Pâtisserie et chocolat

Carrément pâtisserie : 2 jours à l’Ecole Gourmet Valrhona

Deux jours à parler pâtisserie, entendre parler de pâtisserie, échanger autour de la pâtisserie et surtout réaliser des pâtisseries, c’est le programme du stage Carrément Pâtisserie que j’ai suivi les 9 et 10 novembre dernier à l’École Gourmet Valrhona située à Tain l’Hermitage. Inutile de préciser que j’étais comme une gamine devant un sapin de Noël et ses cadeaux : partagée entre la magie du moment et l’excitation de mettre rapidement les mains à la pâte !

Après avoir posé mes affaires au vestiaire (dont une glaciaire, c’est la seule chose que l’on vous demande d’apporter, le reste -tablier, livret de recettes, matériel- est fourni par l’école), j’ai été accueillie avec les autres participants autour d’un thé ou d’un café, d’un délicieux cake caramel/glaçage dulcey et de chocolats bien-sûr.

De quoi prendre quelques forces avant deux journées de cours bien remplies.

Les gros + des stages de l’École Gourmet Valrhona

Étant donné la thématique de mon blog et mon intérêt pour la pâtisserie, on me pose régulièrement la question du choix d’un cours de pâtisserie. Avant même d’avoir participé à Carrément Pâtisserie, j’avais en mémoire un stage effectuée en 2013 effectuée dans cette école que j’avais énormément apprécié.

Voici en quelques points, ce qui, pour moi, font la différence et la singularité des stages proposés par l’Ecole Gourmet :

1-Des pâtissiers formateurs pédagogues et qui savent mettre à l’aise

Avec le reste des participants au stage Carrément Pâtisserie on a eu une chance inouïe puisque, de manière exceptionnelle, 3 formateurs étaient présents pendant ces 2 jours à l’École Gourmet . Sébastien Curtalin (qui était le formateur présent lors de mon précédent stage) était accompagné d’Anne Fashauer et de Jordan Lamberet, ces derniers ayant rejoint l’équipe de formateurs récemment.

On peut être excellent pâtissier, encore faut-il être capable de transmettre un savoir de manière claire, sans trop jargonner, en étant à la fois pédagogue et ludique. Sébastien Curtalin réunit toutes ces qualités : il est d’une grande patience, répondant à toutes nos questions, remontrant un geste si nécessaire, donnant des explications techniques sur tel ou tel geste (comprendre pourquoi tel ingrédient réagit ainsi, pourquoi on observe telle réaction chimique…) et toujours avec bienveillance.

Tout au long des deux jours, il nous a également donné de nombreux conseils sur la manière de s’organiser lorsqu’on est derrière les fourneaux. Il est vrai que, dans ce contexte précis, toute la partie la plus « ingrate » (pesée de tous les ingrédients et vaisselle) n’était pas de notre ressort (toutes les pesées avaient été effectuées à l’avance) mais on peut déjà en retenir que plus on prépare de choses en amont, plus on gagne du temps.

J’ai rarement le réflexe de congeler certaines préparations qu’elles soient prévues comme élément d’un dessert ou dessert en lui-même et sur ce point précis, Sébastien Curtalin nous a fourni également  bon nombre de précisions.

2-Des gestes professionnels répétés pour les apprendre

 Quel est l’intérêt, à l’heure des recettes pas à pas sur les livres et dans les blogs, des cours en live sur facebook, des tutos sur youtube, de suivre un cours de pâtisserie ? En dehors du fait de rencontrer des gens en chair et en os, de partager des moments avec eux et d’échanger autrement que derrière un écran, le stage Carrément Pâtisserie m’a permis d’acquérir des gestes professionnels précis.

On pourrait penser qu’il suffit de voir le geste pour savoir le répéter de la même façon (transposez l’idée à la danse – je ne peux pas m’empêcher de dresser un parallèle, je retrouve la beauté du geste en danse comme en pâtisserie- et vous verrez que cela ne fonctionne pas) mais pour apprendre, il faut se retrousser les manches et faire le geste à son tour.

J’avais vu Sébastien Curtalin pocher les macarons pourtant lorsque cela a été mon tour, je remontais systématiquement ma poche à douille vers le haut (pourquoi ? mystère) jusqu’à ce que le formateur accompagne mon geste et que je l’intègre vraiment (chaque participant dresse minimum deux lignes de macarons, on a donc le temps de prendre la main).

Au cours de ce stage, j’ai appris ainsi à macaronner, à savoir réaliser une ganache (et ne plus avoir peur qu’elle tranche), à pocher des macarons sur une plaque, à réaliser une crème anglaise parfaite, à monter un entremet,  à chemiser de manière impeccable un moule à tarte, à réaliser un glaçage sur un entremet et sur un cake, à travailler le chocolat en décor, à pocher et garnir des éclairs …

Cela va vous paraître peut être idiot mais je ne savais pas étaler correctement une pâte à tarte : je roulais sur mes pâtes avec mon rouleau à pâtisserie alors qu’il faut pousser ..c’est un peu la révélation pour moi ))

 

3- L’utilisation d’un matériel professionnel

Lorsque se lance un peu plus à fond en pâtisserie, on se rend vite compte que cela demande un minium de matériel. Pendant ces deux jours, j’ai eu la chance de pouvoir utiliser :

  • une grille pour réaliser un streusel cacao impeccable
  • une balance professionnelle pour être très précis dans le montage des entremets
  • un entonnoir à piston pour remplir les tartes au millimètre près et sans en mettre partout

Bien entendu l’idée n’est pas d’acheter ce matériel pour la maison, toutes les recettes effectuées à l’École Gourmet ont pour but d’être refaites une fois chez soi (et sans matériel de pro) mais c’est vraiment appréciable et au passage, Sébastien Curtalin nous a glissé quelques conseils pour nous équiper au mieux.

4-La diversité et la richesse du stage

Plus la durée des stages est longue, plus la diversité des techniques abordée l’est aussi. N’empêche que, même lors de mon premier stage d’une matinée, j’avais préparé des choses aussi variées que des verrines avec une mousse, des macarons, des petits cakes…

Ici en deux jours nous avons réalisé :

  • des macarons chocolat noir
  • des macarons amandes oranges confites
  • une forêt noire
  • un entremet jivara
  • une tarte chocolat dulcey
  • une tarte illanka
  • des éclairs chocolat caramel beurre salé
  • des cannelés vanille
  • des tigrés
  • des cakes chocolat chocolat
  • une crème dessert dulcey

et cela nous a permis de voir des choses aussi variées qu’un biscuit cacao, un streuzel chocolat, une gelée de griotte, un crémeux vanille, une mousse au chocolat, une pâte sablée noisette, un appareil à financier, un crémeux caramel, une mousse allégée jivara, un glaçage gianduja (juste merveilleux !) , un sablé croustillant noisette, une ganache montée, une pâte à choux…

5-La convivialité de l’École Gourmet

Enfin si vous hésitez car vous avez peur de ne pas avoir le niveau, ou parce que vous êtes un peu timide (je le suis aussi), sachez que ce que j’apprécie dans les stages de l’École Gourmet est que professionnalisme rime avec convivialité. Tout se déroule pour que vous soyez à l’aise,  les formateurs sont vraiment très sympas et la convivialité ne s’arrête pas aux portes de l’École puisque à l’issue du stage, vous rentrez chez vous avec vos créations pâtissières.

Après avoir admiré sous tous les angles le buffet qui a été dressé (cela en jette, hein ?), chaque participant a mis en boîtes forêt noire, tartes, entremets, cakes, etc …pour pouvoir dans les jours qui ont suivi les partager avec famille ou  amis et cela c’est aussi un vrai plaisir !

Toutes les informations pratiques

Où et quand s’inscrire ?

Sur le site de la cité du chocolat, rendez-vous sur la section l’École Gourmet puis cliquez sur « acheter un stage » pour afficher le calendrier des stages à venir. Notez que le prochain calendrier sera en ligne début Décembre pour des stages commençant à partir de février 2018 (pas de cours en janvier). Attention certains cours sont très vite pris, mieux vaut ne pas s’y prendre au dernier moment.

Comment venir ?

La Cité du chocolat et l’École Gourmet (qui est située juste derrière) est à 5 minutes à pied (10 au retour quand vous êtes chargé )) de la gare de Tain l’Hermitage (avec en prime à l’arrivée une vue magnifique sur les coteaux viticole de l’Hermitage classés au patrimoine mondial de l’Unesco). Depuis Lyon, le trajet dure environ 1h en ter.

Si vous venez en voiture, l’accès et tous les parkings sont indiqués sur le site de la Cité du chocolat .

Où dormir ?

Pour les stages de deux jours, si vous n’avez pas envie de rentrer chez vous le soir ou si vous habitez trop loin pour le faire (parmi les personnes qui ont suivi le stage Carrément Pâtisserie, se trouvaient deux personnes (mère/fille) qui viennent régulièrement prendre des cours à l’École Gourmet alors qu’elles habitent en région parisienne), l’Hôtel des Deux coteaux est très bien situé et charmant.

Les tarifs du stage

Plusieurs formules sont proposées concernant les stages gourmets :
-1/2 journée : 105 € (c’est cette formule que j’ai suivi la première fois que j’ai suivi un cours à l’École Gourmet)
-1 journée : 205 €
-1 jour et 1/2 : 250 €
-2 jours : 345 €

Quelque soit la formule choisie, la visite de la Cité du chocolat  est offerte. A partir d’une journée de stage, le déjeuner au Comptoir Porcelana est inclus. J’étais curieuse de voir comment le chocolat allait trouver sa place dans des plats salés. J’ai goûté un velouté de butternet praliné, un choco con carne (chili con carne avec du chocolat épicé) et un émincé de volaille praliné pistache. Tout m’a plu ! (ne craignez rien tout est bien dosé).

Voilà maintenant il n’y a plus qu’à mettre un bon cadeau pour un stage à l’École Gourmet sur la liste de Noël : )

Merci à la Cité du chocolat Valrhona pour l’invitation !

9 Comments

  1. Je suis partage à 100% ton avis sur les cours « en vrai » par rapport à tous les tutos de la terre ! Je crois que je serais toujours incapable de chemiser une pâte si on ne m’avait pas reprise lors d’un cours (et c’est fou comme mes tartes et quiches se tiennent mieux depuis !), de pocher correctement, etc…
    J’hésite vraiment à m’offrir un stage chez Valrhona (enfin, j’hésite tellement que je ne vais sans doute pas mettre longtemps à craquer ! ) Et il y aura de toutes façons des cours de pâtisserie sous le sapin : les enfants me les ont déjà demandés 🙂
  2. Avec Ma’, nous avons visite en Aout la Cite du chocolat et participer a 2 cours de 30min. Les animateurs étaient tres tres sympas.
    J’ai toujours été tentee de faire un cours de patisserie mais jamais eu le temps a cause de la distance (hors France). Mais qui sait dans quelques mois!
    En tout cas ca donne sacrement envie 🙂
    J’ai vu la technique pour une pate a tarte sur ton compte Instagram: étirer est t’il different de pousser?
    Bon weekend!
    • oui ces stages sont vraiment extras !
      étirer voudrait dire partir du bord et prendre la pâte, là tu poses ton rouleau au milieu et tu pousses la pâte (le mieux c’est de voir le geste encore une fois ))
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