C'est un beau roman

En mai, j’ai lu des bandes dessinées

Le hasard voudrait qu’en Mai, j’ai enchaîné bande dessinée sur bande dessinée. La réalité est que j’ai attendu d’en avoir assez sous le coude pour pouvoir partager mes dernières lectures spécial BD avec 4 titres totalement différents.

La plus drôle : L’Iliade et l’Odyssée

odyssée

Logiquement parmi les 4 dernières bandes dessinées que je vous présente, la plus drôle aurait du être celle de Trondheim pourtant celle qui m’a fait le plus sourire et même rire c’est l’Iliade et l’Odyssée vue et dessinée par Soledad Bravi. C’est un peu un profil de l’oeuvre mais en beaucoup moins soporifique. Ça m’a rappelé mes cours de latin (je ne vous dis pas ce que je pense de la réforme scolaire )) et en particulier les récits mythologiques que j’écoutais avec ferveur. Ce qu’on comprend en lisant la version de Soledad Bravi c’est qu’il y a dans cette épopée quand même beaucoup beaucoup de batailles, de sang, de morts (et que ce n’est pas forcément passionnant à lire). Le rire vient de la façon dont l’auteur illustre certaines actions et des anachronismes dans le vocabulaire.

J’ai retenu au passage qu’Ulysse n’était pas méga pressé de revoir Pénélope : il reste quand même 7 ans avec Calypso avant de se décider à rentrer chez lui. Pendant ce temps-là, selon la légende, Pénélope l’attend sagement, sans même une petite incartade avec ses nombreux prétendants. Comme la légende a été écrit par un homme, vous me permettrez de douter de cette version : )

La plus cash : L’année du crabe

l'année du crabeSi vous êtes hypocondriaque, je vous déconseille de mettre le nez dans L’année du Crabe. Même si l’auteur a fait le pari de rire de son cancer, de faire du crabe un personnage à part entière avec qui elle parle, elle cohabite, elle se laisse grignoter avant de décider de lui faire la peau, ça n’épargne pas grand chose de la réalité de cette longue maladie. Le dessin tâché d’orange comme sur la couverture rend le propos d’autant plus parlant. Alice Baguet n’y va pas par quatre chemins (mais toujours avec un humour bien noir) : elle raconte quelles conséquences cette épreuve a sur l’amitié, la communication avec les autres, le physique…attendez vous à être sonné !

La plus loufoque : Capharnaüm

capharnaüm

J’ai connu Trondheim à travers son personnage Lapinou et je l’ai accompagné dans ses diverses aventures en me marrant toujours et en appréciant son sens de l’observation.
Dans Capharnaüm un libraire pas super malin (ça existe ça ? oui j’aime bien les libraires moi )), Martin Mollin, se retrouve malgré lui, pris dans une chasse aux criminel aux côtés de son héros. Pour cette bande dessinée de 280 pages, l’auteur s’est donné comme règle d’improviser sans passer par des travaux préparatoires. Du coup les rebondissements sont nombreux, la galerie de portraits est particulièrement bien soignée, les dialogues bien vaches (mais je n’ai jamais éclatée de rire). Visiblement l’univers décrit fait référence à Gotham City (ce qui n’évoque absolument rien chez moi). Si vous aimez les comics, les histoires de super héros, ça devrait vous plaire.

La plus documentée : Sartre

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Les biographies en bande dessinée sont de plus en plus nombreuses mais souvent on peut se demander quelle est leur valeur ajoutée. Ici la chronologie est très classique, on suit la vie de Sartre de l’enfance à sa mort, avec un récit très linéaire. Les auteurs ont aussi choisi comme fil conducteur le couple que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (le castor) ont formé. La bande dessinée est plus l’histoire des rencontres marquantes du philosophe (aussi bien des intellectuels que ses maitresses) que celle de sa pensée dont on imagine qu’il est bien difficile de la résumer / expliquer en bulles. Je crois que globalement je ne suis pas une dingue de biographie (si ce n’est celles de Zweig) ni même de biopics au cinéma, difficile du coup de vous donner un avis pertinent sur ce titre.

12 Comments

  1. On a les mêmes goûts ! Je me dis que j’ai de la lecture en retard, en voyant tes chouettes propositions. J’ai envie de tout avoir chez moi !
    Je confirme qu’Ulysse se la joue très cool chez Homère, dans l’épisode de la superbe île d’Ogygie où vit la nymphe. Évidemment, une excuse toute trouvée lui est associée par le poète (solidarité masculine). Il aurait été « re-te-nu » par la belle Calypso (oui, la dame a de gros muscles 😉 ).
    On voudrait donc nous faire croire qu’il pleure sa femme 7 ans pendant que la beauté même s’offre à lui. Ha-ha-ha. Mais oui, on y croit. Le pauvre chou !
    Bon, cela dit, je l’aime bien, Ulysse. Il m’a fait rêver pendant ma jeunesse. Du coup, j’étais devenue fan d’Ulysse 31. (Hihi…)
  2. Tiens, c’est marrant, sur mon blog aussi la BD est à l’honneur aujourd’hui! 😉
    Je ne connais pas celles-ci, mais si j’en lis une ce sera sûrement celle de Soledad Bravi! Bon week-end 😉
  3. Hello Virginie !
    Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas passée chez toi ! J’espère que toute la tribu se porte bien.
    Dans ta petite sélection, c’est celle de Soledad Bravi qui me donne bien envie, d’abord parce que je suis en plein trip mythologie en ce moment (je viens de finir la deuxième pentalogie de Rick Riordan, et j’ai réussi à convaincre le reste de la maisonnée de baptiser le chaton que nous allons adopter cet été Athéna …), et je me dis que ça pourrait plaire aussi à mon mari et aux enfants quand ils sauront lire (ils entrent en CP dans quelques mois, alors, c’est pour bientôt …) !
    Bon début de semaine (c’est mardi, donc normalement tu as repris du poil de la bête depuis hier) et à bientôt !

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