensibilité aussi. 💪J’ai aimé ce que j’appelle leur ping pong verbal ou plutôt écrit. 💪Stéphanie Dupays dissèque avec justesse le sentiment amoureux mais aussi l’addiction et la servitude créées par les écrans. À votre avis, la rencontre avec Vincent sera t elle à la hauteur des espoirs de Laure ? « Avec le smartphone, l’amoureux inquiet, le parent apeuré, le travailleur méticuleux se sentaient libérer de l’incertitude. Ils pouvaient joindre l’être aimé, l’enfant ou le chef à tout moment, savoir quand il ils s’étaient connectés à leur messagerie pour la dernière fois. Pourtant l’omniscience masquait une servitude volontaire. Oui ils savaient précisément à quelle heure leur interlocuteur avait lu leur message mais pourquoi ne répondaient-ils pas ? L’ objet magique devenait instrument de torture.  » #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #roman #romanfrançais #sentimentamoureux #virtuel #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) sans voiture

Même si on me regarde comme une extraterrestre à chaque fois que je dis que je vis sans voiture, je ne pense pas être la seule à ne pas conduire.
Slow train s’adresse aussi à ceux et celles qui ont envie de ralentir dans un monde où l’on veut tout, tout de suite.

Original, détaillé et écologique, Slow Train pour Voyager Autrement

Voir cette publication sur Instagram

🚞 Viens on ira on partira toi et moi, où je sais pas, il y a que les routes qui sont belles et peu importe où elles nous mènent 🚞 Si il y avait eu un bandeau racoleur pour Slow Train, cela aurait pu être « Recommandé par JJG ». Dans un monde où on va jusqu à regarder les séries en accéléré, Slow Train de @juliettelaba (avec les très chouettes illustrations de @floragrrr) nous invite à des voyages en train lents, avec plein d’arrêts, sans WiFi mais avec des paysages qui donnent envie de lever le nez de son écran (et avec des tarifs beaucoup plus doux que ceux du TGV). Sur le blog je vous dis pourquoi j’ai aimé ce guide pas comme les autres et quelles échappées ferroviaires parmi les 30 proposées me tentent le plus. Pour qui ? Les contemplatifs, les rêveurs et ceux qui aiment voyager en train. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #lecture #guidedevoyage #slowtrain #slowlife #train #travelgram #lyonnaise #blog #garedesaintpaul

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) italian lover

Dans un petit village des Pouilles, dans les années 60, la vie de 3 jeunes garçons va basculer pendant un été. Il fait chaud dehors, dans les ruelles de ce petit village où tout le monde se connait et qui est une peinture sociale en miniature (le poids de la religion et celui du patriarcat, la société divisée en clans).

Intense, plein de sensations, avec un suspense croissant, L’été meurt jeune est passé inaperçu et c’est totalement injustifié !

Voir cette publication sur Instagram

//🇮🇹COUP DE COEUR ITALIEN// Ce premier roman là, je ne l’ai pas vu passer (ou alors je l’ai raté). Pourtant il m’a transporté immédiatement, en quelques phrases, dans un petit village des Pouilles dans les années 60. Cet été là, la vie de trois garçons de 12 ans va basculer. Cet été sera la fin prématurée de leur jeunesse. Je l’ai ouvert un jeudi matin, je l’ai fermé le lendemain soir et entre temps je l’ai lu en apnée, saisie par l’écriture de l’auteur Mirko Sabatino, par sa violence, par sa force, par sa sensibilité. Sur le blog je vous dis pourquoi c’est un gros coup de cœur ❤️ ! Le lien est dans ma bio www.chocoladdict.fr L’avez vous lu ? #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #litteratureisraelienne #pouilles #premierroman #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) paper-addict

Connaissez-vous Fifi Mandirac et son univers coloré ? Elle a publié un livre que j’ai prévu d’offrir à ma fille à Noël (ouf elle ne lit pas encore mon blog) avec plus de 250 pages détachables à utiliser pour des heure de pliage, découpage, collage et création.

Lettres, enveloppes, cartes, guirlandes, vases et lampions, étiquettes, boîtes et pochettes, fanions, dés et cocottes, on trouve tout cela à l’intérieur.

Au tout début de All you need is papier, il est expliqué comment bien utiliser le livre. avec les différents pliages.

Je vous en reparlerai, à travers une des choses qu’elle aura créée, après les fêtes.

Pour un(e) bec sucré

La pâtisserie est devenue synonyme de glamour et de stars mais en coulisses comment cela se passe-t-il ? C’est par le biais de Philippe Conticini qui raconte son enfance mais aussi toute son expérience en cuisine et en pâtisserie que je suis rentrée en cuisine.

Sincère, doux et amer, Cochon de lait met aussi l’eau à la bouche !

Voir cette publication sur Instagram

//LE GOUT DE L’ENFANCE DOUX ET AMER DE PHILIPPE CONTICINI// Philippe Conticini fait partie de mon panthéon personnel : je suis en admiration devant le Chef pâtissier et sa créativité et sur le plan humain, j’ai toujours apprécié sa volonté de transmettre, sa pédagogie, sa « bienveillance » (le terme est tellement employé qu’il a perdu de sa force mais dans son cas, je n’en vois pas d’autre plus juste). ▪️ Alors forcément j’ai eu envie de me plonger dans ce récit qui mêle souvenirs d’enfance et de jeunesse, parcours, doutes, blessures, hauts et bas pour former le portrait d’un homme très touchant. ▪️ Cochon de lait est à la fois doux et amer et je vous dis pourquoi sur le blog (lien 👉dans la bio ). ▪️ #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #patisserie #pastry #chefpatissier #conticini #recit #gastronomie #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) dingue de polars

Ras le bol du flic alcoolique, des histoires d’enfants disparus et autres tics que l’on retrouve d’un polar à l’autre ? J.M Erre égratigne justement tous les clichés et appelle à la rescousse le lecteur pour le consulter sur tel ou tel bon supposé ingrédient de roman noir. Quant aux personnages, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont hauts en couleurs !

Drôle et atypique, L’homme homard a, en plus, un dénouement inattendu.

Voir cette publication sur Instagram

//LE POLAR QUI NE MANQUE PAS D’AIR// Ca fait longtemps que je n’avais pas trouvé un polar aussi drôle et atypique ! Non seulement J. M. Erre égratigne tous les clichés des polars et dialogue avec son lecteur pour savoir quel ingredient peut marcher ou pas au fur et à mesure du roman mais côté personnages il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il campe une truculente galerie de portraits de « monstres » réservant le premier rôle à une narratrice tétraplégique qui parle d’elle comme d' »un mollusque à moteur » et adore mettre mal à l’aise ceux qui la regardent avec pitié ou différence. 💪Les super pouvoirs de Qui a tué l’homme-homard ? 💪 🔺 Rire de tout et se moquer aussi bien des complotistes que des journalistes parisiens, des flics que des provinciaux 🔺Instaurer une vraie complicité avec le lecteur en le sollicitant sur la suite que devrait prendre l’histoire 🔺Construire une intrigue originale à mille lieux des polars habituels avec un dénouement que je n avais pas du tout deviné 🔺Pour qui ? Pour ceux et celles qui aiment les digressions, les polars rocambolesques et l humour noir ! #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #lecturedumoment #livrestagram #romannoir #polar #humournoir #polarfrançais #lyonnaise #blog #vendredilecture

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un(e) passionné(e)

Le portrait plein de rage et de force de la femme et artiste, Frida Kahlo, à travers le prisme de sa relation passionnée avec le peintre Diego Riviera.

Vibrant, fougueux, flamboyant, Rien n’est noir est de mes derniers coups de coeur.

Voir cette publication sur Instagram

//WITH OR WITHOUT You 🎨 // Quelle écriture fougueuse, vibrante, pleine de rage et de douleurs, de vie et de désirs, une plume qui mord dans la vie à 100% sans s’économiser à l’image de l’héroïne du livre Frida Kahlo ! Est ce que Claire Berest écrit toujours ainsi ou s’est telle fondue à ce point dans ses deux personnages principaux qu’elle a traduit cela en un tableau qui m’a porté de bout en bout ? 🎨 Rien n’est noir et rien n’est tiède. Ça brûle, ça pique et cela donne envie de vivre intensément ! 🎨 Chronique complète et citations sur le blog (lien dans la bio) #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #lecture #bio #fridakahlo #artiste #passion #mexique #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

Pour un ado qui ne jure que par Youtube

Le choc des générations version 2019 c’est quand mon fils ne jure que par Youtube et que je lui réponds livres et blogs : ) . Mais j’ai peut être trouvé un terrain d’entente avec Mythes et légendes cultes de Max Bird. Ce comédien vulgarise les connaissances sur sa chaîne Youtube depuis 2016 et mon fils m’en a déjà parlé.

Il vient de publier un tour du monde des légendes mythologiques avec de l’aventure, de la romance, du gore, du suspense et vous l’aurez compris de l’humour.

Pourvu que mon fils ne me dise pas : je préfère regarder la vidéo : )

Pour un(e) adepte du retour à la nature

Dans une ambiance de fin du monde (les héros américains pour nous sauver des méchants en moins), deux soeurs apprennent à vivre autrement au milieu de la forêt.

Un hommage à la nature porté par la beauté des illustrations !

Voir cette publication sur Instagram

//DANS LA FORET, LE ROMAN GRAPHIQUE// J’ai lu d’abord le roman Dans la forêt dont est adapté ce roman graphique par Lomig et je me demande si l’idéal n’aurait pas été de commencer par le roman graphique. Mais peut être aussi qu’il faut s’empêcher de comparer les 2, que cela n’a pas beaucoup de sens. Dans l’un, en tant que lecteur, on est placé au coeur de la forêt mais aussi dans la tête de ces deux soeurs qui doivent apprendre à survivre, isolées et privées de tout. Dans le roman graphique, on met des traits sur leurs visages, sur leur environnement et la nature apparaît dans toute sa splendeur, sa richesse, son imprévisibilité. ▪️ . Lomig nous plonge Dans la forêt dès la couverture vraiment magnifique (bravo aussi aux éditions sarbacane pour la reliure verte et le soin apporté au livre en tant qu’objet) et nous montre au fil des pages combien la forêt est vue comme une menace, puis au contraire comme protectrice, comme ressources et enfin comme refuge. ▪️ . L’évolution psychologique des deux soeurs est aussi bien traduite de leurs rêves dans leurs vies d’avant cette quasi fin du monde à leur survie quotidienne avec toutes les questions et les heurts que cela peut engendrer. ▪️ . J’ai essayé de me détacher du récit du roman que j’avais encore bien en tête et que j’avais beaucoup aimé (notamment pour l’originalité de sa construction, ma chronique est sur le BLOG ) et j’ai été frappée par la beauté des dessins de Lomig représentant la nature. ▪️ Si vous n’avez pas lu le roman et que vous ouvrez ce roman graphique, je serais curieuse de savoir si cela vous donne envie de prolonger le récit autrement. ▪️ . #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #romangraphique #lemoisamericain #litteratureamericaine #fablesurvivaliste #naturalwriting #retouralanature #adaptation #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

C’est une sélection, il n’y a donc qu’un nombre réduit de propositions mais vous trouverez plein d’autres idées de lectures dans la rubrique « Idées lecture » (dans le menu horizontal) ou sur mon compte Instagram @bookaddictlyonnaise.

Pour retrouver facilement cet article, épinglez-le sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

Pin It