Parler d'ma vie

Vis ma vie de freelance

 

Depuis quelques mois, je bosse en freelance avec le statut auto-entrepreneur dans mon cas et même si je manque encore de recul sur la question, j’ai eu envie de partager mes premières impressions. Quant on a travaillé pendant 11 ans dans la fonction publique avec des organisations plutôt très hiérarchisées et un art des procédures (c’est peut-être vrai de certaines boîtes dans le privé, j’attends vos retours là dessus), le fossé est immense. Personnellement j’ai vécu ce bond comme un saut dans le vide en parachute avec toute l’excitation que cela engendre mais aussi le sentiment que je n’avais pas de filet en dessous et que rien ne garantissait que je ne me casse pas la figure à l’atterrissage. La formation que j’ai suivie ne m’a pas préparé à toutes les questions qui se sont présentées rapidement à moi : quel statut choisir ? comment fixer ses tarifs ? comment évaluer le temps passé sur telle ou telle mission ? comment parler de soi ? qui démarcher ? J’ai demandé des conseils régulièrement à certaines personnes qui j’espère se reconnaitront si elles lisent ce billet et je les remercie mille fois pour le temps qu’elles ont bien voulu me consacrer ainsi que pour leur patience.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px »]ce que mes enfants pensent [/typography]

Je bosse à la maison mais je n’ai pas vraiment de bureau à moi, la configuration de l’appartement ne le permettant pas. Pour mon fils, mon travail consiste à, je cite, « faire de l’ordinateur » et il est incontestable qu’il me voit très souvent assise devant mon écran, qu’il m’entend régulièrement lui dire « j’envoie un mail et j’arrive » et que je n’ai pas de dossiers dans une armoire ou d’outils physiques qu’il pourrait associer à une tâche en particulier. Quant à ma fille, me voyant revenir de déplacement avec un sac, elle m’a demandé si je repartais encore en vacances. Bref bonjour la crédibilité aux yeux des enfants. J’insiste d’ailleurs sur mes rendez vous extérieurs car difficile pour eux de comprendre qu’ils restent à la cantine et à la garderie pour le grand alors que je suis à la maison . Pour le moment, je les garde le mercredi parce que l’assistante maternelle n’a plus de place ce jour là et aussi parce que c’est ce qui me coûte le moins cher mais c’est loin d’être l’idéal. Il faut à la fois que je sois disponible pour mes « clients » et pour les enfants qui ne sont pas très autonomes et qui ne font plus la sieste. Je ne sais pas s’ils voient un changement dans mon attitude mais comme je cours moins qu’à une époque, je suis moins fatiguée et plus patiente avec eux.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px »]ce que mes parents pensent [/typography]

Quand je me réjouis d’un contrat signé pour plusieurs mois, ils me rappellent qu’avant j’avais la sécurité de l’emploi à vie. Ils découvrent en même temps que moi, une vie professionnelle sans véritable cadre, me posent des questions sur mes missions et me soutiennent dans ce changement de vie professionnelle tout en étant rassurés par le fait que je n’ai pas démissionné. Mon père me fait même suivre des offres d’emploi, relaie des demandes. Ils ont compris que j’étais plus épanouie maintenant qu’avec un boulot soit plus stable mais qui ne me plaisait plus et ils m’encouragent à continuer.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px »]ce que les gens pensent [/typography]

Souvent le statut de freelance est assimilé à celui de liberté sans contrainte. C’est vrai que je n’ai plus de supérieur hiérarchique (mais j’ai toujours des « comptes à rendre » aux commanditaires, aux clients pour lesquels je travaille ), j’organise mes journées comme je veux mais ça ne signifie pas que je me lève à 10h ou que je vais au cinéma l’après-midi parce que j’ai moins de travail. D’abord j’emmène les enfants à l’école la plupart du temps, ensuite les journées défilent affreusement vite et je sacrifie même régulièrement mes pauses déjeuner pour gagner du temps. Quand j’ai un creux, je prospecte, je me renseigne, je me mets à niveau bref on oublie l’ambiance vacances. Quand j’ai un rendez vous à l’extérieur, je n’avance pas stricto senso sur le travail à effectuer mais sans rendez vous, pas de nouveaux clients. Ce que j’apprécie le plus c’est de pouvoir arranger mon planning de la journée comme je le souhaite, d’avoir cette souplesse qui fait défaut quand on a des horaires fixes. Forcément il faut aussi être prêt à bosser le week-end ou en soirée si on a eu un imprévu ou si on s’est offert une pause avec une copine en journée.  On m’a demandé à plusieurs reprises si j’arrivais à me discipliner puisque j’étais toute seule et mon propre patron en quelque sorte. Pour moi, la question ne se pose pas si on est passionné (dans la limite tout de même de la rétribution financière) et si je compte le nombre d’heures que je travaille à la maison, il est largement supérieur à mes horaires d’avant alors que je n’ai personne pour me surveiller ou pour vérifier mon boulot.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px »]ce que j’en pense [/typography]

Je ne regrette pas du tout ce choix et quand la possibilité d’un CDI se dessine avec le retour à une vie professionnelle plus cadrée, réglée, je freine des quatre fers. J’évite de trop me projeter (et si je tombe malade que se passe-t-il ? ), au niveau protection, il est certain que j’ai un statut bien plus fragile qu’avant. Question sociabilité, je me pose encore la question du co-working au moins une journée dans la semaine, histoire de rencontrer des gens, de « profiter » d’une certaine émulation mais pour le moment je n’ai pas le budget. Je sors grâce à mon blog, à Yelp Lyon, je vois régulièrement des amies et je ne souffre pas pour l’instant de cette relative solitude. Si j’avais un conseil à donner à celles et ceux que l’aventure de l’auto-entreprenariat tente, c’est de mettre des économies de côté avant de vous lancer pour vous éviter des nuits et des jours d’angoisse et le « mode survie » comme j’ai coutume de l’appeler et dont j’espère sortir peu à peu dans les prochains mois.

Pour conclure avec la minute personal branding, je m’occupe désormais en tant que community manager de la page fan Facebook de Zesprit Kiwifruit France, il est donc tout à fait possible que le kiwi soit la star des recettes que je mets en ligne sur ce blog. Si vous aimez les kiwis, si vous avez envie de me suivre dans cette aventure, je compte sur vous pour cliquer sur « j’aime » et faire exploser le compteur de la page !

Et vous, le statut de freelance vous y avez déjà songé ?

crédit photo : Kate Rodgers

92 Comments

  1. J’admire ton projet et ta volonté d’aller jusqu’au bout de ton idée. Depuis quelques années, je suis le parcours que tu as effectué et je te tire mon chapeau…
    Si je me lance seule, un jour, c’est pour donner des cours / effectuer des vacations (travailler moins, pour gagner plus sans stabilité financière)
    • tu es sûre que tu gagneras plus en travaillant moins ?
      c’est chouette de se dire qu’on reste en lien depuis pas mal de temps maintenant )
  2. J’y ai déjà songé mais j’avoue n’avoir jamais eu le courage de passer le cap. Tu as pris une bonne décision, surtout si elle t’épanouie au quotidien!
    Je te souhaite une bonne continuation et un bon weekend de Pâques 🙂
  3. Très intéressant. Je suis free lance depuis 7 ans et tout le monde s’étonne quand je dis que je ne passe pas mes journées à ne rien faire. Si on veut que notre activité fonctionne, on est obligée de s’imposer des horaires et des contraintes. C’est vrai que la liberté est grande. je prends toutes les vacances scolaires et je n’ai pas d’angoisse de garde en cas de grève de l’école ou d’enfants malades. mais en contrepartie, il est parfois compliqué de s’arrêter le soir ou le week-end.
    Bref, c’est tout un équilibre à trouver.
    bonne journée,
    Isabelle
    • ça m’intéresserait de savoir comment tu gères les vacances scolaires, tu arrives à travailler quand même ?
  4. Oh que oui!!
    Après un passage à vide difficile au boulot, un coaching RH je me suis posée des tas de questions, j’ai tâter le terrain de l’auto-entrepreunariat mais ce n’était pas le bon moment….et mon mari est très frileux à ce niveau là!
    Troqué ma vie de salariée d’une grosse boîte pour me lancer à mon compte, c’est prendre trop de risques selon lui donc forcément quand on n’est pas soutenue, c’est moins motivant.
    Du coup pour l’instant je me contente de vivre ça à travers l’expérience de mon frère qui vient enfin d’acquérir son local pour monter sa petite sandwicherie (http://namsandwich.fr/blog/).
    • il vaut mieux être soutenu pour son conjoint car cela se traduit souvent dans les premiers temps par un revenu moindre surtout selon ta situation pro d’avant …mais j’espère que tu réussiras à le convaincre avec un peu de temps à moins que tu trouves un épanouissement à travailler d’une façon ou d’une autre à aider ton frère en plus de ton boulot actuel
  5. Free lance c’est tout sauf la planque, mais y a encore plein de gens qui pensent que c’est facile.
  6. Coucou, quel plaisir de lire ton article: je m’y suis retrouvée sur tous les points! Je suis journaliste freelance depuis 3 ans, et j’ai le même ressenti que toi.

    Ce mode de vie me convient tout à fait, j’adore gérer mon temps sans avoir de patron sur le dos, mais cela implique surtout beaucoup de responsabilités: pour avoir des mandats, il faut être en recherche en permanence! Du coup, cela me fait sourire quand les gens autour de moi imaginent que je travaille moins… ou pensent que ce n’est pas un boulot sérieux, une situation temporaire, « Ah, mais tu cherches quand même un boulot fixe? ». « Noooon! J’ai choisi d’être pigiste. » Ils n’en reviennent pas!

    Bien sûr, comme tu le dis, il y a aussi des moments d’angoisse, des collaborations qui s’arrêtent du jour au lendemain, les démarches judiciaires quand on s’est fait rouler par des mauvais payeurs (je viens de sortir enfin d’une longue histoire pas drôle avec un magazine, ouf!!!)… Il faut se battre sans arrêt, car personne ne te fait de cadeau!!! Rien n’est certain, et il faut accepter cette situation. Comme toi, je me demande ce qu’il se passerait si je tombais malade, et si je cotise suffisamment pour ma retraite…. Aïe, de ce côté là, je ne suis pas très rassurée.

    C’est un conseil essentiel de ne pas se lancer sans économies. Lors de mes deux premières années, j’ai connu des mois sans commandes, l’été par exemple… Après, il faut noter que dans la presse, de nombreux magazines ont la mauvaise habitude de payer à parution, ce qui peut signifier plusieurs mois après avoir accompli le travail!!

    Par contre, je n’ai pas d’enfants, j’imagine que cela complique bien l’organisation et la pression!! Bravo en tout cas à toi, je te souhaite encore plein de succès – et j’adore ton blog!!!

    Kantu
    http://www.yapaslefeuaulac.ch

    • merci pour ce partage d’expériences ! j’ai eu aussi la mauvaise expérience de ne pas me faire payer une mission, quand on est déjà très ric rac c’est dur ! mais bon ça m’a servi de leçon
      je file découvrir ton blog sur ce )
  7. Oh que oui je suis en pleine reflexion depuis quelques mois et seulement dispo depuis 2! Oui je fais plus qu’y penser et je mûris mon projet. Je me pose les questions que toi, forcément : démarchage, statut, tarif???
    Bon courage en tout cas pour chocoladdict et je pars faire une cure de kiwi!!
  8. La dure vie de free lance… J’ai bien aimé ta façon d’abordé les choses avec les visions de chacun… A mon sens, il manque aussi celle des amis, qui considèrent que tes journées sont « cools » et donc peuvent passer quand ils veulent…

    Pour ma part, c’est parfois la difficulté de « s’y mettre » et la solitude qui est le plus compliqué à gérer. Je me suis intéressée aux espaces de co-working ou la possibilité de partager un bureau avec d’autres, mais ce sont des frais fixes à amortir…

    (Et quand tu fais une pause, tu étends ton linge ?? ;))

    • c’est vrai que j’ai peut-être plus de propositions de rdv/pauses en pleine journée qu’avant mais globalement les ami(e)s ont été encourageant, m’ont reboosté quand j’en avais besoin et c’est vraiment chouette …
      j’ai pas du tout parlé du ménage mais ça pourrait tout à fait faire l’objet d’un autre article )
  9. Je me retrouve bien dans ton article puisque je vis les mêmes affres et les mêmes joies depuis quelques mois, à ceci près que mes enfants sont plus âgés que les tiens (mais il faut garder le frigo bien plein, quand même 😉
    Parfois je me trouve courageuse, à d’autres moments inconsciente mais c’est sûr que ma dernière année en entreprise m’a fait passer le goût du statut salarié pour le moment et je me console tous les lundis matins en pensant à l’insupportable réunion staff meeting de 2h qu’on se tapait. Ça m’aide à bien démarrer ma semaine !
    Bravo pour Zesprit Kiwi.
    Bises, Sophie
    • c’est vrai qu’il suffit de se rappeler les réunions pour se redonner du courage )
      je me reconnais bien quand tu dis que tu traverses des moments où tu te trouves courageuse et d’autres inconsciente, je ressens tout à fait ça !
      Bises )
  10. Un super article!!! J’admire ton courage, ta reprise des études et maintenant, ta volonté pour te lancer dans le free lance, c’est certain que ton statut est beaucoup plus fragile que lorsque tu étais ds la fonction publique, mais l’essentiel est d’être épanouie et tu sembles l’être! je te souhaite beaucoup de réussite dans cette nouvelle voie professionnelle!
    PS : et l’avis de ton mari???
    Bonne journée!
    • il a râlé de ne pas avoir un paragraphe consacré à lui mon pacsé )
      il connait un peu plus comment les choses se passent vraiment puisqu’il vit avec moi au quotidien et qu’il m’a accompagné, soutenu dans cette démarche depuis le début..à chaque fois que je n’y croyais plus, il a toujours été positif, optimiste…de manière très pratique, même s’il a un salaire moyen, il a assumé une grosse partie des dépenses quotidiennes depuis plusieurs mois
      je crois que s’il pouvait aussi bosser à la maison il le ferait pour dire vrai )
  11. J’aime cet article !
    D’abord, j’aurais tendance à dire que par les temps qui courent, la « sécurité » de l’emploi (avec un CDI) ne veut plus dire grand chose… (même dans la fonction publique qui, je pense, va prendre de sérieux coups dans les prochaines années…) Mais ce n’est que mon humble avis et ma vision de ce monde qui ne tourne plus très rond.
    Si il y une période dans laquelle se lancer, je crois bien que c’est celle-ci.

    Là où je t’admire, c’est de l’avoir fait avec des enfants à charge.
    Nous ne sommes pas encore parents, et c’est en partie pour ça que mon homme s’est lancé, depuis un an, dans une création d’entreprise : pas d’enfants, pas de prêts et un brin d’économie : ça nous semblait le top…
    Alors le faire en maman, avec le temps et l’argent aux enfants à gérer… chapeau !

    Je songe moi aussi à me mettre en free-lance (rédactrice culturelle) mais je pense commencer par le faire en parallèle de mon boulot (éducation nationale), histoire de ne pas me jeter dans la fosse aux lions sans aucune conscience du milieu dans lequel je veux m’engager…

    Bref, totale admiration, et total encouragement pour ces journées, semaines et mois qui arrivent et qui, seront, c’est certain, emplis de surprises (bonnes et mauvaises, mais au moins, ça bouge ^^) de découvertes, de rencontres etc…
    Et puis je finirai aussi en disant que le travail, ce n’est pas la vie… On y passe déjà beaucoup trop de temps, alors autant y prendre un brin de plaisir, et y rencontrer des gens intéressants ; autant avoir l’impression de servir à quelque chose, et d’apprendre, au quotidien…

    ps : je suppose que tu as déjà vu ça depuis un moment, mais au cas-où, il y a des « hubs » très intéressant sur les rédacteurs et CM free-lances sur Viadeo (groupe rédacteurs et rédactrices, conception, rédaction & piges) dans lequel on trouve, entre autres discussions, un baromètre de la rédaction 2013 (prix et tarifs indicatifs)…

    Très belle continuation à toi en tout cas !

    bisettes

    • c’est en effet une solution de se lancer en parallèle si tu as le temps…dans mon cas j’y ai songé puis je me suis dit que je faisais les choses à fond ou pas et comme j’ai suivi une formation, c’était à temps plein de toute façon
      j’avais jeté un oeil sur le baromètre il me semble mais tu fais bien de me dire car je ne suis pas sûre d’avoir celui de 2013
      bon courage pour la suite !
  12. J’aime ce genre d’article, il reflête tout à fait ce que veux dire la vie de freelance ! De la liberté, oui mais cela ne veut pas dire de la glande, bien au contraire, il faut s’avoir s’organiser, être toujours motivé, et de toute façon le principe est simple, si on veut arriver à en vivre, il faut se donner à 200% dans cette aventure !

    Quand à la « stabilité » d’un CDI…dans certaines entreprise on peut se faire licencié du jour au lendemain, sans avoir le temps de se retourner. En freelance, un client de perdu c’est 10 de retrouvés ! 🙂

    • un client de perdu, 10 de retrouvés ? parole de développeur, non ? ))
      oui pour le CDI tu as raison, j’ai d’ailleurs lu il y a quelques jours que le CDD devenait la norme…ma stabilité antérieure venait du fait que je travaillais dans la fonction publique (où à part énorme faute professionnelle il est très rare de se faire virer, au moins jusqu’à présent)
  13. Ton article tombe vraiment à pic, tellement il est d’actualité pour moi, qui espère me lancer dans les mois qui viennent.
    Ce que tu dis me rassure mais c’est exactement comme ça que j’imagine ce qui m’attend (le rythme des journées, le fait d’emprunter parfois un peu sur les soirées et les w-e, le fait que mes enfants auront aussi un peu de mal à comprendre que je suis à la maison MAIS que je ne peux pas les garder pour autant, etc).
    Je te souhaite une bonne continuation 🙂
  14. Bravo, je t’admire beaucoup et surtout je te souhaite bon courage parce que ça ne doit pas être facile tous les jours.
    J’ai tenté l’aventure du freelance quelques mois en Angleterre et la conclusion c’est que ce n’est pas pour moi: je ne sais pas du tout me vendre… La question se pose aussi pour moi étant donné que je recherche du boulot depuis plusieurs mois, mais je n’ai pas envie de prendre ce risque dans une ville que je ne connais pas encore très bien et dans un milieu où ça ne marche que par « réseau ». Bonne continuation et merci pour ce billet!
    • je ne suis pas sûre d’être super douée pour « me vendre » mais au fil des mois, on peut mettre des expériences en avant, j’ai aussi mon « vieux » blog et peu à peu je gagne en confiance ..je ne postule que sur des missions qui m’intéressent et automatiquement on est plus enthousiaste et je crois que ça joue
      bonne chance pour la suite de ton parcours professionnel !
  15. Le regard des personnes autour de toi est finement analysé. Les enfants comprendront petit à petit, même si pour l’instant ils ne retiennent que certains détails.
    Faire des coupures, accepter de faire une pause ne doit pas être évident, car en freelance, encore plus dans un domaine qui plaît, on se donne souvent de gros objectifs. J’ai des amis dans ce cas… Ils bossent tout le temps… effectivement en ayant dans la tête qu’il vaut mieux qu’ils ne soient pas malades longtemps. Maintenant, je vois ces mêmes amis heureux, tout simplement. Contents d’avoir réussi à faire le métier qu’ils souhaitaient et passionnés par leurs journées de travail.
    Tu fais bien de nous parler de cette page FB. S’il est possible de t’aider en te mettant des petits mots dessus, c’est avec plaisir.
    Bravo pour ton dynamisme et ta ténacité.
    Bises,
    Nathalie
    • tu as raison pour les pauses, c’est peut(être aussi lié au community management aussi …cela vient peut-être aussi avec le temps quand on est plus rôdé côté organisation )
  16. Bonne chance dans cette nouvelle aventure, plein de bonnes ondes pour tout ce que tu vas entreprendre!!! Je file m’inscrire pour avoir régulièrement des news du kiwi!
    • ah ce serait chouette si vous étiez d’accord pour que je la partage sur la page facebook de Zespri )
      et merci pour le reste )
  17. J’y ai songé oui et non, surtout non puisque je ne pense pas en avoir les compétences!
    En tout cas ce n’est pas si évident que ça a l’air!
    • il y a pas mal d’auto-formation, donc si tu es très motivée cela ne doit pas t’arrêter
      après chaque situation est différente avec ses atouts et ses difficultés et il faut savoir composer avec
  18. C’est drôle, j’ai un billet dans les tuyaux sur les avantages et les inconvénients de bosser chez soi, que je n’ai pas réussi à terminer, tu m’as donc devancée ! Je partage complètement ton point de vue, même si je suis forcément moins angoissée que toi sur la question de savoir de quoi demain sera fait, vu que ja n’ai jamais été en CDI, donc ça ne change finalement pas grand chose. Ton paragraphe sur les enfants m’a beaucoup fait rire, j’ai le même à la maison « oui, tu dis toujours que tu envoies un mail et que tu arrives mais je sais que c’est pas vrai » (entendu pas plus tard qu’hier soir). Comme toi je n’ai pas de vrai bureau et je squatte où je peux, comme toi j’ai l’impression de bosser beaucoup plus que quand j’ai un « patron », mais j’aime trop ma liberté pour envisager les choses autrement… Par contre, je n’ai toujours pas passé le cap de l’auto-entreprenariat, car étant intermittente du spectacle, c’est un peu compliqué. Bravo pour les kiwis, je vais suivre ça de près (c’est un de mes fruits préféré), et plein de bonnes choses pour la suite !
  19. Merci pour ce bilan et en effet, de toutes les formations, aucune ne donne le mode d’emploi quand on se retrouve en mode pilotage automatique. Tu t’en sors tout de même avec brio, j’en reste persuadée. En effet, tu as des personnes sur qui compter et qui sont prêtes à t’aider (une belle solidarité).
    Je risque encore de te poser quelques questions dans les semaines à venir pour me rassurer sur ma mue en cours. J’ai peur et en même temps je suis tellement contente d’y voir plus clair. Je suis enthousiaste et prête à déplacer des montagne. Qui vivra verra. Le statut Freelance je ne sais pas, mais pour le moment je n’y songe pas trop. A suivre.
  20. Super article. tout à fait d’actualité pour moi.. mais on en reparlera dès qu’on arrive à se recroiser… Et j’ai vu un truc tt simple à faire avec des kiwis … ça te fera du contenu pour ta page FB
    Bises
  21. je te dis bravo, c’est un saut en avant et tout un quotidien qui s’organise différemment, la liberté du plannig certes mais un travail intense, qui demande beaucoup de temps, et même si tu peux t’organiser plus librement qu’en allant dans un bureau a heure fixe, la limite d’un boulot en freelance est justement pas facile à poser!je ne pourrais pas le faire, dans la branche ou je bosse et surtout avec mon métier cela n’existe pas, mais ce que je chercherais pour les année sà venir, ce sera plutôt des heures régulières et fixes surtout, pour un quotidien plus stable.je te tire mon chapeau en tout cas, ce n’est pas évident et surout cela manque beaucoup de référent, d’aide extérieure, tu es plongée dedans tout de suite en tout cas et tu dois souvent te débrouiller par toi même!
    • peut-être que les métiers évolueront, je crois qu’avec le net, des frontières vont encore bouger …et sinon merci d’avoir toujours été présente ici ou sur twitter, ça compte )
  22. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde moi aussi… Même si j’avoue avoir eu un petit passage à vide il y a deux mois, finalement ça m’a fait avancer ! Je te souhaite une très bonne continuation, et je file « j’aimer » le kiwi, je suis trop fan du kiwi, moi !!!
    • j’aimerais bien savoir comment ta réflexion a avancé car les passages à vide il y en aura sûrement et ces retours d’expérience je trouve ça toujours très intéressant …chouette pour le kiwi )
  23. BRAVO je sais combien tu voulais changer ta vie pro, c’est très courageux de se lancer dans une nouvelle aventure, tout changement est courageux parce que dangereux forcément. Je n’ai travaillé qu’une seule fois chez moi, pour moi et j’ai adoré ça mais c’est vrai que je ne savais pas trop m’arrêter mon bureau étant dans le salon, je passais devant et hop je m’arrêtais, c’est le risque mais bon sang ce que c’est bon !
  24. Marie-Thé Reply
    C’est une sacrée organisation, c’est sûr, et il faut être passionné pour s’y tenir, et rigoureux. Mais tu l’es !
    Le fait de ne plus avoir de « collègues », ça doit être un gros manque quand même, j’imagine.
    Merci pour cet article qui nous éclaire sur ce mode de travail !
  25. jz trouve ça super ce que tu as fait j’y pense sérieusement merci en tt cas de partagerton expérience
    Bonne journée
    Julie
  26. Très intéressant, ce premier bilan. Tu travailles en tant que quoi ? (il ne me semble pas l’avoir lu).
    Je n’ai jamais envisagé cette alternative, pour le moment j’ai trop besoin de m’aérer, et de voir du monde, mais qui sait, peut-être un jour.
    Bonne journée à toi
    • si si je le dis à la fin de l’article ) j’ai des missions en community management et en rédaction web également
      pour moi ça n’empêche pas du tout de m’aérer, au contraire je trouvais ma vie professionnelle d’avant beaucoup plus plan plan mais cela dépend beaucoup du métier j’imagine
  27. Merci pour ton article. Tu as l’air d’avoir bien choisi ta voie. A toi maintenant les clients. Parce que tu le vaux bien et que tu es talentueuse
    • merci Angélita pour ta fidélité , j’espère que nous aurons l’occasion un jour de nous rencontrer vraiment )
  28. Merci pour cet article. Je travaille depuis près de 10 ans dans la fonction publique (mais pas fonctionnaire), et je reconnais bien les « organisations plutôt très hiérarchisées et un art des procédures » (oh que oui !). Et aujourd’hui se pose la question : est-ce que j’ai envie de monter les échelons de cette hiérarchie (évidemment sans pouvoir aller bien haut, puisqu’en haut, il y a les titulaires) ? Passer les concours et recommencer au bas du sol (au moins au niveau salarial)?
    Ou bien ai-je envie (comme cela m’a toujours trotté dans un coin de ma tête) de me lancer…J’aime les livres; la littérature enfantine, je rêve d’une librairie nouvelle, éphémère, un peu sur le net, un peu dans les villages environnants…bref, j’ai des idées, mais me lancer….Il me faudrait un non-renouvellement de mon contrat, histoire de me botter un peu les fesses.
    Quand as-tu su, ça y’est j’y vais ? (peut-être l’expliques tu dans ton blog, je vais aller voir….)
    • pour répondre à ta question, j’ai eu le sentiment à un moment donné de n’avoir pas le choix, cela s’imposait à moi et puis c’était aussi un peu ce qui me semblait ma seule voie de sortie, survie car j’étais sur un poste super administratif dans lequel je ne me plaisais pas du tout et où je n’avais quasiment plus de contact avec le livre (en tous cas aucun avec le contenu)…peut-être que si je n’avais pas été mal, je ne me serais pas lancée..qui sait )
      pour ton projet de librairie, je te conseille de faire une étude de marché avant de te lancer pour bien cadrer tes cibles, ton offre et ta clientèle potentielle…tu peux aussi passer des concours sans commencer forcément tout en bas non ?
  29. Chouette article.
    La vie de freelance offre beaucoup de confort mais reste certes angoissante.

    Le plus dur je trouve c’est les réflexions de tes proches qui ne connaissent pas trop ce type de vie et qui ne voit d’épanouissement que dans l’emploi stable (Ma mère m’a envoyé par mail des offres d’emploi qu’elle voyait passer pendant les 2 premières années de freelance)

    Tu vois certes moins loin avec ce type de vie, mais petit à petit tu arrives à greffer des petits bonus.
    – Ah enfin un bon salaire
    – Oh j’ai assez de trésorerie pour partir en vacances
    – Et hop je peux enfin cotiser pour la retraite et les maladies

    Mais tout ça prend bien sur du temps.

    • bon je trouve ça plutôt mignon les mails de ta mère, une maman ça s’inquiète toujours un peu, non ?
      et merci pour tous les conseils que tu as pu me donner depuis le début, ils ont été fort utiles ! )
  30. Je trouve que quand on peut c’est une chance de la faire. Le statut est quand même bancal surtout au niveau de la cotisation retraite mais je ne suis pas sûre que la position des salariés actuels soit meilleure au vu de ce qui nous attend. si tu aimes ce que tu fais c’est quand même le principal. j’ai beaucoup aimé ton approche de la situation. Bon tu me fais signe quand tu viens à Paris ok ?
    • je t’avoue que je n’ai pas trop creusé la question de la retraite mais évidemment pour avoir une bonne cotisation il vaut mieux avoir des revenus suffisants…pour Paris, je n’y suis pas allée depuis plusieurs mois mais je te tiens au courant )
  31. Non seulement, il vaut mieux avoir des économies, il vaut aussi mieux éviter de vivre dans le moment présent. Anticiper 5 mois à l’avance semble raisonnable, dans la mesure où les clients mettent trop longtemps à prendre une décision et le paiement n’est jamais immédiat !
    • c’est un peu ce que je voulais dire …je n’ai jamais gagné assez jusqu’à présent pour mettre de côté pour les mois suivants, donc anticiper les mois à venir oui mais sans économies ça ne change pas grand chose…mais en effet tu fais bien de souligner que le paiement n’est jamais immédiat
  32. j’ai lu ton article avec pas mal d’impatience car, après mes études et avoir acquis un peu d’expérience en agence avant de me lancer, j’aimerais devenir attachée de presse en free lance, monter ma petite agence 🙂 Donc merci pour ce billet 🙂 bisous!
  33. Bravo pour… ta volonté ! Je comprends un peu mieux qui tu es, moi qui ne te connait qu’au travers de ton blog.

    Et j’ai une super chanson sur le kiwi, que je chante en ce moment :
    « Qui c’est la vitamine du matin ? – Le kiwi !
    Au Scrabble qui marque plein de point ? – Le kiwi !
    Et qui ressemble en y regardant bien à un petit fruit qui fait du bien ? »

    Bon, te moque pas, hein, en plus il te manque la musique. Ca m’est revenu comme ça, ces jours-ci (ça tombe bien !), des souvenirs d’un concert avec Eric Toulis en 1ère partie (c’est lui l’auteur de cette chanson), donc rien ne t’empêche d’aller écouter ça sur deezer et de venir me donner tes impressions (savoir si toi aussi tu as maintenant la chanson dans la tête ou si tu comptes t’en servir ^^) : http://www.deezer.com/fr/album/1710150 => piste n°9.

    Voilà, chacun fait ce qu’il peut pour t’aider 😉

    • je t’avoue que je ne connais pas cette chanson mais il me manque la musique alors merci pour le lien..je vais attendre demain pour l’écouter et je te redirai )
  34. Je comprends mieux pourquoi… le kiwi ^^ Je vais aller m’inscrire mais avant je te souhaite bonne route et encore beaucoup de courage et je sais que tu en as. Alors surtout bonne chance et félicitations Virginie, des bisous 🙂
    • voilà tu as le fin mot de l’histoire mais le hasard était amusant )
      merci pour tes encouragements depuis le début de ce changement de voie
      bises
  35. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, ça commence à prendre forme tout ça, non ? Cool !
    Pas le moment pour moi (mari qui crée sa boîte toussa toussa alors que je ferme la mienne), un peu frileuse sur ce statut là et beaucoup de difficulté à me vendre, mais qu’est-ce que je voudrais quitter la fonction publique… en même temps, à chaque fois, je me rappelle mes années de salariée… en scop (du coup, c’est un peu différent… et c’est un cercle vicieux pas très sain, en tous les cas, pour ce que j’ai vécu)… et du coup, je freine… mais je sais quel serait mon rêve… peut-être que petit à petit, l’oiseau construira son nid…
    • c’est peut-être une question de timing tout simplement…pour avoir un petit peu discuté avec toi en vrai tu m’as l’air d’aimer quand même ton métier de professeur des écoles, non ?
      (et sinon c’est quoi scop ? )
  36. Bonjour,
    j’ai été auto-entrepreneur de 2009 à 2012, dans la fabrication de bijoux en bijouterie fantaisie. J’ai été assez contente de mon parcours.

    Maintenant, j’ai ouvert un concept store (donc en SARL) et ça me fait un bien fou car je prends la fameuse TVA.
    Je fais toujours du freelance, en ce moment je travaille pour un grand créateur.

    Ce qui est difficile avec l’auto-entrepreneur, c’est que c’est du grand n’importe quoi depuis quelques temps. Il faudrait juste que tu te mettes, le plus rapidement possible, en PME ou Micro entreprise car bientôt ce statut ne sera plus.

    Bon courage pour la suite et pour tes enfants, il faut que tu leur explique ce que tu fais à la maison.

    Bisous
    Mary

    • tu n’es pas la première à me conseiller de changer de statut…on verra quand j’aurais des revenus corrects et stables pour le moment cela me semblait le mieux
      et bravo pour ton parcours )
  37. Pas toujours facile la vie de freelance… Si la liberté s’offre à nous, c’est bien souvent au détriment de la tranquillité d’esprit ! Pour ma part, même après 2 ans, j’essaie toujours de trouver cet équilibre qu’on appelle zénitude ! ^^
    Je suis en tout cas ravie de lire que tu ne regrettes pas ce choix et qu’une nouvelle mission est entre tes mains !
  38. C’est super si tu arrives à trouver assez de boulot bravo.
    Moi je pense que j’aurais du mal à bosser en freelance, mais c’est chacun son truc, bravo
  39. Mais c’est une bonne nouvelle ça. Bravo ! (pour le kiwi). C’est bête, mon fils est allergique 😉

    Alors pour moi, le freelance serait vraiment idéal si je n’habitais pas tant à la campagne et si je pouvais co-worker. Là; et surtout avec le temps pourri, je sens la solitude peser de plus en plus.

    • merci pour le kiwi )
      je ne fais pas cela depuis assez longtemps pour me sentir seule, je te redirai dans quelques mois )
  40. ce que j’en pense ..
    félicitations pour cette prise d’indépendance (je m’y suis mise aussi il y a quelques mois, ça devait être temporaire, mais des fois je me demande si je ne vais pas sauter le pas)

    en revanche, ce qui me surprend:
    pourquoi mettre des «  » à clients?
    pourquoi dire je suis mon patron EN QUELQUE SORTE

    vas y assume, use les mots Oui tu es le boss, oui tu as des clients et des commandes, et ceux qui ricanent, tu leur mets une taloche !
    Bonne chance pour la suite

    • merci d’abord pour les félicitations, j’aurais du mal à revenir en arrière )
      après les «  » et le en quelque sorte vient du grand écart entre fonctionnaire et free lance, c’est quand même deux façons de travailler si opposées que je n’ai pas forcément la « mentalité » business woman…et puis dans la réalité j’ai quand même des agences au dessus de moi pour lesquelles je bosse et qui décide par exemple quand elles me paient …donc c’est pas aussi simple que ça )
  41. Des fois j’ai envie de me lancer mais j’ai peur… Je ne sais pas trop par quel bout commencer. Tout ce que je sais, c’est que je n’aime pas mon travail actuel, que je fais très bien, mais où je n’ai aucune reconnaissance.
    • je me permets une question en lisant ton commentaire : tu n’aimes pas ton job car tu n’as aucune reconnaissance ou parce que tu n’aimes pas ce que tu fais ?

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