Lundi soir, profitant de la présence de belle-maman, nous avons couru voir le dernier film de Claude Lelouch, Ces amours-là et bien entendu c’est Mister Choco qui se colle au billet (fais péter les commentaires sinon, fier comme il est, il ne voudra pas reprendre sa plume) alors je lui laisse le clavier :

Claude Lelouch fait partie de ces rares réalisateurs (comme peut
être Claude Chabrol qui vient de disparaitre) qui ont inventé un style de film identifiable
dès les 5 premières minutes de pellicule.
Pourquoi Ces amours la, le
dernier opus du metteur en scène, vu en
avant première lundi soir, porte si bien la griffe Lelouch qu’il se peut se
voir comme une œuvre bilan de 50 ans de
carrière ?

La réponse en 5 points
(on aurait pu le faire en 50, mais certains auraient peut être décroché) :


  1. Pour ses aphorismes métaphysiques qui ne peuvent que provenir de la bouche d’un de ses personnages: «« l’amour est un long voyage dont le retour vaut parfois plus cher que l’aller » ; «  je crois que l’on porte tous en nous deux vies, une pour apprendre, l’autre pour la vivre.). Vous imaginez dans une soirée sortir une phrase comme cela sans passer pour un fou ? Et pourtant, chez Lelouch, c’est quand elles manquent qu’on est déçu…

  1. pour cette tendance à assumer sans complexe une vraie naïveté qui pourrait passer pour de la mièvrerie, mais qui fait du bien comparé au cynisme de certains (Blier par exemple) ;

  1. pour son ambition démesurée : Ces amours la est une fresque d’une ampleur considérable, narrant les aventures sentimentales sur 20 ans, de l’occupation aux années 60, des plages du débarquement aux camps de déportation, d’une femme qui est visiblement inspirée de la propre mère de Lelouch…on est loin de la plupart des films français qui très souvent ne sortent pas des 4 murs d’un appartement de St Germain des Près !

  1. pour sa mise en scène lyrique et foisonnante : ah ces envolées musicales de Francis Lai, son auteur fétiche, dont Lelouch est si fier qu’il en réemprunte des thèmes de ses anciens films, ah ces scènes qui flirtent avec le grotesque pour finalement tomber dans le sublime ( une marseillaise jouée à l’ocarina par un officier nazi en
    pleine occupation ; une chorale improvisée où tous les personnages présents entonnent ensemble une chanson totalement inconnue de tous….), ah ces moments de cinéma vérité si confondants de naturels qu’on a
    l’impression que les acteurs ignoraient que la caméra tournait ;

  1. pour son amour immodéré des acteurs et actrices (on se rappelle que dans Hommes, Femmes, mode d’emploi, même
    Bernard Tapie et Ophélie Winter jouaient –presque- juste sous sa direction); ici Raphaël et Liane Foly ne sont pas ridicules dans des rôles qui pourraient facilement l’être chez d’autres réalisateurs ; de même les images finales du film sonne comme un fort émouvant hommage aux visages des comédiens qui ont habité son cinéma depuis 50 ans…

Bref,
vous l’aurez compris, si vous faites une allergie cutanée à la simple évocation
du nom de Lelouch, passez votre chemin, pour les fans, courrez y, le maestro a
souvent été moins inspiré que pour le
film de son cinquantenaire !!!

En sortant de la salle, une journaliste de radio nous a tendu son micro pour recueillir nos premières impressions…entre deux « euh » on a réussi à ânonner quelques commentaires mais je ne suis pas sûre qu’on ait été très convaincant )

et toi, convaincu(e) par Mister Choco?

(désolée pour la mise en forme, impossible de la changer malgré de nombreux essais )

Edit : mes envies du jour sont ici !

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