Parler d'ma vie

Quitter Lyon ?

La semaine dernière, on m’a informé de la possibilité d’un poste de Community Manager en bibliothèque dans une grande ville de France. Mon boulot actuel au sein d’un milieu que je connais bien puisque j’ai travaillé pendant 10 ans en bibliothèque, j’aurais du sauter de joie.

Sur les avantages et les inconvénients de freelance, Pensées de Caro a très bien résumé les choses dans cet article (sauf que je ne regarde des séries qu’en faisant du vélo d’appartement, sinon je culpabiliserais trop de m’accorder cette pause en journée). Sans avoir un salaire mirobolant avant, je n’avais pas de coup de stress quand je voyais le nom de mon banquier apparaitre sur l’écran de mon téléphone, des congés régulièrement. Pourtant aujourd’hui j’ai du mal à envisager ma vie professionnelle à nouveau en tant que salariée avec un patron, une hiérarchie et tout le côté « procédurier » de toute administration (pour l’instant je n’ai pas démissionné de la fonction publique, il faudra bien que je finisse par prendre une décision).

D’un point de vue pratico-pratique, travailler ailleurs dans quelques mois (en pleine année scolaire) signifiait laisser homme et enfants se débrouiller seuls, ne voir mes enfants que le week end et probablement pas tous les week end, trouver un autre appart.

Je crois aussi (et je ne l’assume pas totalement ) que déménager aujourd’hui me parait plus une « montagne » qu’il y a quelques années. J’imagine déjà tout le matériel lié à la pâtisserie (par contre pour les chaussures et les fringues cela irait bien plus vite)) que j’ai accumulé au fil des années, tous les cartons que représenteraient ne serait ce que les livres et j’ai l’impression soudain de quelque chose de très fatigant à affronter. Pourtant je sais qu’avec beaucoup d’organisation (de quoi?), un peu d’aide et en suivant les bons conseils de Movinga pour emballer ses affaires, ce n’est pas du tout insurmontable.

Et si l’obstacle principal était Lyon ? Paris, Châteauroux, Montélimar, Grenoble, Pau, j’ai pas mal bougé avant d’arriver dans la Capitale des Gaules et je n’ai pas comme idée de ne plus jamais en bouger. Néanmoins je me suis attachée à Lyon, sa fête des Lumières, son Parc de la tête d’Or, ses traboules, son Rhône et sa Saône, ses adresses sucrées, ses restos au bon rapport qualité prix, sa qualité de vie (pouvoir tout faire à pied en étant dans une grande ville par exemple ou pouvoir dormir les fenêtres ouvertes l’été dans mon quartier sans avoir en bruit de fond les pots d’échappement), ma croix rousse chérie sans cesse critiquée mais où je me plais tant.

Et puis le plus important quitter Lyon ce serait quitter toutes les amitiés que j’ai liées ici et qui se construisent pour moi dans la longue durée.

Bref j’ai dit non.

 

23 Comments

  1. C’est pas évident comme décision à prendre, j’ai déménagé un nombre de fois incroyable dans mes 30 premières années, maintenant j’aurai bien plus de mal et il faudrait vraiment que le jeu en vaille la chandelle (retour à Bordeaux, pas moins), ne serait-ce que pour les enfants et puis en fait… non, pour moi en fait !
    J’ai toujours en tête de venir faire ma touriste à Lyon, tu seras donc encore là pour me servir de guide 🙂 ?
    • si je te disais qu’il s’agissait justement de Bordeaux (mais je ne connais pas du tout cette ville donc difficile de m’y projeter )
      bon ne tarde pas trop quand même pour Lyon : )
  2. Il arrive un moment où on a posé ses cartons, où on s’est installé dans une vie qui nous convient… Et changer devient plus difficile, plus pesant (au propre comme au figuré)…
    Aujourd’hui, je ne me vois plus changer de région, partir dans une autre ville… Et quand je vois déjà le « travail » d’un déménagement de quelques km, où donc toute la vie sociale n’est pas bouleversée, je me dis que ce serait de toutes façons bien au dessus de mes forces…
    • oh oui c’est quand même bien fatigant un déménagement …ca y est tu es bien installée ? contente de ton nouveau chez toi ?
      • Presque 100% installée (il me manque une bibliothèque et j’ai une table basse encore à monter… je manque de temps 🙂 ) et absolument ravie de mon chez moi ! Merci d’avoir demandé 😉
  3. Cela fait dix ans que je n’ai pas bougé. Pourtant comme toi, j’en ai fait pas mal. Avec des enfants encore petits, c’est dur surtout cette histoire de week-ends. Je comprends ta décision.
    Si le cas se présentait pour moi, il faudrait que je n’ai pas à chercher du boulot et un bon salaire. C’est ce seul point qui ferait pencher la balance.
  4. Tu ne peux pas savoir, comme je te comprends, quitter Lyon a été pour moi un véritable déchirement, mais bon je n’y peux rien changer.
  5. J’ai quitté Lyon en août, de quelques kilomètres seulement. J’apprécie encore plus « ma ville » qu’avant, puisque je n’y pioche que ce que j’aime…

    Depuis quelques années je ne travaille plus comme salariée classique (assistante maternelle j’ai une liberté de choix d’employeurs et d’organisation) et je me posais la question d’un travail à l’extérieur mais en fait je ne suis pas prête à retourner travailler dans une société rigide. Les entreprises et organisations gagnerait tant en étant plus flexibles…

    • cela viendra peut être pour les organisations, je connais quelques personnes qui sont en télétravail de temps en temps c’est vrai que cela n’est pas encore dans les mentalités
  6. Comme je comprends ta décision… Lorsque nous avons emménagé il y a 5 ans en Bretagne, j’ai fait face à de nombreux questionnements mais celle du lieu de vie faisait partie des raisons pour lesquelles je voulais partir. Aujourd’hui, il fait partie des raisons pour lesquelles je ne veux absolument plus partir!
  7. La décision finale est prise! Je comprends combien c’est dur de tout quitter. Même pour cette grande ville de France dont je suis originaire. Je ne sais pas si je partirais, sauf opportunité incroyable (ce qui n’arrive jamais!).
    Et puis, peut-être que cette opportunité arrivera aussi à Lyon!
    Mais tu as raison, Lyon c’est top! On fait tout à pied (même quand on habite dans le 9e!!!) ou à vélo (mais sans les séries, c’est moins drôle du coup!), on mange bien… et puis, qui c’est qui nous dira où trouver de bonnes adresses sucrées? 😉
    • bien d’accord pour Lyon, d’ailleurs en lisant ton commentaire je me disais qu’il faudrait que je vienne faire des photos à Vaise, je trouve qu’on voit peu ce quartier sur Instagram
      et merci pour les adresses sucrées : )
  8. Ce n’est pas évident de faire des choix, c’est bien de peser le pour et le contre, d’ailleurs chaque fois je fais ça… je liste… puis je décide.
    Si tu as refusé c’est que tu devais avoir de bonnes raisons, tu n’es apparemment pas prête à quitter Lyon. Et pour la vie de freelance, c’est sûr que se lancer n’est jamais facile. Mais freelance ou quel que soit le statut, ou le challenge, au début ce n’est jamais facile 😉
    • je n’ai pas vraiment refusé en fait, je n’ai même pas postulé : )
      se lancer n’est pas le plus dur je trouve c’est plutôt apprendre à gérer pas mal de déceptions et de fausses attentes (mais il y a aussi plein de côtés positifs )
  9. Comme tu as bien fait ! Lyon est une vraiment une ville belle et agréable à vivre, surtout en cente-ville. Et puis, tant qu’on est bien quelque part, est-il vraiment utile d’aller chercher ailleurs ? Il vient un moment où, de soi-même, on arrête de se demander sans cesse quel sera le prochain redémarrage, c’est surement un signe (?), une composante (?) ou le début (?) de la sagesse… Parole d’ancienne énervée et accessoirement d’une Lyonnaise d’adoption 🙂

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